En début de saison, tu as été éjecté du groupe des consultants de Va y avoir du sport avant d'être repris. Comment as-tu pris cette décision ?

Celui qui dirige le service voulait du neuf et le changement était donc normal. Je n'ai pas pleuré sur mon sort ! Après deux mois, Luc Maton m'a demandé de revenir car il trouvait que je cadrais bien avec l'ambiance " café du commerce. " J'ai accepté à condition de ne pas être le bouche-trou de service, le vieux qu'on vient chercher dans son fauteuil et qu'on secoue avec un peu de naphtaline ! Finalement, nous sommes six et chacun est présent environ trois fois par mois en fonction des disponibilités.
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Celui qui dirige le service voulait du neuf et le changement était donc normal. Je n'ai pas pleuré sur mon sort ! Après deux mois, Luc Maton m'a demandé de revenir car il trouvait que je cadrais bien avec l'ambiance " café du commerce. " J'ai accepté à condition de ne pas être le bouche-trou de service, le vieux qu'on vient chercher dans son fauteuil et qu'on secoue avec un peu de naphtaline ! Finalement, nous sommes six et chacun est présent environ trois fois par mois en fonction des disponibilités. Dans ce monde, un jour tu plais et, le lendemain, c'est le contraire. Les mouvements sont courants. Nous avons perdu Alain Courtois quand il est devenu premier échevin de Bruxelles. Dans le même temps, nous avons accueilli Frédéric Herpoel depuis qu'il est consultant pour l'Europa League. J'ai été victime d'un aménagement mais je suis revenu et j'ai le même rôle qu'avant. Oui. Pas chaque week-end mais j'ai suivi Bruges-Anderlecht. Entendre des jeunes avec qui on a travaillé, comme Manuel Jous et Eby Brouzakis, est toujours gai. Je suis un peu moins passionné par le foot mais je reste intéressé. Je n'ai pas envie de raconter des idioties le lundi soir ! A mon époque, Bel était tout sauf un concurrent. La station n'avait aucune politique sportive. J'ai parcouru l'Europe dans tous les sens et il était rare qu'un collègue de Bel RTL nous accompagne. Aujourd'hui, il y a une plus grande constance dans le suivi des reportages. Un joueur m'a toujours marqué par son éducation et ses qualités humaines : Frank Arnesen. Un jour, je lui ai demandé un peu de temps pour une interview. A l'époque, c'était plus facile : on téléphonait au joueur ou on l'accostait après un match pour fixer un rendez-vous. Arnesen m'a accueilli dans un bistrot en face du Parc Astrid. Je suis presque tombé de ma chaise quand il a proposé de me payer un verre ! Gilles De Bilde. Après son geste de voyou envers Kris Porte, il est parti aux Pays-Bas. Georges Leekens a organisé une conférence de presse pour mettre les choses à plat quand il l'a repris en équipe nationale. Leekens a toujours été le meilleur pour ce genre de plaisanterie ! De Bilde a immédiatement sorti les crocs en qualifiant de " bête " la première question qu'on lui a posée. J'ai toujours regretté de ne pas avoir quitté la salle à ce moment. Aux Pays-Bas, De Bilde avait accepté de répondre aux journalistes de la NOS mais il m'avait snobé d'une façon incroyable. Je me suis dit : " Tu auras beau marquer dix buts lors d'un match, je ne parlerai plus jamais de toi. " Un déplacement en Albanie où les Diables disputaient un match de qualification. L'Europe était coupée en deux à l'époque. Outre les conditions difficiles de retransmission, un gars est resté constamment à mes côtés lors du commentaire pour enregistrer ce que je disais ! Consultant de Bel RTL qui ne supporte pas Gilles De Bilde.