Comme la quasi-majorité des clubs de D1, Mons a dû se présenter samedi devant l'Union Belge afin d'apporter l'un ou l'autre éclaircissement à sa demande de licence. Le manager des Dragons était entré serein dans le bureau de la commission et en est ressorti tout aussi rassuré.
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Comme la quasi-majorité des clubs de D1, Mons a dû se présenter samedi devant l'Union Belge afin d'apporter l'un ou l'autre éclaircissement à sa demande de licence. Le manager des Dragons était entré serein dans le bureau de la commission et en est ressorti tout aussi rassuré.Jean-Claude Verbist: Au point de vue financier, tout est en ordre. Il nous reste seulement à fournir deux attestations. La première concerne le changement de statut du club, puisque nous venons de passer d'ASBL en SA. La seconde a trait à notre stade: les inspecteurs de la commission des licences affirment que le Tondreau ne comporte que 6.000 places, alors que nous disposons d'un document approuvé par la Fédération qui stipule que nous avons 8.200 places. Ce ne sont que des détails et je ne suis pas du tout tracassé. Ce n'est pas exact. Nous avons fait des pronostics, et dans le pire des cas, il nous manquera 300.000 euros en fin de championnat.En début de saison, vous aviez pourtant déclaré que vous étiez sûr de boucler votre budget.C'est vrai, mais il y a plusieurs explications à ce changement de situation. D'abord, nous avons attiré moins de public que prévu. Je ne parle pas des supporters de Mons, qui sont toujours venus en nombre, mais des visiteurs. Nous comptions par exemple sur 1.500 supporters de Genk et de Bruges, mais ces adversaires ne nous en ont amené que 2.000 à eux deux. Les Louviérois étaient aussi moins nombreux que prévu. Westerlo n'a amené que 150 personnes, et Beveren une quarantaine! Notre bloc réservé aux visiteurs n'aura finalement été plein qu'une seule fois: dimanche dernier, contre Anderlecht. Les magouilles de deux employés de la billetterie -virés entre-temps- sont une autre explication. Enfin, nous n'avons pas atteint les résultats espérés au niveau marketing. En début de saison, cette cellule était encore gérée par des administrateurs qui recherchaient des sponsors après leurs heures de travail. Nous avons engagé des spécialistes full-time, mais ils n'ont pas encore rattrapé le temps perdu.Où trouverez-vous l'argent pour boucher le trou?La saison n'est pas finie. Nous risquons encore de signer des contrats de sponsoring. Et si nous n'obtenons pas toutes les victoires prévues par le président, tout sera plus facile. Il avait prévu de gagner à Charleroi et nous avons perdu: c'est déjà ça...Roussel restera-t-il?Il a accepté notre proposition. Il reste à trouver un arrangement avec Wolverhampton. Je compte sur Roger Henrotay pour imaginer une solution. (P. Danvoye)