Dans le maillot des Three Lions, Wayne Rooney s'est surpassé à l'EURO. Titulaire, il a marqué quatre buts, plongeant Albion en extase. Ironie du sort, l'Angleterre a été éliminée après sa sortie, blessé. Au début, on le comparait à Michael Owen, qui avait entraîné l'équipe dans son sillage au Mondial 1998, alors qu'il avait 18 ans, mais entre-temps, les chauvins Britanniques comparent Roonaldo aux plus grands, comme Pelé et Diego Maradona.
...

Dans le maillot des Three Lions, Wayne Rooney s'est surpassé à l'EURO. Titulaire, il a marqué quatre buts, plongeant Albion en extase. Ironie du sort, l'Angleterre a été éliminée après sa sortie, blessé. Au début, on le comparait à Michael Owen, qui avait entraîné l'équipe dans son sillage au Mondial 1998, alors qu'il avait 18 ans, mais entre-temps, les chauvins Britanniques comparent Roonaldo aux plus grands, comme Pelé et Diego Maradona. A 17 ans, Rooney gagnait 150 euros par semaine. Un an plus tard, le talent est devenu millionnaire. Wayne a fêté ses 19 ans le 24 octobre. Sa vie a beaucoup changé : " Je suis devenu plus adulte cette année, sur le terrain et en dehors ", explique-t-il. " J'y suis bien obligé pour rencontrer les attentes de tant de gens. Ils placent une forte pression sur moi mais je suis assez fort pour y résister. Je me connais bien. Nul n'a besoin de me dire comment je dois me comporter sur le terrain ". L'EURO a tout précipité. Rooney était lié à Everton jusqu'à l'été 2006 mais après 67 matches et 15 buts en D1 anglaise, on avait compris que les Toffees ne pouvaient le retenir. Manchester United, Chelsea et Arsenal se sont manifestés. Un joueur aussi impressionnant à un championnat d'Europe à 18 ans ne peut qu'attirer l'attention de l'élite anglaise mais du trio, seul United semblait sérieusement intéressé. Les entraîneurs d'Arsenal et de Chelsea, respectivement Arsène Wenger et José Mourinho, ont annoncé n'avoir pas besoin de lui. Les deux clubs londoniens avaient déjà une belle palette de vedettes. Pour Rooney, un transfert à Old Trafford était idéal, y compris d'un point de vue privé, car Manchester n'est pas loin de Liverpool. The Goodies lui ont proposé un nouveau contrat de cinq ans qui lui garantissait 75.000 euros par semaine. Une somme astronomique pour un joueur d'Everton. " C'est la meilleure offre que nous ayons jamais faite ", avait expliqué le directeur général, Trevor Birch. L'offre n'a pas eu d'effet. Rooney s'était laissé appâter par un transfert. Quand il a exigé son départ, ses relations avec Everton se sont dégradées et les supporters ont rapidement embrayé. Ils ont scandé des slogans haineux à son égard. Everton semblait avoir un atout : blessé, Rooney allait rater le début du championnat. Or, de nos jours, les clubs sont extrêmement prudents lors des tests médicaux. Une fracture du pied entraîne son lot de problèmes. Manchester a été habile, surtout quand Newcastle s'est aussi manifesté. Suite à la vente de leur défenseur Jonathan Woodgate au Real, les Magpies pouvaient se permettre d'investir. David Gill, le directeur général de Manchester United, négocia avec le président d'Everton, Bill Kenwright, et versa quelque 40 millions à Goodison Park. Rooney a signé pour six saisons. La nouvelle recrue de United parle de la décision la plus difficile de sa vie mais ajoute qu'il était temps pour lui de rejoindre un grand club. " L'EURO a constitué une formidable expérience pour moi. Là, j'ai compris que je pouvais évoluer au plus haut niveau. En discutant avec les autres internationaux, en les entendant parler de leurs matches fantastiques en ligue des Champions, j'ai pensé : -J'en veux, moi aussi ". (Vincent Okker, ESM)