Trond Sollied est le nom le plus marquant. Pourtant, en décembre 1998, quand le Norvégien est arrivé à Gand, nul n'avait encore entendu parler de lui. En octobre 2000, Patrick Remy était également un nobody. Il a parqué les Buffalos à la quatrième place, malgré un début de saison raté et la saison suivante, il a même été un moment en tête, bien que l'équipe n'était pas particulièrement douée. Remy est resté en poste jusqu'en février 2002. Sa tactique et ses méthodes ...

Trond Sollied est le nom le plus marquant. Pourtant, en décembre 1998, quand le Norvégien est arrivé à Gand, nul n'avait encore entendu parler de lui. En octobre 2000, Patrick Remy était également un nobody. Il a parqué les Buffalos à la quatrième place, malgré un début de saison raté et la saison suivante, il a même été un moment en tête, bien que l'équipe n'était pas particulièrement douée. Remy est resté en poste jusqu'en février 2002. Sa tactique et ses méthodes lui ont valu moult critiques, ce qui ne l'a pas empêché de se maintenir, jusqu'à que le président Ivan De Witte finisse pas céder face à la grogne du noyau. Patrick Remy insistait sur l'organisation et l'engagement. Il ne s'intéressait pas au placement des joueurs par rapport à leurs adversaires : c'était le ballon qui comptait puisqu'il fallait le récupérer très vite. Il aimait disséquer cet aspect du jeu. Ceux qui l'interviewaient devaient surtout écouter. Remy allait souvent au tableau pour appuyer ses explications. Il déplaçait les pions pour montrer comment créer des espaces. Il employait la même méthode à l'entraînement. Les joueurs de Gand supportaient mal son ton professoral. Remy savait qu'il était exigeant. " Je suis un gars chiant, pas seulement pour les joueurs, pour ma femme aussi ", disait-il en riant. Patrick Remy voulait être conséquent envers ses principes et était animé d'une grande conscience professionnelle. Victoire ou défaite, peu lui importait, quelque part. Il voulait avant tout former les joueurs et faire progresser l'équipe. Les résultats suivaient automatiquement, selon lui. Ce n'était possible qu'en travaillant d'arrache-pied. Ce qui impliquait des répétitions interminables. Remy essayait aussi de stimuler l'intelligence des joueurs, de leur apprendre à réfléchir ensemble pour trouver des solutions. C'était un credo chez lui. Il répétait que le football était très simple quand on disposait de joueurs intelligents. Patrick Remy n'a jamais douté de lui. Il estimait qu'on n'était stressé que quand on écoutait les autres. Donc, il n'écoutait que lui-même. Il avait un avis sur tout. Même quand Gand l'a limogé, estimant qu'il opérait trop défensivement. Pour lui, le football offensif était très simple : il consistait à exploiter les espaces quand c'était possible. Donc, pour gagner, il n'était pas indispensable de beaucoup attaquer.