"Mon job consiste à faire attention à tout ce qui touche à la sécurité et à appliquer la loi foot à toute personne qui rentre dans le stade. Pour un match normal, j'ai 55 stewards sous mes ordres. Et pour un match à risques, cela peut monter jusqu'à 80.

C'est la fédération qui propose la formation. On a une semaine de cours. Après un mois ou deux, on a un examen écrit et oral. C'est via mon compagnon, venu remplacer l'ancien responsable sécurité ici à Tubize, que je me suis retrouvée à ce poste. Pour ne pas être seul, comme il est aussi présent à Alost, il a proposé à la direction que je suive aussi la formation. Avant cela, j'étais déjà steward.

Pourtant, j'ai horreur du foot. Mais, quelque part, c'est bien car je ne suis pas attirée par le match et je reste concentrée sur mon travail. C'est aussi grâce à mon compagnon que je suis devenue steward. L'ambiance dans les stades, la communication avec les supporters, être là pour aider, tout ça m'a poussée à le devenir. Le contact humain, en fait. "

" Ne pas prendre les insultes pour soi "

" Je suis malgré tout attachée au club. La première fois que je suis venue dans le poste de commandement, je suis tombée amoureuse de ce stade. Quand on m'a permis de devenir responsable sécurité, c'était une fierté pour moi de me retrouver là. Je suis aussi fière de nos supporters car on a un bon dialogue ensemble.

Dialoguer, c'est le principal. Quand il y a quelque chose, je vais directement trouver nos supporters et je leur explique. Par exemple, quand les supporters visiteurs doivent partir pour prendre le train, on demande à nos Ultras de quitter la tribune le temps qu'ils évacuent. Cela augmente un peu la tension mais je leur fais comprendre que c'est pour faciliter les choses. Le dialogue apaise.

Être une femme ne m'a jamais posé de problème. Il faut savoir se faire respecter, et ça, j'y arrive. Il y aura toujours des insultes, des mots, de la part de joueurs, de supporters. J'ai compris que les gens étaient dans leur bulle pendant un match et qu'il ne fallait pas les prendre pour soi, parce qu'alors on ne s'en sort pas. "

" Ne pas provoquer les supporters visiteurs "

" Je suis pensionnée et bénévole mais cela prend quand même beaucoup de temps. Il faut compter une bonne grosse journée durant la semaine qui précède un match et, le jour du match, on est occupé non-stop. Si c'est à 20h30, j'arrive vers 9 heures et je prépare tous les papiers pour les stewards. Je dois tous leur assigner un poste dans le stade. Ensuite, je prépare mes talkies-walkies. 3 ou 4 heures avant le match, je fais le tour du stade. Je vérifie tous les chemins d'évacuation, les chaînes pour interdire certains accès, si rien ne traîne.

Cela me prend une heure. Nous avons également une réunion de sécurité avec la police. Il faut aussi compter une bonne heure. Depuis que je suis à Tubize, j'ai demandé que pour les matches de niveau 3, ceux à risques, les policiers soient prêts à intervenir sans être toutefois visibles. Je ne veux pas que leur présence en nombre provoque les supporters visiteurs.

Pendant le match, si les trois responsables de sécurité sont présents, je tourne dans les tribunes. Je vais voir les supporters. S'il faut intervenir, même chez les supporters extérieurs, je n'hésite pas.

Ce qui est embêtant, c'est que c'est un stade communal avec des salles qui sont utilisées par d'autres. Un jour de match, je ne peux pas punir ceux qui ne viennent pas pour le foot. Ils peuvent rentrer mais il faut arriver à faire la différence. On essaie, quand c'est possible, de prévoir une deuxième entrée. Sinon, ils sont dirigés par mes stewards. Pour sécuriser ce stade, ça va parce que ça se passe bien avec nos supporters. Mais le jour où il se passera quelque chose, ça ne sera pas évident. Il y a tellement de moyens de rentrer que les stewards doivent être très vigilants. "

"Mon job consiste à faire attention à tout ce qui touche à la sécurité et à appliquer la loi foot à toute personne qui rentre dans le stade. Pour un match normal, j'ai 55 stewards sous mes ordres. Et pour un match à risques, cela peut monter jusqu'à 80. C'est la fédération qui propose la formation. On a une semaine de cours. Après un mois ou deux, on a un examen écrit et oral. C'est via mon compagnon, venu remplacer l'ancien responsable sécurité ici à Tubize, que je me suis retrouvée à ce poste. Pour ne pas être seul, comme il est aussi présent à Alost, il a proposé à la direction que je suive aussi la formation. Avant cela, j'étais déjà steward. Pourtant, j'ai horreur du foot. Mais, quelque part, c'est bien car je ne suis pas attirée par le match et je reste concentrée sur mon travail. C'est aussi grâce à mon compagnon que je suis devenue steward. L'ambiance dans les stades, la communication avec les supporters, être là pour aider, tout ça m'a poussée à le devenir. Le contact humain, en fait. " " Je suis malgré tout attachée au club. La première fois que je suis venue dans le poste de commandement, je suis tombée amoureuse de ce stade. Quand on m'a permis de devenir responsable sécurité, c'était une fierté pour moi de me retrouver là. Je suis aussi fière de nos supporters car on a un bon dialogue ensemble. Dialoguer, c'est le principal. Quand il y a quelque chose, je vais directement trouver nos supporters et je leur explique. Par exemple, quand les supporters visiteurs doivent partir pour prendre le train, on demande à nos Ultras de quitter la tribune le temps qu'ils évacuent. Cela augmente un peu la tension mais je leur fais comprendre que c'est pour faciliter les choses. Le dialogue apaise. Être une femme ne m'a jamais posé de problème. Il faut savoir se faire respecter, et ça, j'y arrive. Il y aura toujours des insultes, des mots, de la part de joueurs, de supporters. J'ai compris que les gens étaient dans leur bulle pendant un match et qu'il ne fallait pas les prendre pour soi, parce qu'alors on ne s'en sort pas. " " Je suis pensionnée et bénévole mais cela prend quand même beaucoup de temps. Il faut compter une bonne grosse journée durant la semaine qui précède un match et, le jour du match, on est occupé non-stop. Si c'est à 20h30, j'arrive vers 9 heures et je prépare tous les papiers pour les stewards. Je dois tous leur assigner un poste dans le stade. Ensuite, je prépare mes talkies-walkies. 3 ou 4 heures avant le match, je fais le tour du stade. Je vérifie tous les chemins d'évacuation, les chaînes pour interdire certains accès, si rien ne traîne. Cela me prend une heure. Nous avons également une réunion de sécurité avec la police. Il faut aussi compter une bonne heure. Depuis que je suis à Tubize, j'ai demandé que pour les matches de niveau 3, ceux à risques, les policiers soient prêts à intervenir sans être toutefois visibles. Je ne veux pas que leur présence en nombre provoque les supporters visiteurs. Pendant le match, si les trois responsables de sécurité sont présents, je tourne dans les tribunes. Je vais voir les supporters. S'il faut intervenir, même chez les supporters extérieurs, je n'hésite pas. Ce qui est embêtant, c'est que c'est un stade communal avec des salles qui sont utilisées par d'autres. Un jour de match, je ne peux pas punir ceux qui ne viennent pas pour le foot. Ils peuvent rentrer mais il faut arriver à faire la différence. On essaie, quand c'est possible, de prévoir une deuxième entrée. Sinon, ils sont dirigés par mes stewards. Pour sécuriser ce stade, ça va parce que ça se passe bien avec nos supporters. Mais le jour où il se passera quelque chose, ça ne sera pas évident. Il y a tellement de moyens de rentrer que les stewards doivent être très vigilants. "