A gauche, Abercrombie & Fitch, une bâtisse de luxe et ce fameux parfum entêtant qui arrive jusque sur le trottoir. Pas de longue file d'attente pour entrer et se faire éventuellement photographier avec un mannequin mâle bien bronzé et tout autant musclé. C'est assez rare. La plupart du temps, le week-end surtout, c'est blindé.
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A gauche, Abercrombie & Fitch, une bâtisse de luxe et ce fameux parfum entêtant qui arrive jusque sur le trottoir. Pas de longue file d'attente pour entrer et se faire éventuellement photographier avec un mannequin mâle bien bronzé et tout autant musclé. C'est assez rare. La plupart du temps, le week-end surtout, c'est blindé. A côté, le Bistro 25 qui s'autoproclame Le Bistro des Champs-Elysées. Il y a aussi le cinéma Gaumont Champs-Elysées avec, à l'affiche, Les nouvelles aventures de Cendrillon, La planète des singes, Baby driver, Atomic blonde, Dunkerke, ... Un peu plus loin, un show-room Renault de grand luxe avec cette offre pour faire entrer les passants : Votre photo dans une vraie F1. On ne s'y bouscule pas plus que chez A & F, pas plus qu'au ciné. Non, l'affluence est devant un autre bâtiment du quartier. A la boutique officielle du Paris Saint-Germain. Google nous indique que ce coeur d'après-midi est une période de grande affluence et que le temps moyen passé entre ses rayons est d'une vingtaine de minutes. Mais, d'abord, il faut faire la file. Elle va de la porte d'entrée jusqu'à la route pavée, ça représente vingt mètres environ. On a tout le temps d'admirer la façade et les vitrines. En résumé : après Neymar, le désert. Rien, absolument rien sur Edinson Cavani, Angel Di Maria, Dani Alves, ThiagoMotta ou Thomas Meunier. Tout le merchandising est centré autour du transfert à 222 millions. On est à une trentaine d'heures de ses débuts au Parc des Princes et il n'y en a donc que pour lui. En grand slogan d'accueil, sur le mur : Welcome to Paris Neymar Jr 10. Sur des grandes bâches dans les vitrines, des photos du Brésilien souriant et transpirant. Et en exposition, avec quelques paires de pompes, rien que des maillots de Neymar. Le bleu et rouge, et le jaune pétant. " Tu sais pourquoi le deuxième jeu de maillots est jaune cette saison ? ", nous dit le steward à l'entrée. " C'est un hommage aux Brésiliens du PSG. " Une fois à l'intérieur, sur le premier présentoir, celui qu'on ne peut pas louper, des articles exclusivement Neymar. Le maillot adulte est à 110 euros (pour la taille 6-8 ans, ce n'est que 70 boules), l'écharpe à 15, le bête sac en coton à 9,90. Ça parle toutes les langues et il y a clairement des fans du PSG dans les touristes asiatiques. Des slogans forts barrent les murs : Ici c'est Paris ; Rêvonsplus grand. Et au stand de flocage, c'est comme aux caisses : Neymar écrase tout le reste de l'équipe. On est dans l'ambiance. Neymar n'a pas encore joué à Paris mais il a déjà fait fort. Il a fait son tout premier dribble at home le jour de sa présentation officielle au Parc, quand il a contourné un stadier pour aller balancer son maillot dans la foule. Et il a directement affolé lors de son premier match, à Guingamp : un but, un assist, 128 ballons touchés. Et ce commentaire d'un adversaire, Lucas Deaux, brièvement passé par Gand (sans grand succès) : " Neymar, c'est un délire ce mec. Je ne sais pas s'il est humain, c'est un phénomène. Je l'avais déjà vu à la télé, mais en vrai, c'est incroyable. Même si on s'y met à deux ou trois, il s'en sort. C'est un génie, vraiment. " Lucas Deaux s'est pris ce soir-là un sombrero et un petit pont du Brésilien. Et son équipe, un 0-3 dans les dents. La pièce manquante pour reconquérir le titre passé à Monaco et atteindre enfin les demis de la Ligue des Champions ? En tout cas, la rivalité entre le PSG et l'ASM atteint des sommets. Ça grenouille un peu au pied du Rocher où des stars ont des envies de départ. Fabinho et Kylian Mbappé ont un rêve : se barrer. Vite. Pour signer à Paris. Monaco a gagné à Metz en ouverture de la troisième journée, signant un nouveau record dans l'histoire de la Ligue 1 : quinze victoires consécutives. Sans Mbappé, mal dans sa tête et même pas repris dans le groupe. " Pour le protéger ", copyrightLeonardo Jardim. On connaît les données du problème, au moment où Neymar doit régaler le Parc des Princes pour la première fois. Monaco est prêt à lâcher son prodige qui est encore un gosse mais préférerait le voir filer à l'étranger, pour éviter de renforcer son concurrent pour le titre. On parle souvent du Real mais son président aurait déclaré en petit comité, la semaine passée, qu'il était exclu que Mbappé signe à Bernabeu. L'option PSG est donc redevenue plus que jamais prioritaire. Samedi, le Mundo Deportivo annonçait que le transfert était bouclé. Le transfert se ferait sur une base de 180 millions et Mbappé toucherait 18 millions par saison. Le lendemain, Le Journal du Dimanche confirmait que Vadim Vasilyev, décideur de l'ASM, était résigné à laisser Kylian Mbappé rejoindre Paris. Pour le PSG, Maxwell et le directeur sportif Antero Henrique seraient allés à Monaco la semaine passée pour finaliser avec Mbappé un contrat de cinq ans. Et l'accord entre clubs serait imminent. 180 millions pour Mbappé après les 222 millions pour Neymar : en quelques jours, le Paris Saint-Germain réaliserait les deux achats les plus coûteux de l'histoire du foot. Une ambition fantastique ? Une politique fantastique ? Un club fantastique ? Bizarrement, la question divise en France. Et ailleurs. Il n'y a pas que Jean-Michel Aulas, Arsène Wenger et UliHoeness qui ont émis leurs réserves. Et il y a même deux courants parmi les supporters du PSG. On trouve évidemment des fans (beaucoup) qui en ont plein la bouche. Comme ceux qui, dimanche soir autour du Parc des Princes, mettent cinq fois le prix initial pour obtenir un billet pour le match contre Toulouse. On discute avec un passionné venu d'Auxerre et qui a ouvert son portefeuille bien grand pour faire partie de la fête. " Je vais assister au premier match de Neymar à Paris, ça on ne me l'enlèvera jamais. Je ferai des économies sur d'autres choses. " Il nous quitte, sur un clin d'oeil, en nous disant que si sa femme savait ce qu'il a dépensé pour voir Ney... La veille, on a eu un autre son de cloche, une autre analyse. Attablée et dévorant une flammekueche face à l'exceptionnelle Tour Montparnasse, le plus haut gratte-ciel de Paris (210 mètres), qui donne au quartier des allures new-yorkaises, Lola est jeune, jolie et clairement intelligente. Elle porte un maillot du PSG, elle doit donc avoir un avis sur l'actuelle fièvre acheteuse des Qataris. Elle parle à la parisienne, elle est donc sûre d'elle et utilise des expressions qui vont droit au but. Cette étudiante en communication voyage beaucoup et elle connaît le foot, en tout cas l'actualité de son équipe. " Ce n'est pas parce que tu aimes le PSG que tu es d'accord avec tout ce qu'ils font ", commence la fille. " Là, plus de 200 millions pour un joueur de foot, ça devient beaucoup trop, c'est trop bling bling. Je kiffe plus. Neymar est un gars extraordinaire, je suis bien d'accord. Mais 200 millions alors qu'il y a plein de Parisiens qui souffrent, je ne peux pas cautionner. On a un nouveau président de la République mais on ne peut quand même pas dire que ce soit folichon chez nous, hein ! Regarde là en face, tu vois les deux types qui discutent et qui boivent une cannette, ils vont sûrement passer la nuit dehors. Demande-leur ce qu'ils en pensent des 200 millions pour Neymar ! Je vais souvent en Espagne parce que j'ai de la famille là-bas. Je suis régulièrement à Barcelone et à Madrid, et je me fais la même réflexion quand j'entends les salaires des types du Barça et du Real. Je vois plein d'Espagnols qui ont du mal pour payer leur loyer. Le foot, c'est beau, mais les excès des grands clubs sont maintenant vraiment trop loin de la réalité des gens de la rue. Il faut arrêter. Stabiliser les choses. Mettre un plafond. Mais non, ça ne fait que s'aggraver. " La Lola préférait Zlatan Ibrahimovic à Neymar qui aurait, selon elle, un look, un visage, un sourire " trop marketing. Zlatan n'est pas un mec sympa, mais lui au moins, il n'en rajoutait pas. Quand il avait envie de faire la gueule, il faisait la gueule et les supporters ne le lui reprochaient même pas. Parce qu'ils avaient l'impression qu'il était lui-même, qu'il était vrai, qu'il ne faisait pas de comédie. Pour tous les supporters du PSG, Zlatan était un super héros. Comme Antoine Griezmann est un super héros pour les supporters de l'équipe de France. Je n'ai pas l'impression que Neymar soit déjà un super héros pour ceux qui aiment le PSG. On verra. " Et pour prouver qu'elle s'y connaît en foot, en jeu, la fille passe à l'aspect compo d'équipe. " Je ne comprends pas qu'on consacre 220 millions à un seul joueur et qu'on parle maintenant d'un autre transfert à 180 millions alors qu'on n'a pas de gardien. " Elle le sait : le PSG version août 2017, soit la version d'avant la fermeture du mercato, a encore des limites. Entre ses perches notamment. La saison dernière, Unai Emery a pratiqué l'alternance entre Alphone Areola et Kevin Trapp. Aucun des deux n'a fait l'unanimité dans la durée. Le club a tenté des approches avec Jan Oblak, de l'Atlético Madrid, l'homme qui a su faire oublier Thibaut Courtois là-bas. Mais les dirigeants espagnols n'ont pas voulu entendre parler d'un départ et ont vite planché sur un rehaussement de sa clause libératoire, fixée à 100 millions. Sachant qu'avec les Qataris de Paris, une clause à 100 millions n'est pas un obstacle. Autre caillou dans la chaussure d'Emery : le cas Edinson Cavani. Pendant trois ans, il a dû se contenter de vivre dans l'ombre de Zlatan Ibrahimovic. Dès le départ du Suédois, il a produit sa meilleure saison parisienne (49 buts en 50 matches). Mais l'arrivée de Neymar le remet dans la peau d'un attaquant numéro 2. Comment va-t-il gérer ce recul ? On peut dire la même chose de Julian Draxler et Angel Di Maria, deux concurrents de Neymar. Autre problème à régler : le remplacement de Blaise Matuidi (15 trophées avec le PSG...), parti à la Juventus et qui a été fêté dimanche en marge du match contre Toulouse. La saison dernière, le trio médian était constitué de Thiago Motta, Marco Verratti et Matuidi. Aujourd'hui, on mise sur AdrienRabiot pour remplacer Matuidi, mais il a un physique fragile et Emery n'a pas une solution de rechange forte s'il est indisponible. D'où l'envie d'arracher Fabinho à Monaco, mais il souffre du même souci que Mbappé : les Monégasques ont de l'urticaire à l'idée de renforcer leur rival pour le titre. Et puis il faut tenir compte du malaise momentané de Verratti. Il aurait voulu partir à Barcelone cet été, on y voyait en lui le successeur de Xavi ou Andrés Iniesta. Dans ce cas, c'est Paris qui a mis le veto. Verratti l'a mal vécu et a fait la tête. Il attend encore de retrouver ses meilleures sensations parisiennes. Certains s'interrogent aussi sur certaines jalousies dans le vestiaire, vu le salaire de Neymar. Avec ses 30 millions annuels, il touche plus du double du coéquipier le mieux payé. Dani Alves a un contrat à 14 millions, Cavani et Thiago Silva sont à 13, Angel Di Maria à 12,6. Et un Marco Verratti plafonne à 6 millions. Jour de match. Cap, l'après-midi, sur les locaux de la Mecque de la presse sportive française. France Football et L'Equipe bossent dans le même bâtiment à Boulogne-Billancourt, à un quart d'heure de marche du Parc des Princes. Depuis des semaines, le magazine et le quotidien font bouffer du Neymar et du PSG aux lecteurs français. C'est à nouveau le cas durant le week-end du premier match de Ney dans son nouveau stade. L'Equipe titre, samedi : Le Parc attend son prince. Et dimanche : Hâte de le revoir - Le roi à la rencontre des princes. Dans les kiosques, le PSG n'a qu'un seul rival, qui est une rivale : le dernier numéro du magazine Elle est en poster un peu partout. Rien à voir avec le foot. En titres : Exclusif - Brigitte Macron - Son premier entretien, son histoire, son engagement, sa vie à l'Elysée - Rencontre avec une femme libre. Le staff de France Football est en plein bouclage. On s'installe pour taper la causette avec un de ses journalistes phares, Thierry Marchand. Gros sujet du numéro qui va sortir mardi : l'impact de Neymar ! Evidemment. " Ça va être énorme ", lâche-t-il. " Pour le PSG, pour la Ligue 1, pour le foot français en général. Il faut bien comprendre que l'arrivée de Neymar représente un vrai cap pour le championnat. Mario Balotelli et Wesley Sneijder à Nice, Memphis Depay à Lyon, c'est très bien. Mais on a là des joueurs qui sortaient d'une expérience compliquée dans leur ancien club. Idem pour Radamel Falcao quand il est rentré à Monaco. S'il est revenu, c'est à cause de son échec en Angleterre. Ibrahimovic, lui, a débarqué à Paris quand il avait déjà 31 ans. Avec Neymar, on est dans un raisonnement complètement différent. Le PSG a piqué un joueur d'exception au top de sa forme à un des plus grands clubs du monde. C'est la première fois depuis... toujours qu'une équipe française arrive à faire ça. Et Dani Alves obéit à la même logique, ce n'est pas non plus un joueur qui vient chez nous pour se relancer après un creux dans son parcours. " Le journaliste de France Foot n'est pas non plus convaincu que ces arrivées soient une garantie pour le Paris Saint-Germain de se promener en Ligue 1. C'est trop tôt pour juger le Monaco qui vient de prendre un départ en fanfare. " Avec les envies de départ de Fabinho et Mbappé, ils ont le cul entre deux chaises. On pourra se faire une meilleure idée à la fermeture du mercato. " Pour contrarier les Parisiens, Thierry Marchand cite Lyon, Nice, Bordeaux, Saint-Etienne, mais aussi - et c'est plus surprenant - l'Olympique de Marseille. " Ils n'ont pas des moyens aussi énormes que le PSG, ils recrutent d'une façon complètement différente, mais le projet est intéressant et ils bossent bien. " L'impact de l'arrivée de Neymar et des autres très grands noms sur le foot français en général devrait être positif " parce que quand tu es gamin, des noms pareils peuvent te donner envie de commencer le foot. " Et il y a aussi les retombées économiques, qui seront considérables. Pour le PSG, outre le merchandising et des tournées rémunératrices au bout du monde, on doit prévoir le taux de remplissage du stade : il sera sold-out à chaque match alors que ce n'était pas systématiquement le cas lors des dernières saisons. " C'est fait : le Parc des Princes est devenu trop petit pour le PSG ", continue Thierry Marchand. " Paris remplissait aussi une bonne partie des stades adverses parce que tout le monde voulait voir ses stars, mais avec Neymar, on va passer à l'étape suivante : les billets vont s'arracher et il y aura des week-ends où 20.000 personnes intéressées n'auront pas pu trouver une place. " Toujours pour le club de la capitale, il y aura un effet certain sur les contrats de sponsoring. Quand les Qataris sont arrivés, les contrats avec Nike et Fly Emirates se négociaient à 5 millions par saison. Avec Ibrahimovic et David Beckham, on est passé à 25 millions. Un expert français en marketing avance que la venue de Neymar pourrait tripler cette somme. Les économistes du foot prévoient par ailleurs une augmentation prochaine de la manne des droits télé. La Ligue 1, en tout cas les matches de Paris, va aussi se vendre plus facilement et plus cher à l'étranger, notamment en Amérique du Sud et en Asie. Les recettes sont redistribuées à tous les clubs de première division, et Le casse du siècle (titre de France Football pour qualifier l'arrivée de Neymar alors que Le Parisien a parlé du Transfert du siècle, que le Corriere della Serra a évoqué L'affaire du siècle et que Marca a titré Le transfert qui change l'histoire du football...) devrait faire exploser cette manne. Elle se chiffre actuellement à 75 millions, très loin derrière les 240 millions de la Bundesliga, les 630 millions de la Liga et le gros milliard de la Premier League. Dimanche, 21 heures vont sonner. Neymar est dans la place, Dieu est au Parc. A Paris, ceux qui ont assisté à ses deux premières apparitions publiques sont toujours sur le cul. Quand il est arrivé dans son hôtel du coeur de la ville, ce fut immédiatement mémorable. " C'était surréaliste ", raconte Thierry Marchand. " Des supporters ont allumé des feux de Bengale, il y avait un gros service d'ordre. C'étaient les Beatles qui déboulaient à Paris ! Depuis lors, il est entouré et protégé en permanence, c'est de la folie. " Après ça, il y a eu sa présentation au stade, jour du premier match de championnat, quand il n'était pas encore qualifié : 45.000 personnes et un vacarme dingue. Cette fois, il est là pour jouer. Pascal Dupraz, le coach de Toulouse, a prévenu : " Il faudra s'y mettre à deux ou trois pour arrêter Neymar. Il faudra exercer notre plan en amont avant qu'il reçoive le ballon. J'ai vu son nombre extravagant de ballons touchés contre Guingamp, 128. Si on arrive à couper l'alimentation, à faire en sorte qu'il en touche ne serait-ce qu'un tiers en moins, son rayonnement sera moindre. " Raté, complètement raté. En fin de soirée, le même Dupraz est dépité après le 6-2, la démonstration du PSG et le show de Neymar qui a régalé pendant une heure et demie avec deux buts, deux assists, un penalty provoqué et des séances de dribbles improbables - le premier, déjà très spectaculaire, après une minute et 40 secondes. Possession de balle en fin de match : 75-25. Les Parisiens ont joué à la barcelonaise, ça allait mille fois trop vite pour les Toulousains. Verratti a raté son match et confirmé qu'il n'était toujours pas dedans en se faisant exclure (sa septième exclusion déjà à 24 ans seulement), Neymar a réussi le sien avec la plus grande distinction. Dans des situations d'euphorie pareilles, c'est toujours gai de se brancher sur la station RMC. Un consultant signale que " Neymar va vite s'ennuyer en Ligue 1 ", un autre lâche " Vivement la Ligue des Champions. " Et un auditeur envoie ce tweet à la chaîne : " Ce que Neymar a fait ce soir, ça frôle l'indécence. " Clairement. par Pierre Danvoye à paris - photos Belgaimage" C'est la première fois depuis... toujours qu'une équipe française arrive à piquer un joueur d'exception au top de sa forme à un des plus grands clubs du monde. " Thierry Marchand (France Football) 180 millions pour Mbappé après les 222 millions pour Neymar : en quelques jours, le Paris Saint-Germain réaliserait les deux achats les plus coûteux de l'histoire du foot. A la boutique officielle du PSG sur les Champs-Elysées, Neymar écrase tout le reste de l'équipe.