Un " bête " match ? Ici, ça n'existe pas. Mercredi dernier, le Bayern accueille Ingolstadt en Coupe d'Allemagne dans le décor somptueux de l'Allianz Arena. Une " bête " équipe, lanterne rouge de D2. Et donc un stade à moitié vide ? Ben tiens... 63.000 spectateurs déchaînés, démontés comme si leur FCB recevait un géant d'Europe. Verdict : 6-0.
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Un " bête " match ? Ici, ça n'existe pas. Mercredi dernier, le Bayern accueille Ingolstadt en Coupe d'Allemagne dans le décor somptueux de l'Allianz Arena. Une " bête " équipe, lanterne rouge de D2. Et donc un stade à moitié vide ? Ben tiens... 63.000 spectateurs déchaînés, démontés comme si leur FCB recevait un géant d'Europe. Verdict : 6-0. Le lendemain matin, des centaines de supporters au décrassage. Et juste après, un Daniel Van Buyten (33 ans) hyper détendu, avec femme et enfant (la petite est là, le petit arrivera début 2012 !), qui se livre dans un resto italien de la périphérie de Munich. Le Dan est parfaitement bien dans son corps et dans sa tête, ça se voit au premier coup d'£il. Interview vérité. Daniel Van Buyten : Exact. Même quand c'est un petit adversaire, Jupp Heynckes garde une part de crainte. Et puis c'est aussi une question de respect : les dizaines de milliers de supporters qui viennent au stade veulent voir des stars, même si c'est simplement à l'échauffement. Finalement, tout s'est bien passé alors qu'il n'y avait dans l'équipe que trois titulaires réguliers : Jérôme Boateng, Toni Kroos et Thomas Müller. Non, je n'ai pratiquement jamais vu notre stade moins rempli qu'hier soir. Le Bayern joue systématiquement devant 60 à 70.000 personnes. Et nous faisons le plein partout où nous passons. Quand nous sommes allés récemment à Naples, c'était rempli pour la première fois depuis près de 20 ans ! Je pense qu'en Coupe, les places les plus chères valent 80 euros. C'est comme ça, ce club a un statut, la qualité se paie, les gens viennent voir leurs idoles et il y a une demande énorme. Si notre stade avait 100.000 sièges, ils seraient sans doute tous occupés lors de la plupart des matches. Dès que l'équipe tourne, ça chante. Comme hier encore : Que c'est beau, ça fait longtemps qu'on n'a plus vu ça... Ce public est fidèle et magnifique. Mais ces gens-là en veulent pour leur argent : quand ils sifflent, il y a des décibels ! Ils ont l'habitude d'être gâtés, alors ils deviennent vite impatients. Pas de problème, ce n'est pas nouveau pour moi. A des niveaux moindres, j'ai connu ça avec le Standard, puis avec Marseille. Il faut savoir faire avec. Si tu n'es pas capable de gérer ça, le Bayern ne te transfère pas. La résistance mentale est un des aspects du profil des joueurs recherchés. Extraordinaire. A ce moment-là, tu sais vraiment pourquoi tu fais ce métier. Encore aujourd'hui, chaque fois que je sors du tunnel des vestiaires, je kiffe ce stade à fond, je suis dans un vrai état d'excitation. (Catégorique). Oui ! Je suis ici depuis plus de cinq ans et le Bayern n'a jamais été aussi fort. Nous sommes meilleurs qu'en 2009-2010 quand nous avions été champions, gagné la Coupe d'Allemagne et joué la finale de la Ligue des Champions avec Louis van Gaal. Il y a maintenant Neuer dans le but et Boateng en défense : deux énormes renforts. 26-3, ou quelque chose comme ça ? Le Bayern a encaissé ses trois buts contre Mönchengladbach et Hanovre : les deux seuls matches de championnat que je n'ai pas joués... Donc, je n'ai toujours pas pris un but ! Et un journaliste m'a appris hier que j'avais les meilleures statistiques de tous les joueurs du Bayern depuis le début de la saison. Je me focalise toujours en priorité sur les résultats de l'équipe, mais quand je peux y ajouter l'une ou l'autre satisfaction purement individuelle, c'est encore mieux ! Il est fantastique ! Il est impressionnant dans ses prises de balles et il sort sur des phases inattendues. Comme défenseur, tu es à la limite du rectangle, tu te prépares à prendre un ballon et tu entends crier : -Laisse ! C'est lui. Tu te dis : -Qu'est-ce qu'il fout ici celui-là ? Et il enchaîne avec une relance à la main qui arrive dans les pieds de l'attaquant à 60 ou 65 mètres. Il a toutes les qualités pour y arriver. Kahn a laissé une trace dans ce club et Neuer est parti pour faire la même chose. Oui. Parfois, il était là mais tu ne le savais pas. Il ne lâchait pas un mot. Etre seul, c'était dans son caractère. C'est vrai mais la mentalité allemande me va très bien. Les gens sont respectueux, ils ne trichent pas, ils ne sont pas mesquins. J'ai ici des trucs qui me manquaient à Marseille. De là-bas, je retiens le souvenir d'un public fantastique, mais ça pouvait partir en couille pour un oui, pour un non. Il y avait des moments de folie aux entraînements. Une bagarre pouvait éclater à chaque instant et quatre ou cinq types risquaient de se taper dessus. Au Bayern, je n'ai jamais connu ça. Dès qu'il y a un problème, on le règle calmement entre adultes dans le vestiaire. Je le dis depuis le début de la saison : nous-mêmes. Je l'ai répété avant le match à Naples : nous avons marqué contre notre camp. Et encore avant d'aller à Hanovre : nous prenons un carton rouge stupide et nous commettons un penalty ridicule. Il faudra rester concentré à 100 % jusqu'au bout pour aller loin. Tout à fait ! Et c'est seulement maintenant qu'on s'en rend compte à Munich. Cette finale contre l'Inter continue à me suivre. Nous sommes passés à deux doigts d'une saison extraordinaire. Là aussi, nous nous sommes battus nous-mêmes. Chez nous, tout le monde savait comment l'Inter allait nous aborder. Mais nous avons joué leur jeu. Nous avons pratiqué notre foot habituel alors qu'il aurait sans doute fallu négocier cette finale différemment, contre-nature. Nous avons été offensifs comme pendant toute la saison, nous avons mal géré les choses. Contre José Mourinho, il faut parfois s'adapter ! Ouais... Nous lui en avons parlé pendant les jours qui ont précédé le match. Nous voulions nous adapter au jeu de l'Inter, ne pas foncer aveuglément vers l'avant. Il n'a rien voulu entendre, il nous disait : -Je ne changerai rien. Je sais comment Mourinho va nous aborder. Et il sait comment je vais le défier. Mais on y va comme ça. Si nous rejouons cette finale demain, avec tous les progrès que nous avons faits entre-temps dans la reconversion défensive (qui nous a manqué ce soir-là), nous la gagnons. Maintenant, c'est clair que van Gaal est un coach extraordinaire, qui m'a marqué pour longtemps. Sa carrière incroyable s'explique aussi par sa culture tactique et probablement son entêtement à certains moments. Nous savons que nous avons plein de qualités, que nous sommes capables de grimper très haut. Mais c'est sûr que ça ne nous dérangerait pas qu'une autre équipe se charge de les éliminer avant la finale... Qu'ils commencent par jouer l'un contre l'autre, ça en fera déjà un de moins ! La défaite contre l'Inter a continué à trotter dans les têtes. Et la préparation a été catastrophique : les fatigues de la saison précédente, la présence à rallonges de plein de joueurs à la Coupe du Monde. Beaucoup n'avaient pas eu de coupure et les blessures se sont enchaînées. Près de dix titulaires de la saison précédente se sont retrouvés à l'infirmerie. En plus, l'ambiance avait évolué, et pas dans le bon sens. Des tensions sont apparues avec Louis van Gaal, les premiers résultats n'ont pas été bons, l'atmosphère s'est encore plus crispée, il y a eu des déclarations malheureuses dans les journaux, Ribéry est entré en conflit ouvert avec le coach, etc. Quand tu gagnes tes matches, tout ça passe au second plan. Mais si tu rames au classement, ça apparaît au grand jour. Le Bayern était condamné à vivre une année difficile. Messi ! Le problème, c'est qu'il ne veut pas y rentrer. Il est tellement fort et imprévisible. Chez lui, où est le déchet ? Son toucher de balle est exceptionnel, ses déplacements sont extraordinaires, il est le meilleur pour faire des contrôles orientés dans des petits espaces, etc, etc. Avec lui, tu ne peux pas aller au duel. Parce qu'il bouge trop vite. Il n'y a pas de solution. Très complet aussi, évidemment. Avec lui, il faut aussi faire attention sur les centres parce qu'il a une très bonne détente. Mais tu gardes une chance de le gérer si tu mets deux défenseurs sur lui. Alors que si tu en colles deux sur Messi, tu auras simplement l'air con à deux au lieu d'avoir l'air con tout seul. Si toute ta défense n'est pas au top de chez top, tu oublies. Il y a un mur ! Tu es tellement concentré que tu n'as pas trop envie de raconter ta vie. Ou alors, il faut très bien connaître le gars, et là, oui, tu peux échanger quelques mots quand l'action se passe de l'autre côté. Mais dès que le ballon revient, tu es à nouveau très sec sur lui, ce n'est plus ton pote. Ça se passe comme ça avec Wayne Rooney, par exemple. Oui... Zinédine Zidane, Cristiano Ronaldo, Alessandro Del Piero, Ronaldinho, David Beckham, Lionel Messi, Ronaldo, Samuel Eto'o, Francesco Totti,... Non, non, j'ai aussi les maillots de Fabio Cannavaro, Alessandro Nesta, Marcel Desailly,... Je peux faire une belle équipe, j'ai même des gardiens : Neuer, Edwin van der Sar. Il fallait que ça sorte. J'ai beau être un colosse de près de deux mètres et 100 kilos, il y a un c£ur dans la carcasse. J'avais été touché dans ce que j'ai de plus précieux : la famille. Quand mon père avait fait son AVC, je m'étais absenté de Munich pendant près de trois semaines, et je n'avais entre-temps jamais donné d'explications précises. Forcément, les gens se posaient des questions. La presse à scandales, surtout, était sur le coup. Alors, j'ai estimé que je devais m'exprimer. Longtemps, je n'ai pas accepté les gros soucis de santé de mon père. Mais progressivement, j'ai bien été obligé de prendre du recul. La vie continue, je dois grandir avec ça. Au moment de son accident, j'avais envisagé d'arrêter le foot pour passer un maximum de temps avec lui. Mais il m'avait fait comprendre que je devais continuer. (Pensif). Très faiblement, très lentement. Il est toujours en fauteuil roulant, il ne parle pas et un côté est paralysé. Je ne sais pas si le Bayern a l'intention ou pas de me prolonger. Ici, les négociations se passent en décembre pour tout le monde. On verra. Je suis ouvert à tout. Je pourrais prolonger. Ou finir mon parcours en Belgique. Si je le fais, je sais que je n'aurai aucun problème de motivation. Parce que je ne retournerai en Belgique que si je suis sûr d'avoir toujours très faim. Pour le moment, j'ai encore la flamme. Dès que je me lève, j'ai envie de partir à l'entraînement. Et je kiffe toujours autant les matches. Maintenant, il est possible que dans deux ou trois ans, je sois gavé. Alors, j'arrêterais. La saison de trop, ça ne sera pas pour moi. J'ai fait des bons matches avec Nicolas Lombaerts, par exemple. Mais Vincent et moi, on s'entend particulièrement bien. Sur le terrain et en dehors. Le fait d'avoir eu une petite fille dans la même période a achevé de nous rapprocher ! Je parle régulièrement famille avec lui, le courant passe très bien. Mais je l'ai fait ! Au Standard, avec Tomislav Ivic. Ça a duré cinq ou six semaines. Mon bulletin ? Une catastrophe. J'étais juste bon à balancer des roquettes vers Emile et Mbo Mpenza, qui couraient comme des malades pour les attraper avant qu'elles ne sortent du terrain. Si je devais rejouer au back maintenant, je serais meilleur, vu que j'ai pris plein d'expérience entre-temps. Mais ce n'est quand même pas du tout mon truc. C'est dans ce rôle-là que j'avais été meilleur buteur du championnat des Réserves avec Charleroi, juste avant de passer chez les pros. Plus j'y pense, plus je me dis que ce rôle était parfait pour moi. Je courais beaucoup grâce à mon excellente condition physique, je créais subitement le surnombre devant et je me retrouvais souvent en position de marquer, et mon bon jeu de tête me permettait d'être très efficace dans le trafic défensif. Quand je regarde jouer Marouane Fellaini, je me revois ! Mais la vie a décidé autrement. Après l'essai flop au back, Ivic m'a fait passer dans l'axe pour remplacer Rabiu Afolabi, qui était blessé. J'ai fait un super match et je suis resté là. Je serais volontiers retourné dans l'entrejeu, mais quand j'ai été transféré à Marseille où j'ai retrouvé Ivic, c'était en tant que pur défenseur axial. J'avais envie de lui dire que pendant toute ma jeunesse, j'avais joué plus haut, et la plupart de mes années comme attaquant de pointe. Mais bon, je ne pouvais pas laisser le train de l'OM partir sans moi, alors je me suis écrasé. Disons que ce changement de rôle m'a causé beaucoup de soucis pendant quelques années. Parce que j'ai dû apprendre sur le tas mon nouveau métier de défenseur. Je devais demander plein d'explications à des arrières de formation. A Marseille, Frank Leboeuf m'a énormément aidé, il restait avec moi sur le terrain après les entraînements pour m'enseigner les ficelles. Tout a commencé un jour où il m'a fait une remarque du style : -Mais ça, c'est une des bases du boulot de défenseur. Je lui ai répondu : -Tu sais, moi, j'ai été centre-avant jusqu'à l'âge de 18 ans. Il était scié et il m'a alors dit : -Mais c'est pas possible, ce que tu nous réussis là ! Tu comprends mieux pourquoi ça m'a toujours mis en rogne quand on me critiquait après une petite erreur ? Ecoute ceci... Juste avant le match, dans une loge, Bastian Schweinsteiger me donne ses prédictions : -On sait comment ça va se passer. Vous allez attaquer comme des malades, vous allez faire le forcing pendant au moins 20 minutes, on va laisser passer l'orage puis on placera deux ou trois contre-attaques. Exactement ce qui s'est produit. Premier contre : boum. Deuxième : re-boum. C'était fini. Si tu joues dix fois contre les Allemands, ils gagneront plus souvent que toi. Mais sur un match, tu peux toujours battre tout le monde, que ce soit le Barça ou la Mannschaft. Si tu analyses la phase du premier but, tu vois qu'on se fait prendre bêtement, que l'organisation défensive n'était pas en place. L'Espagne et l'Allemagne se valent, les Hollandais sont un cran en dessous. Oui... Mais bon, à part le but, le match à Bruxelles s'est très bien passé pour moi, hein ! Il y a juste eu cette phase malheureuse. Le ballon m'arrive alors que je ne m'y attends pas et je suis ensuite surpris par Schweinsteiger qui s'était caché derrière un autre joueur. Volontairement ! Il me l'a dit : -Je savais que tu ne savais pas que j'étais là... Je dégage, pas de chance, machin bazar... j'ai l'habitude en équipe nationale ! J'étais dégoûté. C'est une loi du foot. Mais cette fois-là, ça m'a fait très mal parce qu'on a dépassé certaines limites. Oui, l'aspect le plus négatif. Pourquoi cette envie permanente de vouloir voir ce qui ne marche pas plutôt que ce qui fonctionne ? Pourquoi ne veut-on pas regarder la réalité en face ? Je viens de Froidchapelle, en P4 : la plus basse division du foot belge. Donc, je sors de nulle part. Je franchis très vite des échelons. Je me retrouve défenseur chez les Diables alors que deux ans plus tôt, j'étais encore attaquant. Je réussis des trucs chouettes, je marque des buts importants. Mais dès que j'arrive en équipe nationale, on a envie de me taper dessus. C'est clair que je ne pourrai plus faire qu'un tournoi, maximum. Mais je me sens prêt pour aller jusque-là. Si j'ai actuellement les meilleures stats au Bayern, c'est aussi parce que je suis physiquement au top. Je ne me vois pas prendre un coup de vieux phénoménal en l'espace de trois ans ! J'en ai parlé plusieurs fois avec Timmy Simons et c'est exactement ce que nous nous sommes dit. Après 2002, j'ai senti une nette baisse de qualité. Aujourd'hui, ça revient et c'est le bon moment pour arriver chez les Diables. Le wagon va démarrer, c'est certain. Nous aurions déjà dû aller à l'EURO 2012. Je suis triste. Ec£uré. Les Turcs n'étaient vraiment pas forts, d'ailleurs je suis sûr que les Croates vont les taper aux barrages. Depuis le Mondial au Japon, j'ai chaque fois été malheureux de rater les qualifications, mais j'étais aussi lucide : tous ces échecs étaient justifiés, nous ne méritions pas mieux, aller ne fût-ce qu'à un tournoi aurait été un hold-up. Cette fois, c'est complètement différent : nous n'avons pas été éliminés sur notre valeur. Oui. Plusieurs fois. A cause d'un manque de mordant dans le groupe. Mais c'est du passé : aujourd'hui, tout le monde a faim ! Quand tu vis le Bayern au quotidien, tu comprends tout. C'est plus fort qu'à Marseille ou même à Hambourg. Ici, il y a une envie permanente de gagner des trophées. Les joueurs se disent : -On ne veut pas faire tous ces efforts pour rien. Tu ne gagnes rien, c'est une saison ratée. Le Bayern est une école de vie, l'ambition transpire de tous les murs. Et moi, pendant près de dix ans, chaque fois que je retournais en équipe nationale, je retrouvais plein de joueurs qui donnaient l'impression de préparer un amical ou un galop de fin de saison alors que c'était un match éliminatoire. Tout était très olé-olé. J'avais du mal. En Allemagne, ça se déchire à chaque entraînement. Chez les Diables, il ne se passait rien. Mais ça a changé entre-temps parce que beaucoup d'internationaux sont dans des grands clubs étrangers et sont obligés de bagarrer pour avoir une chance d'être dans l'équipe le week-end. C'est difficile de faire bouger seul un truc comme ça. Mais je souffrais. Je savais avant la plupart des matches qu'on allait prendre des buts, et pour un défenseur, c'est dur. C'est pour ça que je me suis demandé plusieurs fois si ça valait encore la peine de retourner en Belgique. J'ai parfois eu envie de faire une pause en attendant des jours meilleurs, une évolution des mentalités. Tu veux tirer le groupe mais tu sens qu'il n'y a pas de répondant, alors tu perds courage. PAR PIERRE DANVOYE, À MUNICH" Si tu colles deux défenseurs sur Messi, tu auras l'air con à deux au lieu d'avoir l'air con tout seul. " " Les critiques après mes matches avec les Diables, ça restera le point le plus noir de ma carrière. " " Vincent Kompany et moi, on s'entend particulièrement bien. Sur le terrain et en dehors. " " Juste avant Allemagne-Belgique, Schweini me dit : -Vous allez attaquer pendant 20 minutes, après ça on vous tue sur un contre. "