Puisque la séance photo se déroule sur le terrain, Jim Larsen propose qu'on y fasse l'interview aussi, histoire de profiter des rayons du soleil. La lumière fait du bien, surtout à quelqu'un qui vient de passer l'hiver à Trondheim, en Norvège. Larsen sourit : " J'en profite car on m'a dit que l'été belge n'était pas très long. "
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Puisque la séance photo se déroule sur le terrain, Jim Larsen propose qu'on y fasse l'interview aussi, histoire de profiter des rayons du soleil. La lumière fait du bien, surtout à quelqu'un qui vient de passer l'hiver à Trondheim, en Norvège. Larsen sourit : " J'en profite car on m'a dit que l'été belge n'était pas très long. "Jim Larsen : Je suis né à Korsør, qui est située sur la même île que Copenhague, à environ cent kilomètres de la capitale. C'est une chouette petite ville tranquille. J'habitais près du stade, où j'ai commencé à jouer. J'ai commencé à trois ans, à un âge où on n'a pas de références. Jusqu'à quinze ans, j'ai joué pour le plaisir : deux entraînements par semaine plus le match. Je m'amusais et je ne m'occupais pas autrement. C'est devenu sérieux quand j'ai rejoint la Fodboldskole de Grenaa, une combinaison d'enseignement traditionnel et de football. J'y ai découvert une approche plus professionnelle. On s'entraînait tous les jours. Je ne me suis jamais ennuyé pendant les quatre années passées là-bas. Après, j'ai eu l'opportunité de poursuivre mes études au collège mais le football est vraiment devenu trop sérieux. Je me suis focalisé sur le sport. Non. J'ai évolué à tous les postes. Ce n'est qu'à AGF, un club d'Aarhus, qu'on m'a placé à l'arrière droit. J'avais alors seize ans. Non. Tout au plus dans la sélection composée chaque hiver avec des footballeurs qui jouent au pays. C'est une sorte d'équipe de ligue nationale. J'ai été sélectionné deux fois en équipe A, une fois pour un match de qualification contre la Hongrie, en 2009, et une autre fois pour une rencontre amicale, mais je n'ai pas joué une minute. Je sais. Je le sais aussi. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai choisi la Belgique. (Il éclate de rire). Morten trouve le championnat de Belgique plus chouette que celui du Danemark. Non. AGF ne m'a pas réussi. J'allais encore à l'école et le trajet en voiture était fort long. La formation n'était pas géniale, il n'y avait pas de repas... J'ai toujours accordé beaucoup d'importance à une vie saine, comme ma mère. Elle dirige maintenant une agence de voyage pour les équipes de football de jeunes. Elle règle les déplacements liés aux tournois européens. Elle s'intéresse vraiment au foot. Elle voit beaucoup de mes matches et elle est déjà venue à Bruges. Je n'ai pas la moindre idée de la manière dont les grands clubs danois forment les jeunes car je suis un produit atypique. Je n'ai pas eu de formation dans un club de l'élite. Je me suis plutôt fait moi-même, avec beaucoup de volonté et de c£ur à l'ouvrage. De 16 à 18 ans, j'ai fréquenté une business school et j'y ai obtenu un graduat en économie. En même temps, je jouais pour Braband, une équipe de D2 qui m'a reconverti en défenseur central. La combinaison était assez facile car nous étions semi-pros et nous nous entraînions vers 16 heures. C'est devenu plus compliqué lors de ma troisième année d'études car Braband m'a transféré à Silkeborg, qui évoluait aussi en D2 mais était pro. Finalement, j'ai décroché mon diplôme et j'espère le compléter un jour par un master. Dans l'axe. Il faut connaître ses limites. En catégories d'âge, je pouvais jouer partout, sur le flanc, dans l'entrejeu, mais à un niveau supérieur, je me suis mieux débrouillé en défense. Je suis costaud, fort dans les duels et le jeu de tête. J'ai toujours su que je me retrouverais un jour en défense mais j'étais content de découvrir d'autres aspects du jeu. Pour franchir un pas de plus. C'est un club plus important que Silkeborg, il joue normalement le titre en Norvège, même si nous avons terminé troisièmes la saison passée. J'aime faire des expériences, placer la barre toujours plus haut. C'est le fil rouge de ma carrière. Il y a environ deux mois : j'ai le même manager que Niki Zimling. Je ne connaissais pas Niki car nous n'avons jamais joué l'un contre l'autre. Quand l'intérêt du Club s'est concrétisé, nous avons eu une conversation. C'est plus marrant quand il y a plusieurs Danois. Trois joueurs plus Kenneth Brylle, l'entraîneur des avants. Bruges est un club supérieur à Rosenborg. Il a de meilleurs joueurs, évolue dans un championnat plus relevé, il attire plus de monde et... le climat est plus tempéré. Il m'a expliqué le système des play-offs. Il le trouve spécial mais estime aussi que c'est une belle expérience, intense, car on dispute de nombreux matches de haut niveau en peu de temps. En six semaines, on peut gagner ou perdre beaucoup. Je savais déjà que Bruges avait terminé juste derrière Anderlecht car j'ai suivi les résultats des play-offs depuis la Norvège. Je savais donc que c'était serré. J'ai juste été promu avec Silkeborg, après avoir été champion de D2 mais ce n'est pas un titre. J'espère que ça va rapidement changer. On verra bien. Quatre joueurs peuvent prétendre à la place. J'ai déjà joué deux fois à gauche de la défense mais avant, j'étais toujours à droite. Je dois aussi m'adapter à mon nouvel environnement. Je me réjouis de trouver un appartement et de pouvoir m'installer. En ville. Mon amie va me rejoindre et je pense qu'il lui sera plus facile de s'intégrer si nous habitons près des autres joueurs et de leurs femmes. PETER T'KINT- PHOTO : IMAGLOBE" Niki Zimling m'a expliqué le système des play-offs. "