Vous entendrez souvent parler de lui dans les prochaines semaines : en décembre, Simon Mignolet (24 ans) défend le but de Sunderland à six reprises. Samedi, le Stadium of Light a accueilli Chelsea. L'équipe va également affronter Manchester United puis, pendant la période de Noël, Manchester City et Tottenham. Compte tenu de l'agenda de Simon, sa famille passe les fêtes dans le nord de l'Angleterre. Sportivement, le gardien a l'opportunité de se distinguer car Sunderland lutte contre la relégation et son rectangle est généralement assailli. D'ailleurs, il va disputer d'autres matches cruciaux pour le maintien contre Reading et Southampton.
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Vous entendrez souvent parler de lui dans les prochaines semaines : en décembre, Simon Mignolet (24 ans) défend le but de Sunderland à six reprises. Samedi, le Stadium of Light a accueilli Chelsea. L'équipe va également affronter Manchester United puis, pendant la période de Noël, Manchester City et Tottenham. Compte tenu de l'agenda de Simon, sa famille passe les fêtes dans le nord de l'Angleterre. Sportivement, le gardien a l'opportunité de se distinguer car Sunderland lutte contre la relégation et son rectangle est généralement assailli. D'ailleurs, il va disputer d'autres matches cruciaux pour le maintien contre Reading et Southampton. En début de saison, le club visait une place dans le top dix mais... " Tout peut basculer très vite en Angleterre ", explique Mignolet. " Nous faisons quasiment jeu égal avec notre adversaire à chaque match mais nous trouvons difficilement le chemin des filets. Heureusement, nos supporters nous soutiennent de tout leur coeur. " Simon Mignolet : En Belgique, la frivolité compte davantage alors qu'ici, on apprécie un duel engagé, un corner, l'intervention d'un défenseur. Cela me plaît. Oui, quand on vient de Saint-Trond, après une saison en D2 et une parmi l'élite... J'aurais logiquement dû d'abord opter pour un club belge plus coté mais j'ai saisi l'occasion qui m'était offerte. J'ai toujours rêvé de jouer en Angleterre et je ne voulais pas avoir de regrets plus tard car qui dit que j'aurais reçu une seconde chance ? Si j'avais échoué, j'aurais toujours pu revenir au pays. De fait, ce n'est pas Londres ni Manchester mais j'ai pu jouer d'emblée. J'ai l'impression que tout a coulé de source mais ça n'a pas été le cas, surtout au début. J'ai été confronté à d'autres gardiens, également internationaux. Mon rival actuel, Keiren Westwood, est international irlandais. Je ne peux donc pas me reposer sur mes lauriers. La concurrence est âpre dans toutes les formations de Premier League. Faites le tour : presque tous les gardiens sont internationaux. À mon arrivée, tout le monde me voyait en numéro deux mais jusqu'à présent, j'ai participé à quasi tous les matches, ce dont je suis très fier. Sunderland n'attire pas la presse mais je m'y plais beaucoup et je ne pense pas que ma vie serait plus agréable ailleurs. Il faut relativiser ces compliments. Ils sont généralement émis après un bon match, sous le coup de l'émotion. J'essaie de garder les pieds sur terre, quand je dispute de bons matches comme quand ça va moins bien. De toute façon, un gardien n'a jamais que la valeur de son dernier match. Je dois faire mon boulot chaque semaine et ensuite, on verra ce qui en ressort, à long terme. À mon âge, l'essentiel est de jouer chaque semaine. Non. Beaucoup de gens oublient aussi que j'étais blessé à l'oeil à l'arrivée du nouveau manager. Je n'ai donc pas pu montrer immédiatement ce que je valais à l'entraînement. L'autre international a joué et bien joué. J'ai reçu ma chance contre Manchester City, le jour de l'An. Nous avons préservé nos filets et j'étais relancé. Cela illustre bien ce que je viens de dire : défendre le but de Sunderland n'est pas rien. Je ne suis pas sélectionné par hasard. Personne n'a été délibérément violent. Un coup de coude en pleine figure m'a blessé mais je n'ai jamais eu l'impression qu'il était volontaire. On râle moins vite ici après un tacle appuyé. Les gens font leur boulot et ils continuent sans pleurnicher. Ils ne sont pas tous comme ça, évidemment. Je pense à Luis Suarez, de Liverpool. Dès qu'on le tacle, il s'effondre et il exagère. Les gens n'aiment pas ça, en Angleterre, et il ne fait que se compliquer la vie. Ça change ! Ce n'était pas comme ça durant ma première saison. C'est plus marqué cette année et c'est positif pour le football belge. Des journalistes me demandent fréquemment ce que la formation des jeunes a de particulier. Tout ce que je peux dire, c'est que Vermaelen, Kompany et Fellaini ont lancé une mode, qu'ils ont montré que les Belges étaient capables d'évoluer en PremierLeague. Les clubs sont sans doute plus enclins à accepter un footballeur issu du championnat de Belgique. Benteke se débrouille bien, je suis arrivé contre 2,4 millions d'euros, ce qui ne représente rien du tout ici. On m'a enrôlé pour compléter le noyau puis on a vu ce dont j'étais capable, ensuite ce que les autres réalisaient. Cela va certainement donner un coup de pouce à la génération suivante. Je viens de le raconter et les gens ont trouvé ça super. Maintenant, on m'en reparle constamment. On m'interroge aussi sur la poursuite de mes études. Je suis bachelier mais le master, c'est pour plus tard, éventuellement à la fin de ma carrière. Les études me prennent trop de temps et j'en aurai assez quand j'aurai raccroché. Mais ici, poursuivre des études est plutôt exceptionnel pour un footballeur. Mon amie travaille comme legal assistent et elle n'est pas non plus une femme de footballeur typique. D'ailleurs, moi non plus, je ne suis pas un joueur typique. Et je ne veux pas le devenir. C'est la vie d'un gardien. On dépend de l'équipe. Quand vous jouez, vous faites de votre mieux et je pense y être parvenu. Je pense que Gillet sera titularisé lors du match de février. Ensuite, il y a un nouveau match de qualification, en mars. Je dois me concentrer sur mon travail au club et on verra bien pour le reste. Nous sommes différents mais nous jouons bien tous les deux dans notre équipe. Il a l'avantage d'avoir remporté une Coupe d'Europe et de disputer une nouvelle campagne européenne. Cela frappe plus l'opinion publique que si je préserve mes filets contre Manchester City début janvier. Je dois l'accepter, ce qui ne signifie pas que je n'ai plus envie de jouer en équipe nationale. J'essaie de montrer ma volonté de jouer à chaque entraînement, avec Sunderland comme avec les Diables Rouges. C'est la seule chose qui est en mon pouvoir. Ensuite, l'entraîneur effectue son choix. PAR PETER T'KINT - PHOTO: IMAGEGLOBE" Courtois a l'avantage d'avoir remporté une Coupe d'Europe. "