Si Olivier Suray se retrouve à la tête du club finlandais d'Allianssi, il admet sans aucune difficulté qu'il le doit à ce Monsieur Zhe qui, pour lui, n'a rien de mystérieux : " Je l'ai rencontré au printemps dernier et j'ai pris ma décision assez rapidement. On a très peu négocié, en fait. C'est tout à fait exact que j'ai 90 % des parts du club et qu'il me fait une confiance absolue pour tout ce qui est salaires, paiements et transferts des jou...

Si Olivier Suray se retrouve à la tête du club finlandais d'Allianssi, il admet sans aucune difficulté qu'il le doit à ce Monsieur Zhe qui, pour lui, n'a rien de mystérieux : " Je l'ai rencontré au printemps dernier et j'ai pris ma décision assez rapidement. On a très peu négocié, en fait. C'est tout à fait exact que j'ai 90 % des parts du club et qu'il me fait une confiance absolue pour tout ce qui est salaires, paiements et transferts des joueurs et entraîneur. Je suis responsable de tout ce qui est sportif, ici. J'ai estimé que c'était très excitant pour moi de me lancer là dedans et j'ai foncé ". Par contre, en ce qui concerne le type d'accord avec Zhe, Suray se fait beaucoup plus discret : " Je n'ai pas envie d'en parler parce qu'il n'y a aucune raison de le faire. On dit qu'il est à la tête d'une société textile en France et qu'elle est étrange ? D'après ce que je sais, il possède huit sociétés dans le monde. Mais pour moi, ce n'est pas important, je sais qu'il connaît très bien le football et qu'il a vu bien plus de matches que moi dans ma vie. Mais rassurez-vous, si tout ça a été très vite, je n'ai pas foncé tête baissée. Je ne suis pas con, hein ! Je suis à la tête du club pour tout ce qui est sportif et financier mais qui dit que ce n'est pas lui qui endossera toute responsabilité s'il y a un problème avec le club ? Qui dit que si je suis actionnaire majoritaire du club, il n'y a pas un contrat entre Monsieur Zhe et moi stipulant qu'il reprendra toutes les responsabilités en cas de problème ? Si je suis conseillé par des avocats en Belgique ? Evidemment. Qui ? Je ne tiens pas à le dire ". Joint par téléphone, Suray n'est pas du tout énervé par la tournure que prend la conversation. Même pas quand on lui dit qu'en Belgique, l'Union Belge s'inquiète de rumeurs de trucages de matches organisés par des mafieux chinois. " C'est la première fois que j'entends parler d'une histoire pareille ", répond spontanément Suray. " Mais je sais que Monsieur Zhe a été mal vu en Belgique parce qu'il exigeait immédiatement beaucoup de choses dans le club où il amenait de l'argent. Je lui ai conseillé d'y aller plus doucement ". Et dans le but d'éclaircir une situation qui prête aux rumeurs les plus galopantes (exemple : Zhe aurait investi en Finlande parce qu'on joue en été en Scandinavie et qu'on peut y parier), Suray promet de nous organiser une interview avec le mystérieux Chinois...