Dans la famille Durnez, on a une fibre très solide de collectionneur. Si le père empilait les casquettes, le fils aligne les bandes dessinées. Entre les deux, il y a également cette passion pour Sport/Foot Magazine. " Mon père avait tous les numéros depuis le premier du Sportif 70 ", précise Guy. " Lors des vingt ans du magazine, il avait même été invité à une réception où se trouvaient quelques personnalités connues, comme Paul Van Himst. " Jusqu'à son décès il y a un an, le père de Guy lui offrait l'abonnement en le mettant à son nom pour que le quinqua le reçoive directement chez lui avant de le prêter à son père pour qu'il le parcourt et l'archive. " Quand j'étais étudiant, je le lisais du début jusqu'à la fin. Depuis que je suis en...

Dans la famille Durnez, on a une fibre très solide de collectionneur. Si le père empilait les casquettes, le fils aligne les bandes dessinées. Entre les deux, il y a également cette passion pour Sport/Foot Magazine. " Mon père avait tous les numéros depuis le premier du Sportif 70 ", précise Guy. " Lors des vingt ans du magazine, il avait même été invité à une réception où se trouvaient quelques personnalités connues, comme Paul Van Himst. " Jusqu'à son décès il y a un an, le père de Guy lui offrait l'abonnement en le mettant à son nom pour que le quinqua le reçoive directement chez lui avant de le prêter à son père pour qu'il le parcourt et l'archive. " Quand j'étais étudiant, je le lisais du début jusqu'à la fin. Depuis que je suis entré dans le monde actif, je lis le sommaire, puis je fais mon choix. Je vais plus facilement me laisser séduire par un titre accrocheur, qui raconte déjà quelque chose que j'ignore sur un joueur, par exemple. J'aime bien tous les hors-séries, surtout ceux qui présentent les compétitions avec la liste des joueurs et les articles liés aux stades. " Le Bruxellois a d'ailleurs eu l'occasion de travailler pour l'étude du Stade Roi-Abdallah de Jeddah, en Arabie Saoudite. Guy travaille chez un groupe de construction au service Offre de prix pour les grands projets nationaux et internationaux. " L'idée de ce stade faisait partie d'une folie d'un riche local, qui voulait en construire plusieurs en Arabie Saoudite ", reprend Guy. " J'ai dû me rendre là-bas avant le début de la construction pour prendre des contacts avec les sous-traitants, etc. C'était une super expérience de pouvoir lier professionnel et passion. " Son entreprise est également sponsor d'Anderlecht et des Diables rouges, ce qui permet donc à Guy de se faire inviter à l'occasion dans les loges. Il ne crache pas dessus, mais préfère évidemment l'atmosphère extérieure. Il y a quelques années, au lieu d'aller voir les matches de play-offs d'Anderlecht à domicile, il a ainsi décidé d'aller à chaque fois à l'extérieur. " C'était l'occasion de voir différents stades du pays ", se souvient-il. " L'expérience de Sclessin est très agréable, mais le plus intéressant, c'est le stade de Bruges : c'est une enceinte traditionnelle, qui nous plonge un peu dans le passé. " Autre stade légendaire qu'il a visité : Wembley. Suite à un concours remporté dans le journal Le Soir, le Bruxellois s'est rendu à Londres avec son fils pour assister à la rencontre Italie-Sénégal des JO 2012. " Je ne me souviens plus du score : c'était surtout le fait de se retrouver dans cette enceinte mythique, avec ce toit qui se refermait, qui nous a impressionnés. " Guy n'a joué qu'une saison au football. " Je n'étais pas très doué, donc j'ai vite arrêté et je suis devenu délégué pendant quelques années. " Un jour, alors que son équipe risque de démarrer un match en infériorité numérique vu le retard d'un des joueurs, Guy enfile une vareuse, mais joue avec des chaussures sans crampon. " J'ai quand même touché le ballon, mais je dois surtout avouer que je n'ai pas arrêté de glisser... " Aujourd'hui retiré du foot amateur, il se concentre assidûment sur les différents clubs bruxellois du niveau national. " À Anderlecht, on est loin de la génération qui brillait en Coupe d'Europe avec Vercauteren, Haan et tous ces gens-là ", glisse-t-il, plus nostalgique que dépité. " C'est l'époque où je suivais vraiment le foot, qui était souvent programmé le mercredi et parfois même en après-midi, quand les matches se déroulaient dans des pays de l'Est. " Si les Mauve et Blanc n'ont plus la même aura qu'il y a quarante ans, Guy continue de les suivre au quotidien. " Chez les Durnez, on a du mal à se défaire des choses que l'on aime. "