Après un recrutement des plus prolifiques lors du mercato hivernal, le Brussels espérait enfin se stabiliser dans la zone des non relégables. Avant le début du second tour, le président Johan Vermeersch avait insisté sur le fait qu'il voulait des résultats immédiats. La pression reposait donc à nouveau sur les épaules d' Albert Cartier. Mais les résultats sont irréguliers. Cependant, les dernières prestations laissent apparaître un regain de forme.
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Après un recrutement des plus prolifiques lors du mercato hivernal, le Brussels espérait enfin se stabiliser dans la zone des non relégables. Avant le début du second tour, le président Johan Vermeersch avait insisté sur le fait qu'il voulait des résultats immédiats. La pression reposait donc à nouveau sur les épaules d' Albert Cartier. Mais les résultats sont irréguliers. Cependant, les dernières prestations laissent apparaître un regain de forme. Steve Colpaert est de retour et nous explique le pourquoi des prestations en dents de scie. " Le club a composé avec l'arrivée de nombreux joueurs ", déclare-t-il. " Tout le monde a dû s'adapter, que ce soit le noyau ou ces nouveaux éléments. Maintenant, on se sent prêt et on commence à retrouver nos marques. Mais il ne faut pas oublier que l'on ne reste que le Brussels. Cette saison n'est pas censée être un exercice d'adaptation au championnat, on y est depuis assez longtemps. De plus, on a très bien débuté la compétition et je ne pense pas que ce début en boulet de canon n'était qu'un feu de paille. On a démontré nos qualités. Maintenant, on est en train de redresser la barre. On sait ce que l'on a à faire et on va se donner à 200 %. Le groupe n'est plus si jeune. Il y a désormais de l'expérience. Un gars comme Christian Negouai a joué en Angleterre et au Standard. Il est costaud et impressionnant. Dommage qu'il soit actuellement blessé ". On s'interroge évidemment sur le sentiment qui règne dans le vestiaire bruxellois. On pourrait croire que c'est avec la peur au ventre que les joueurs montent sur le terrain. Le club est en effet encore loin d'être sauvé. " Non. Nous n'avons absolument pas peur. Nous sommes tous conscients de nos qualités. Il faut surtout que la motivation ne fasse pas défaut. Comme face au Standard, par exemple. Ce fut un véritable off day. Mais le discours d'Albert Cartier n'a pas changé et son attitude non plus. Il nous soutient et c'est réciproque ". Après sept semaines d'indisponibilité due à une déchirure au quadriceps, Colpaert est enfin remonté sur le terrain. Et il n'a pas tardé à retrouver sa place dans l'équipe. " Un joueur ne vit évidemment que pour le foot. J'étais donc très content de fouler la pelouse mais pas ému. Sept semaines ont été nécessaires pour mon rétablissement. On n'a pas voulu forcer les choses. Je n'étais pas non plus éloigné du groupe, sauf peut-être pendant les deux premières semaines. Mais pour le reste, j'ai travaillé ma condition et j'ai assisté aux entraînements avec mes coéquipiers. J'ai également évolué avec la Réserve, ce qui m'a permis de me réaccoutumer aux rencontres. Suite aux nombreux transferts, on aurait pu croire que je craignais pour ma place. Mais c'est faux même si un gars comme Samuel Neva évolue plus ou moins dans le même registre que moi. Peu importe. Chaque joueur du groupe est important. Et on a besoin de tout le monde. Il fallait renforcer le noyau car il était loin d'être pléthorique. De plus, je n'ai pas de partenaire favori pour former le duo central en défense. Il n'y a pas de concurrence au Brussels ". Malgré son jeune âge, Colpaert est un garçon calme et posé. Il a travaillé et est resté serein pendant sa blessure. " Au début, c'était dur moralement. Mais je ne pouvais pas me laisser aller. Je voulais rejouer le plus rapidement possible. Je me suis donc concentré directement. J'ai laissé les coups de blues de côté. Reprendre rapidement les entraînements collectifs m'ont permis de ne pas me décourager. De plus, je souhaite vraiment me donner pour mon club. Il faut que l'on finisse le plus haut possible mais le plus important est d'assurer le maintien. Pour ce faire, il faudra que chaque joueur se donne à fond et évolue à sa meilleure place. Actuellement, c'est en tant que défenseur central que je peux aider mon club. J'ai évidemment envie de jouer un peu plus haut mais ce n'est pas encore d'actualité. J'en ai déjà parlé avec le coach mais il préfère encore m'aligner stoppeur ". Colpaert et son coéquipier Michaël Cordier ont tous deux été sélectionnés pour la rencontre Espoirs du 23 mars en Serbie. A l'inverse des Diables rouges, les Espoirs font bonne figure sur la scène internationale. " Notre groupe est composé de jeunes joueurs qui ont faim de progression. Le Championnat d'Europe va être une expérience géniale. C'est vrai que cela contraste avec les Diables rouges. Honnêtement, je ne peux pas expliquer ce qui se passe. Il faudrait leur demander. Personnellement, une sélection chez les Diables constituerait la concrétisation de mon rêve. Si je portais ce maillot, je me battrais pour la Belgique. Je ne comprends pas trop les tensions qui peuvent exister entre francophones et flamands au sein de ce pays. C'est triste en tout cas. Rien de tout cela au Brussels ! ". Une rumeur faisait récemment état du fait que Colpaert avait renouvelé son contrat jusqu'en 2010. Mais selon l'intéressé, c'est faux. Vermeersch aurait même spécifié à Cartier qu'il ne pouvait plus utiliser le joueur tant que celui-ci n'avait pas re-signé. Mais apparemment, le coach a eu le dernier mot. Pour ce qui est des tractations, elles traînent en longueur. Et on sent que le sujet est sensible. La cause, on ne la connaît pas. Exigences salariales ? Envie de partir ? On peut se demander si Colpaert en a marre de l'ambiance qui règne au Brussels. Il dément... " Il est vrai que je n'ai pas encore conclu d'accord avec mon club pour l'avenir. Je suis encore sous contrat jusqu'en 2008. Je ne sais pas qui a lâché cette rumeur dans La Capitale. Tout ce que je peux dire c'est que les négociations sont en bonne voie. On est toujours en discussion et régler deux ou trois détails. Je n'ai pas eu de contacts avec d'autres clubs. D'ailleurs, je n'ai absolument pas la tête ailleurs. Je ne pense qu'au Brussels. Quant à l'ambiance, je peux vous assurer qu'elle est bonne. Le club reste très familial. Et notre président se donne pour sauver son club. Il sait ce qu'il veut : progresser. Pour ce qui est de ses coups de gueule, j'y suis habitué. Je suis ici depuis longtemps et cela ne m'a jamais gêné. La pression qu'il met sur le groupe est positive. On a démontré sur le terrain que si l'on parvient à rester calme, on peut faire des résultats. Les joueurs ont les cartes en main. On sait ce que l'on doit faire ! " par tim baete - photo: reporters