On a aussi évoqué des raisons familiales pour expliquer votre transfert...
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On a aussi évoqué des raisons familiales pour expliquer votre transfert... Bertrand Laquait : Oui. Ma grande fille va rentrer à l'école. Je suis revenu pour ma mère aussi. Cet été, j'ai une partie de moi qui est partie. J'avais besoin de retrouver mes racines. En parlant d'une partie de vous, vous voulez sous-entendre la mort de votre père ?Oui. J'ai appris qu'il avait un cancer en février. J'avais informé peu de gens. Je ne suis pas du genre à m'épancher et je ne voulais pas que cela serve d'excuse. Mais j'avais mûri ma décision de retour en France depuis que je sais que mon père était malade. Aujourd'hui, je vis avec une déception énorme : celle de ne pas avoir profité davantage de lui. Je suis parti de la maison à 14 ans et je ne retournais à Vichy que pendant les vacances. Comment avez-vous réussi à rester concentré sur le football ? John Collins était au courant. Je ne pouvais pas lui mentir et il avait bien compris ma situation. Le jour où j'ai appris la nouvelle de son cancer, je lui ai dit - Je ne sais pas où j'en suis. Il a su trouver les mots justes. Vous avez pu dire au revoir à votre père ? Oui, il est décédé lors de mon retour de vacances. Je venais de revenir de Vichy et j'avais à peine posé mes valises à Charleroi que l'on me téléphonait pour m'apprendre sa mort. J'ai refait les 12 heures de route dans l'autre sens, en prenant mon frère à Reims au passage. Cela m'a fait du bien de voir mon père avant sa mort. La maladie l'avait fortement affaibli et il avait beaucoup changé mais cela restait malgré tout mon père. A l'enterrement, on savait qu'il y aurait du monde mais on ne pensait pas qu'il y en aurait autant. Mon père était apprécié et reconnu dans la région. Comment avez-vous vécu vos vacances à ses côtés ?Je ne pensais pas qu'il s'agirait des derniers moments près de lui. Il nous avait juste demandé, à mon frère et à moi, de bien s'occuper de maman mais on n'a pas percuté sur le moment. Vous a-t-il aidé dans le choix de votre transfert ? Non. Le premier appel de Croix-de-Savoie est arrivé lors de son hospitalisation. Comme j'avais d'autres choses à penser, je n'ai pas donné suite à cette première approche. Et puis, le club a rappelé quelques jours après son décès. Je suis sûr qu'il m'aurait donné le feu vert.