Un jeudi après-midi, au Centre du Tour des Flandres. Johan Musseuw achève la visite guidée mais un groupe d'amateurs de cyclisme s'attarde pour lui poser des questions et lui demander des autographes et des selfies. Museeuw accepte toutes les requêtes avec un plaisir manifeste. Il rayonne. Il profite pleinement de sa nouvelle vie, durant laquelle il s'adonne presque chaque jour à la passion qui lui a permis d'entrevoir la fin du tunnel dans les moments les plus sombres de son existence : le vélo.
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Un jeudi après-midi, au Centre du Tour des Flandres. Johan Musseuw achève la visite guidée mais un groupe d'amateurs de cyclisme s'attarde pour lui poser des questions et lui demander des autographes et des selfies. Museeuw accepte toutes les requêtes avec un plaisir manifeste. Il rayonne. Il profite pleinement de sa nouvelle vie, durant laquelle il s'adonne presque chaque jour à la passion qui lui a permis d'entrevoir la fin du tunnel dans les moments les plus sombres de son existence : le vélo. Avec des cyclistes du monde entier pendant ses vacances Museeuw Cycling Experience. En compagnie de son fils Stefano, âgé de 22 ans, qui a effectué ses débuts professionnels cette année avec l'équipe néerlandaise BEAT-cycling. Ou même avec Remco Evenepoel et d'autres coureurs Deceuninck-Quick-Step pendant leur stage d'équipe. Ces deux dernières années, il a pédalé 25.000 kilomètres par an. " Et je n'en serai pas loin cette année non plus ", précise Museuw quand nous nous installons au Peloton Café du Centre. " Mais je ne suis plus aussi extrême. Jusqu'à l'année passée, je pédalais parfois le matin et le soir, comme si j'étais pro. Puis, j'ai compris que je n'avais plus besoin d'être aussi fanatique. Je ne roule plus que pour le plaisir, sans m'épuiser. Mais si le mauvais temps m'empêche de pédaler trois jours d'affilée, je deviens embêtant. " Les visiteurs t'ont écouté avec une admiration manifeste. Même des cyclotouristes du Brésil et des États-Unis étaient aux anges à l'idée de pouvoir t'accompagner. Cela te surprend-il ? JOHAN MUSEEUW : Non. je reçois presque chaque jour des messages de supporters du monde entier via les réseaux sociaux. Des étrangers qui ne peuvent pas suivre les classiques d'aussi près que nous, les Belges. Du coup, les vainqueurs acquièrent un statut de héros encore plus grand qu'ici. C'est aussi dû aux nombreux hauts et bas qui ont jalonné ma carrière. D'une part, il y a eu mes six victoires au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, chacune acquise d'une manière spéciale : après des solos héroïques, une fois en compagnie de trois coureurs Mapei à Roubaix... Et mes deux come-backs, la chute avec Fabio Casartelli au Tour, mes aveux pour le dopage... Ce sont des choses qu'on n'oublie pas. Les gens se reconnaissent dans ma vie, qui est une succession de bons moments et de passes difficiles. Tu viens d'ajouter Le Lion à un autographe. De même, ton compte Twitter affiche Lion of Flanders et sur Instagram, tu utilises un emoji en forme de lion. Es-tu si fier de ton surnom ? MUSEEUW : C'est Michel Wuyts qui a été le premier à m'appeler comme ça, au Tour des Flandres 1995. Les gens continuent à m'appeler Lion aussi souvent que Johan. C'est même devenu une marque. Je m'y suis attelé, déjà pendant ma carrière, avec les bandanas ornés d'un lion et encore plus ensuite, en signant Le Lion, en postant des photos de ma carrière où figure un lion... Specialized a même sorti une série spéciale : des vélos ornés d'un lion. Et ici, au Peloton Café, on sert une bière Vlaamsche Leeuw dont je suis l'ambassadeur. Un ancien champion doit se vendre, surtout quand il resté dans la branche. Sinon, il est vite oublié. On peut aussi lire sur tes comptes : " 3x le Tour des Flandres, 3x Paris-Roubaix ". Pas de trace de ton sacre mondial, par contre. MUSEEUW : Ça reste ma plus belle victoire, mais la plupart des gens se souviennent surtout de ces six succès. C'est grâce à eux que je me suis fait un nom, surtout grâce à Roubaix, qui reste la course la plus renommée au niveau mondial. C'est pour ça que je viens de travailler deux jours avec Global Cycling Network (une plate-forme en ligne renommée de cyclisme, ndlr) et l'ancien pro Bernie Eisel, qui réalise des interviewes. Nous sommes revenus sur ma carrière dans la série Legends. Tu restes un héros pour des monuments britanniques tels que Bradley Wiggins et Mark Cavendish. En 2018, Wiggins n'a accepté de se rendre à la remise du Vélo de Cristal qu'à condition d'être installé à ta table. Et en début d'année, Cavendish a rédigé une ode à ton sujet sur Instagram. MUSEEUW : J'ignorais que Bradley me vouait pareille admiration. Jusqu'à ce que mon fils Stefano veuille le rencontrer, car il est son idole. J'ai donc téléphoné à Servais Knaven, directeur d'équipe de Sky et ancien coéquipier, avant le dernier Paris-Roubaix de Wiggins, en 2015. " Pas de problème, viens. " Wiggins avait même préparé un maillot dédicacé pour Stefano. Et j'avais apporté de la bière. Il a apprécié. ( Rires) Je n'ai pris connaissance des sentiments de Cavendish à mon égard que par le biais d'un article. Es-tu également un héros pour les jeunes de maintenant ? MUSEEUW : Leurs héros, ce sont Van der Poel, Van Aert, Sagan... J'ai moins de contacts avec les jeunes qu'avec les personnes de plus de 40 ans, le public-cible de mes vacances sportives. Mais quand je passe au buffet pendant le stage de Deceuninck-Quick-Step, la plupart des coureurs me reconnaissent quand même. Remco Evenepoel connaît-il toutes les histoires sur Museeuw ? MUSEEUW : Pas tout mais il en connaît les grandes lignes. J'ai couru avec Patrick, son père. Et dans mes conversations avec Remco, comme récemment en stage, il m'arrive de parler de ma carrière. Surtout pour lui prodiguer des conseils : comment rester concentré, comment relativiser sa gloire...Ce n'est pas facile, compte tenu de son succès, à vingt ans. Il y avait 50 équipes TV à la présentation de Deceuninck-Quick-Step. Pour Alaphilippe mais surtout pour Remco. Tenir dix ans comme ça, sous les feux de la rampe... Regarde comme Sagan, qui n'a que trente ans, est en train de plafonner. Heureusement, Remco est en de bonnes mains avec Patrick Lefevere. Quand as-tu compris que la gloire était éphémère ? MUSEEUW : Très tôt. Quand je me suis emparé du maillot jaune au Tour 1993, des dizaines de personnes se sont accrochées à mes basques alors qu'il y avait un plus grand ex-champion, Freddy Maertens, qui courait toujours. Plus personne ne le regardait. Je me suis dit que ça pourrait m'arriver aussi. J'ai ensuite vu de nombreux autres exemples de ce genre. Eddy Planckaert, la vedette qui me fascinait quand j'étais néo-pro, est resté les mains vides, après la faillite de son entreprise de bois. Un autre ancien coéquipier, Johan Bruyneel, et Lance Armstrong ont été portés aux nues pendant des années puis honnis. Une différence avec Evenepoel : l'attention générale est partagée entre lui, Van Aert, Lampaert, Gilbert, Van Avermaet... tandis que dans les années '90, tous les spots étaient tournés vers toi. Tu étais le sauveur du cyclisme belge et même un des rares grands sportifs du pays. MUSEEUW : Nous n'avions pas encore de footballeurs de classe mondiale à la Hazard et De Bruyne, ni de Derwael, Goffin, Thiam, Meesseman ou de grands hockeyeurs... Et d'autres champions, comme Deburghgraeve, Vandecaveye, Werbrouck, Van Lierde nétaient médiatisés qu'une ou deux fois par an, aux championnats d'Europe et du monde, aux Jeux. Une nuance quand même : l'attention médiatique était moins importante que maintenant. Internet en était à ses balbutiements. Mais on grossissait tout ce qui me concernait. Nous n'avions pas d'attaché de presse. Les journalistes me téléphonaient directement, le soir. Et je devais toujours répéter la même chose. Tu n'étais pas facile à interviewer. MUSEEUW : Un article de plus ou de moins... Chaque minute consacrée à une interview était une minute de repos en moins, tant j'étais maniaque. Personne au sein de l'équipe ne me disait de faire autrement. Un entraînement médiatique ? Jamais eu. Pourquoi, d'ailleurs ? Je gagnais une classique chaque année et les sponsors étaient satisfaits de ce retour. Je ne le regrette pas car j'estimais bien faire. Mais si je devais courir maintenant, je ne vivrais plus dans pareil cocon. Déjà parce que ce n'est plus possible. La gestion de la presse et des réseaux sociaux est devenue partie intégrante de l'existence d'un coureur. Ta réserve à l'égard des journalistes t'a valu une réputation erronée. Tu étais considéré comme le Flandrien typique, timide, réservé, peu disert. MUSEEUW : Alors que j'aimais plaisanter et m'amuser. Néo-pro, j'ai jeté une canette de lait à la tête d'Eddy Planckaert, qui m'avait frotté du beurre sur le nez. Et je me suis parfois enivré, en dehors des courses. Mais je n'ai jamais montré ce côté de ma personnalité aux caméras. Je n'en éprouvais pas le besoin. Un autre malentendu : Museeuw devait ses succès à son régime spartiate, pas à son talent. Parce que tu le répétais toi-même. MUSEEUW : J'étais trop modeste, c'est sûr. Je n'étais pas non plus un Merckx ni un De Vlaeminck, mais on ne se forge pas un palmarès comme le mien grâce au seul entraînement. c'était une combinaison des deux. J'avais un gros moteur, qui me permettait de m'entraîner énormément. Je sens encore maintenant, à 54 ans, que j'ai un corps spécial. Je peux le soumettre à une charge beaucoup plus importante que la plupart des gens de mon âge, pendant mes vacances sportives. J'avais aussi besoin de ces entraînements pour me préparer mentalement aux classiques, même si je connaissais parfaitement mon corps. Quand j'étais fatigué, je me freinais à temps. Parfois, je pédalais jusqu'à 300 kilomètres, avant le Ronde ou Paris-Roubaix ou comme le mercredi précédant le Mondial de Lugano. Mais parfois, pas, en fonction de mon instinct. T'entraînais-tu très différemment de la génération actuelle ? MUSEEUW : Pas complètement mais les séances actuelles sont plus structurées. Tout a un nom plus flashy. Par exemple, je ponctuais chaque séance, qu'elle soit de deux ou de sept heures, par une demi-heure sur les rouleaux pour me détendre les muscles. Le soir, je faisais aussi une demi-heure de stretching. Maintenant, on appelle ça cooling down et corestability. Et alors que les coureurs s'entraînent maintenant par bloc, en explosivité, à raison de plusieurs séances par jour, moi, je le faisais pendant une longue séance d'endurance dans les Ardennes flamandes : je grimpais une côte x fois de suite, avec un gros braquet. Ou bien mon père roulait à 50 km/h à moto et je pédalais à côté pendant cinq minutes avant de sprinter. Comme Freddy Maertens à l'époque, j'entraînais ma force dans les dunes et pas au fitness comme maintenant. Escalader plusieurs fois une dune, dans le sable mou, jusqu'à ce que mes jambes explosent. C'était de l'improvisation mais ce n'était pas pour autant moins bon que les séances scientifiques actuelles. A partir de 1995, je me suis entraîné plus conséquemment chez Mapei, en tenant compte de mes pulsations, des tests de lactate au fameux centre Mapei de Milan. C'était révolutionnaire à l'époque mais ça n'était pas très différent de mes entraînements précédents. As-tu conservé les carnets dans lesquels tu notais ton kilométrage, ton poids, ton pouls le matin, la qualité de ton sommeil ? MUSEEUW : Oui. C'était Strava et TrainingPeaks (des plates-formes en ligne d'entraînement, ndlr) avant la lettre, mais sur papier. Je les montre parfois à Stefano. Je lui parle alors de mes séances les plus dures, derrière le derny de mon père. On en décidait souvent la veille au soir, en fonction de la météo. Quand on n'annonçait pas de pluie, je téléphonais à mon père : " Pa, demain, nous partons pour six ou sept heures. " Il devait refaire le plein du derny en route. Donc, ma mère nous rejoignait à un point de rendez-vous avec un bidon de carburant, des boissons et des tartes au riz. Mon père aussi a souffert pendant ces séances. Je m'en rends compte maintenant quand je roule devant Stefano. Il m'est déjà arrivé d'avoir très froid et de ne plus sentir mes fesses. ( Rires) Ton père a-t-il été la personne la plus importante de ta carrière ? MUSEEUW : Il m'a appris ce qu'était la discipline quand, jeune, je combinais le cyclisme avec un emploi dans son garage. Et plus tard, il m'a appris beaucoup de choses sur le plan financier. Pendant mes années de gloire, j'ai voulu m'acheter une Ferrari. " Johan, es-tu cinglé ? Nous allons investir dans des appartements ! " Il avait raison car ils m'ont rapporté beaucoup plus. Et je continue à mener une existence disciplinée. J'ai bien une Porsche mais je l'ai achetée à 50 ans. Sinon, je ne fais pas de folies. Mon père a donc été très important mais je ne veux pas passer sous silence le rôle de Patrick Lefevere, du soigneur Dirk Nachtergaele, du docteur Yvan Vanmol et surtout de Véronique, mon ex-femme. Pendant des années, elle a tout sacrifié pour moi, elle a élevé les enfants seule. Car quand j'étais à la maison, je ne faisais rien, même pas tondre la pelouse. Cette maniaquerie est une des causes de mon divorce. Est-ce que je le regrette ? Non. Je ne regrette rien de ma carrière, en fait. J'ai reçu beaucoup en échange de mes sacrifices. Tu ne regrettes pas non plus que ta carrière se soit achevée sur une fausse note ? Tu aurais pu ou dû arrêter plus tôt. MUSEEUW : Après 2002, j'ai senti que je commençais à décliner. Pour gagner le Circuit Het Volk en 2003, j'ai dû me tuer trois fois plus. J'ai compris qu'il me serait difficile de gagner le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix. En fait, j'aurais déjà dû prendre ma retraite. J'avais gagné Roubaix 2002 avec trois minutes d'avance et j'avais montré mes dix doigts, un pour chaque victoire en Coupe du monde. La fin parfaite. Ça me trottait en tête pendant que je me dirigeais vers la piste. Mais l'euphorie a été telle... J'ai pensé que j'allais en gagner onze ! J'y suis parvenu, à Hambourg, plus tard dans l'année. Mais qui s'en souvient encore ? Je ne suis pas parvenu à arrêter ce que j'aimais tant. Compte tenu de ma valeur publicitaire, personne ne m'y a incité non plus. Je n'étais pas préparé à une nouvelle vie. C'est un ensemble : pendant deux ans, j'ai encore bien gagné ma vie tout en m'amusant. Malgré l'affaire de dopage qui a entaché ton image ? MUSEEUW : Depuis, tout le monde sait que notre génération était trouble. Pourquoi revenir là-dessus, comme Rudy Pevenage dans son livre, il y a peu... Ça n'apporte plus rien. J'espère que la génération actuelle est différente, que nous lui avons appris quelque chose. Je suis fier de n'avoir entraîné personne dans ma chute. Je peux regarder tout le monde en face et je reste bienvenu partout. Ça compte beaucoup pour moi. Notamment parce que tu as toujours gréé beaucoup de choses à tes coéquipiers. Au moins un Paris-Roubaix. MUSEEUW : Quand Knaven a gagné, en 2001, je lui ai dit, en pleine finale : " Servais, ouvre la course. " Il a démarré, les autres n'ont pas bougé et j'ai freiné mes efforts alors que j'étais bien. Mais je ne le regrette pas. Maintenant, je peux téléphoner à Servais pour qu'il permette à mon fils de rencontrer Bradley Wiggins. Tu aurais pu être codétenteur du record de victoires à Roubaix. MUSEEUW : Sans doute, avec un peu plus d'égoïsme. Mais serais-je plus heureux ? Non. Il faut apprendre à se contenter de ce qu'on a. Que pourra-t-on graver sur ta tombe, à part Le Lion ? MUSEEUW : Ce dont je tire ma plus grande fierté, c'est de la manière dont je me suis battu pour revenir, après avoir failli être amputé de la jambe suite à ma chute à Paris-Roubaix 1998 et après le traumatisme crânien assorti de huit jours de coma suite à l'accident de moto en 2000. Deux fois, j'ai lutté pour vivre, j'ai gagné et je suis revenu parmi les meilleurs. J'aurais pu arrêter car les médecins m'accordaient fort peu de chances de revenir au sommet. J'aurais même pu me servir d'une assurance pour le reste de ma vie. Mais l'argent n'a jamais constitué ma première motivation. C'est d'ailleurs pour ça que je suis resté toutes ces années chez Patrick Lefevere alors que j'aurais pu gagner davantage dans d'autres formations. Qu'est-ce qui te motivait, alors ? MUSEEUW : C'est simple : l'amour du vélo, la volonté de revenir au premier plan. Jour après jour, je me disais, en me regardant dans le miroir : " Johan, tu vas réussir. " Même si j'avais des mauvais jours. A Paris-Tours, une de mes premières courses après ma chute à Roubaix, j'ai été lâché à trente kilomètres de l'arrivée, devant toutes les caméras. Ça m'a fait mal mais j'ai puisé du courage de cette expérience : je reviendrai l'année prochaine ! Ces deux come-backs t'ont-ils aidé durant ta troisième traversée du désert, en 2007, avec cette histoire de dopage ? MUSEEUW : Certainement car ils m'avaient endurci. Même si mes aveux ressemblaient à une délivrance, j'ai été très mal. J'ai dû me cacher pendant deux ans car beaucoup de gens ne voulaient ou ne pouvaient plus me voir. Mais pour la troisième fois, je me suis battu. Pas contre la douleur physique mais contre le chagrin, la déception... J'ai gagné ce combat aussi. Sans l'aide de quiconque, sans psychologue. On me l'avait pourtant conseillé mais je préférais gérer ça à ma façon : seul. Qu'est-ce qui t'a aidé ? MUSEEUW : Une fois encore, l'amour du vélo. J'ai rencontré des gens qui partageaient cette passion, notamment grâce à ces vacances sportives. Ça continue à me procurer une profonde satisfaction : je leur offre une chouette journée, je leur permets de découvrir ce que représente le fait d'être un coureur professionnel. C'est comme ça que j'ai retrouvé mon assurance. Et te voilà plus heureux que jamais, à 54 ans. MUSEEUW : Comme je le disais, la vie est une succession de hauts et de bas. J'espère que la haute conjoncture actuelle durera encore longtemps !