Carlos n'est pas du genre à rater une info. Déjà dans sa jeunesse, il échangeait avec un ami les magazines qu'il ne possédait pas pour se tenir au courant de toute l'actu foot. " Je me souviens très bien de la toute première Une de Foot Magazine, avec Eddy Voordeckers du Standard. Je pense qu'il y avait un dossier spécial sur un Anderlecht-Standard proche et ça m'avait directement interpellé. " Son ami étant Rouche, Carlos a très tôt décidé d'opter pour le mauve, histoire de nourrir les débats. Au milieu des années 80, le Liégeois remporte un concours organisé par le magazine, ce qui lui permet de suivre Anderlecht en Ligue des Champions cont...

Carlos n'est pas du genre à rater une info. Déjà dans sa jeunesse, il échangeait avec un ami les magazines qu'il ne possédait pas pour se tenir au courant de toute l'actu foot. " Je me souviens très bien de la toute première Une de Foot Magazine, avec Eddy Voordeckers du Standard. Je pense qu'il y avait un dossier spécial sur un Anderlecht-Standard proche et ça m'avait directement interpellé. " Son ami étant Rouche, Carlos a très tôt décidé d'opter pour le mauve, histoire de nourrir les débats. Au milieu des années 80, le Liégeois remporte un concours organisé par le magazine, ce qui lui permet de suivre Anderlecht en Ligue des Champions contre l'Omonia Nicosie... et de prendre l'avion pour la première fois. " Un voyage plein d'aventures ", rigole l'intéressé. " Arrivé à Zaventem, il y a eu une alerte à la bombe et mon trajet a été modifié. J'ai finalement dû passer par Zurich et Vienne, avant d'atterrir à Larnaca à l'aube. " L'employé de mutuelle, qui devait récupérer son billet de match à l'hôtel des joueurs, s'est alors débrouillé pour se rendre au Hilton local, où il s'est retrouvé nez à nez avec un portier pour le moins singulier : Juan Lozano. " Pour moi, ce joueur était inaccessible. Et là, voilà qu'il me tenait la porte pour entrer. Incroyable ! " Le soir-même, les Anderlechtois s'imposent 1-3. Leur campagne européenne sera finalement stoppée par le Steaua Bucarest, futur vainqueur en finale contre Barcelone. Les parents de Carlos sont originaires d'Estrémadure, une des 17 communautés autonomes située à l'ouest de l'Espagne. Mais dans les années 70, alors que le jeune Liégeois commence à s'intéresser au foot, la star du moment s'appelle Johan Cruijff et elle joue au Barça. " C'est grâce à lui que ma passion pour le club est née ", témoigne-t-il. " Aujourd'hui, je suis plus attiré par notre multiple Ballon d'or : Messi reste Messi. Heureusement, j'ai eu la chance d'aller au Camp Nou voir un match de Liga avec mon fils. " Carlos a lui-même pratiqué le foot à l'UD Española, à une époque où Liège fourmillait de clubs créés par la communauté espagnole : Iberia, Atletico Español, Lorca ou encore Deportivo. " C'était un peu le derby dans le derby et ces matches se jouaient devant 300 personnes. Au départ, il n'y avait que des Espagnols. Le premier Belge qui a joué pour l'Española s'appelait Roger Parent et il était blond, autant dire qu'il ne passait pas inaperçu au milieu des crollés moustachus ( rires). " Carlos évoluera quelques années au poste d'arrière latéral avant de se reconvertir en tant que coach et depuis dix ans en tant qu'arbitre. Aujourd'hui, il siffle uniquement les jeunes, c'est son plaisir du dimanche matin. " Mais je sens qu'il va me falloir une sérieuse remise en forme après ces quelques semaines d'arrêt. " Question Pro League aussi, Carlos a pris un peu de retard : son Spécial Compétition est encore intact. Depuis le printemps dernier, il parcourt de toute façon le magazine sur tablette, une lecture qu'il trouve plus pratique. " J'aime toujours autant les pages internationales et les reportages sur les petits clubs amateurs ", précise-t-il. " Le nouveau chroniqueur, Swann Borsellino, me plaît bien aussi, mais il doit encore apprendre à connaître le championnat belge. "