RobSchoofs(21) a du sang jaune et bleu dans les veines. Lorsqu'il avait 9 ans, il laissa quelques larmes au Heysel lors de la finale de Coupe de Belgique perdue face à La Louvière. C'était l'époque de joueurs comme PeterDelorge, PeterVoets, WouterVrancken et NickyHayen, sur lesquels le Standard, le Club Bruges et Anderlecht se cassaient régulièrement les dents. " J'assistais à tous les matches derrière le but. Saint-Trond gagnait au caractère. Aujourd'hui, notre football est plus raffiné. "
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RobSchoofs(21) a du sang jaune et bleu dans les veines. Lorsqu'il avait 9 ans, il laissa quelques larmes au Heysel lors de la finale de Coupe de Belgique perdue face à La Louvière. C'était l'époque de joueurs comme PeterDelorge, PeterVoets, WouterVrancken et NickyHayen, sur lesquels le Standard, le Club Bruges et Anderlecht se cassaient régulièrement les dents. " J'assistais à tous les matches derrière le but. Saint-Trond gagnait au caractère. Aujourd'hui, notre football est plus raffiné. " ROB SCHOOFS : Nous voulons les jouer mais n'oubliez pas que nous sommes montants. Pour cela, il faudrait que nous fassions preuve de plus de caractère en déplacement. Nous avons trop tendance à laisser l'adversaire faire le jeu, nous perdons trop de duels. Ce n'est pourtant pas faute de le répéter sur tous les tons. SCHOOFS : La victoire sur Genk, surtout, a fait plaisir. Maintenant, nous voulons battre Anderlecht. Mais je ne serai satisfait que si nous parvenons, en tant qu'équipe, à nous motiver contre de plus petites équipes. SCHOOFS : Ils ne sont pas très différents l'un de l'autre. La femme de Chris O'Loughlin dit qu'il ne parle que de football. Il a professionnalisé le club. Avant, il y avait beaucoup de laisser-aller. Maintenant, il veut que l'encadrement soit parfait. SCHOOFS : Quand il m'a appelé pour me dire qu'il avait signé au Standard, je suis tombé à la renverse. Mais il a été très correct. Je lui dois beaucoup, si pas tout. GuidoBrepoels m'a repris dans le noyau A alors que je n'avais que 16 ans mais c'est Ferrera qui m'a titularisé. " SCHOOFS : C'était il y a deux ans, au tour final. GrégoryDufer était blessé et, la veille du match, Ferrera est venu me trouver pour me dire que je serais capitaine. Il ne m'a pas demandé si j'étais d'accord. Quand j'ai raconté ça à mon père, il a éclaté de rire. Nous avons gagné à Louvain et j'ai gardé le brassard. SCHOOFS : Le premier, ça a été. Mais une fois, à Eupen, j'ai voulu parler en français car les trois-quarts du groupe étaient francophones. J'ai dit : Aujourd'hui, on va gagner... puis ce fut le black-out. Quelle gêne ! Aujourd'hui, on en rigole encore. SCHOOFS : Les mettre à l'écart aurait été une grosse erreur. Je demande souvent conseil à des gars comme Kotysch, Iandoli, Erichot, Dutoit ou Tchitéafin de faire respecter les règles du vestiaire. On dit que Tchité est un type difficile mais il m'a tout de suite soutenu. " SCHOOFS : Juste après le départ de Ferrera, l'ambiance était très tendue. Certains exprimaient leur frustration à l'entraînement. J'aurais dû taper du poing sur la table et rappeler tout le monde à l'ordre mais ce n'est pas mon genre. Peter Delorge m'a appris à toujours chercher le compromis. Le plus important, pour un capitaine, c'est de bien connaître les gens, de savoir comment les aborder. Je ne veux pas qu'on dise de moi : -Voilà encore le chiant. "SCHOOFS : En juillet, je me posais des tas de questions. En D2, nous étions parfois trop sûrs de nous. Jusqu'au jour où nous avons perdu 4-0 au Lierse. Ce jour-là, nous avons compris que la D1, ce serait autre chose. SCHOOFS : Les 2 ans passés en D2 m'ont permis de mûrir. Au cours des années qui viennent, je vais encore devoir progresser physiquement. Je m'en suis rendu compte en affrontant SvenKums et SébastienSiani, deux médians qui m'ont réellement impressionné. SCHOOFS : (il réfléchit) ToniKroos est un 6 : il reste devant la défense et distribue le jeu de sa position. Moi, j'essaye de couvrir davantage de terrain. Toutefois, s'il est un domaine où je suis encore perfectible, c'est la productivité. Je dois encore marquer davantage, oser tenter ma chance. Ferrera devenait fou quand je faisais une passe au lieu de tirer. SCHOOFS : A la place où je joue, on n'a pas le temps de penser. Il faut faire la différence en une fraction de seconde. C'est comme aux échecs : il faut penser avec un coup d'avance. Avant de recevoir le ballon, j'essaye de savoir à qui je vais le donner. SCHOOFS : Non, ce n'est pas la tâche d'un employé de dire aux dirigeants ce qu'ils doivent faire. SCHOOFS : Nous sommes régulièrement en contact mais le Standard ne m'a pas fait de proposition. S'il en fait une, je l'étudierai. Mon contrat a été prolongé récemment et Saint-Trond aura son mot à dire en cas d'intérêt pour ma personne. Une chose est sûre : Saint-Trond ne sera pas mon dernier club. SCHOOFS : Pas nécessairement. Mon choix dépendra de l'aspect sportif, de l'aspect financier et de la philosophie du club. Aucun club au monde ne m'accordera un contrat disant que j'ai le droit de jouer au moins dix matches par an mais je veux tout de même des garanties concernant le temps de jeu. SCHOOFS : Si je dis aujourd'hui que je ne jouerai jamais à Genk et que j'y vais dans deux ans, j'aurai l'air malin. C'est aussi au club de veiller à ce qu'un de ses jeunes ne se laisse pas séduire par un club à 30 km de chez lui. Saint-Trond doit avoir l'ambition de devenir aussi important que Genk. SCHOOFS : Saint-Trond doit faire un choix : ou il vise le Top 6, ou il continue à former des jeunes et à les vendre. J'ai lu récemment que nous avions la sixième assistance de Belgique. C'est fantastique pour un club qui évoluait encore en D2 l'an dernier. Nous avons tout pour jouer les play-offs 1 chaque année. PAR ALAIN ELIASY - PHOTOS BELGAIMAGE