Il y a onze mois, il remportait Paris-Tour, sa première classique. Une victoire dont beaucoup pensaient qu'elle allait le lancer définitivement sur la voie du succès. Les spécialistes en étaient convaincus : il ne faudrait plus attendre longtemps pour le voir faire à nouveau la une des journaux. Seul problème : l'arrivée chez BMC de Philippe Gilbert, pour qui il allait devoir se sacrifier.
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Il y a onze mois, il remportait Paris-Tour, sa première classique. Une victoire dont beaucoup pensaient qu'elle allait le lancer définitivement sur la voie du succès. Les spécialistes en étaient convaincus : il ne faudrait plus attendre longtemps pour le voir faire à nouveau la une des journaux. Seul problème : l'arrivée chez BMC de Philippe Gilbert, pour qui il allait devoir se sacrifier. Mais cette saison, tous les pronostics furent déjoués. Greg Van Avermaet (27) lui-même ne s'attendait pas à cela. " Nous savons que Philippe ne s'est pas facilement adapté à sa nouvelle équipe ", dit le coureur qui, au terme de la saison, quittera Berlare pour Stoumont. " Comme il ne répondait pas présent, j'ai pu tenter plus souvent ma chance que prévu. " Malgré cela, l'ex-gardien de Beveren, vainqueur à quatre reprises la saison dernière, attend toujours sa première victoire. " C'est vrai : 2012 ne m'a pas apporté ce que j'en attendais ", reconnaît-il honnêtement. " En début de saison, j'étais bien. J'ai beaucoup travaillé pour l'équipe et j'ai terminé à la quatrième place du Tour des Flandres. Et depuis l'Eneco Tour, je me sens à nouveau en pleine forme, comme à la fin de la saison dernière. Mais je n'ai pas encore gagné et cela m'ennuie. "Une côte froissée suite à une chute à Milan-San Remo et des problèmes au talon lui ont joué des tours au printemps mais il ne veut pas se servir de cela comme excuse. " D'un point de vue tactique, j'ai souvent fait les mauvais choix ", dit le Flandrien, qui est un peu dans un cercle vicieux. " Lorsque j'aurai décroché ma première victoire, je prendrai peut-être plus facilement de meilleures options. "Van Avermaet assure ne pas paniquer. " Quand ça roule en course, je sens que je fais partie des meilleurs. J'aurai certainement encore l'occasion de remettre les pendules à l'heure cette saison. Je veux m'obliger à décrocher une belle victoire dans les prochaines semaines. Si je n'y arrive pas, je vais hiberner avec la sensation d'avoir perdu un an. J'étais en condition mais les résultats n'ont pas suivi. Heureusement, il reste de belles courses : vendredi à Québec, dimanche à Montréal, le championnat du monde, le Tour de Lombardie et Paris-Tours. J'espère en remporter une. "Le championnat du monde fait donc partie de ses objectifs. Depuis ses débuts professionnels en 2007, il n'a manqué aucune des courses au maillot arc-en-ciel. En 2010, il avait même terminé cinquième à Geelong. C'est lundi prochain que la sélection belge sera dévoilée. " Je pars du principe que j'en fais partie ", dit-il. " Le sélectionneur sait ce qu'il peut attendre de moi. Le parcours de Valkenburg me convient, je l'ai prouvé lors de l'Amstel Gold Race cette année. Gilbert a fait le plein de confiance en remportant une étape de la Vuelta mais je m'accorde aussi une chance d'être champion du monde. Il faudra que les circonstances soient bonnes et que l'équipe me laisse une certaine liberté. "benedict vanclooster