Mons réalise un excellent parcours cette saison, tant en championnat qu'en Coupe de Belgique. Malgré une première place au classement après 11 journées, le club hennuyer a quand même laissé échapper la première tranche. C'est Overpelt-Lommel qui a déjà gagné le droit de participer au tour final après dix matches, les deux autres vainqueurs de tranches étant déterminés après 22 et 34 rencontres.
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Mons réalise un excellent parcours cette saison, tant en championnat qu'en Coupe de Belgique. Malgré une première place au classement après 11 journées, le club hennuyer a quand même laissé échapper la première tranche. C'est Overpelt-Lommel qui a déjà gagné le droit de participer au tour final après dix matches, les deux autres vainqueurs de tranches étant déterminés après 22 et 34 rencontres. Mais les Dragons se sont qualifiés pour les huitièmes de finale au détriment de La Louvière... et c'est le Camourenais Jérémie Njock (25 ans) qui a offert ce magnifique cadeau au club tout entier en inscrivant le seul but de la rencontre au Stade Tondreau. Il nous explique les raisons du renouveau montois. Jeremie Njock : Le travail du groupe commence vraiment à payer. José Riga joue évidemment un rôle immense dans notre réussite actuelle. De plus, le noyau est animé d'une excellente mentalité. Normal avec de tels résultats ! Mais il n'y a pas que cela... On veut gagner tous les matches. C'est notre coach qui nous a inculqué cette motivation. L'an dernier, Mons a raté beaucoup d'épreuves et ne veut pas revivre une telle expérience. Chacun se préoccupait seulement de sa petite personne en espérant décrocher un bon contrat en fin de saison dans un autre club. Cette année, chaque élément évolue pour le groupe et l'ambiance s'en ressent. On n'arrête pas de se chambrer. En plus, les résultats suivent. Je n'ai que très rarement connu une aussi grande complicité dans une équipe. On était très fiers évidemment. Ce n'est pas tous les jours que l'on parvient à battre une équipe de l'élite et puis nous n'avons pas démérité. Nous nous sommes battus à chaque instant. De plus, c'est un formidable cadeau pour notre président, Dominique Leone. Notre entraîneur est aussi satisfait même si la Coupe ne constitue qu'un bonus pour lui. La montée reste logiquement notre objectif premier. Grâce à lui, notre boulot est devenu un véritable plaisir. On donne tout ce qu'on a pour concrétiser nos ambitions. Riga nous a félicités pour notre victoire, mais il a précisé qu'en championnat, rien n'était encore acquis. Il faut finir sur la première marche. On veut vraiment fêter notre retour parmi l'élite avec tous les supporters sur la place de Mons. Tout se joue sur des détails en D2. La preuve : on a raté la première tranche mais on se retrouve quand même en tête. Non. C'est une petite surprise, mais il faut continuer à se concentrer sur le championnat. En quelque sorte, on a déjà oublié cette victoire. L'important reste toujours la prochaine rencontre. Nous ne devons pas être complexés en Coupe. Généralement, c'est la formation la plus motivée qui gagne. Geel l'a démontré face à Anderlecht. Si nous parvenons à conserver notre niveau de jeu, on se qualifiera peut-être pour les quarts de finale. Tout dépend évidemment de notre futur adversaire. Je ne retiens pas mes performances. Je remercie simplement l'équipe de m'avoir permis de marquer. Personnellement, ça fait du bien mais ce n'est pas le plus important. C'est l'équipe qui a marqué ce goal, c'est le résultat d'un travail collectif. Tout comme mes statistiques d'ailleurs ! A la mi-novembre, tout compris, j'avais inscrit dix buts et délivré trois assists. J'aurais peut-être pu faire mieux et suis conscient qu'il me faut encore travailler. Je dois tout faire pour que mon équipe soit promue. Je suis un battant et peux m'adapter aux différents choix tactiques de Riga. Je suis apte à évoluer comme pivot ou en pur avant-centre mais ma mission demeure la même : je dois marquer. Oui, c'est logique. Les dirigeants ont placé la barre très haut et ce, dès le début de la saison. On a perdu quelques points, ce qui constitue certains regrets. Mais globalement, nous devons être satisfaits. L'entraîneur est le principal concerné par la pression car il est en première ligne si les résultats ne suivent pas. Ce qui est exceptionnel, c'est qu'il parvient à nous enlever cette pression. Il la prend à son compte. Ça nous aide beaucoup : on joue même de manière très libérée. C'est important car notre noyau comprend quelques jeunes et je suis très étonné de leur rapide adaptation. Ils ont très vite assimilé la culture de la gagne. Pour ce qui est du championnat, Mons a mis du temps à s'adapter parce que son noyau comportait beaucoup de nouveaux éléments. Le jeu en D2 est également différent de celui pratiqué par les formations de D1 : beaucoup plus de contacts physiques et de ce fait, moins d'espaces. Mais le niveau est acceptable. En tout cas, je m'attendais à pire. Il y a beaucoup d'équipes susceptibles de se qualifier pour le tour final. Nous ne sommes donc jamais sûrs d'emporter les trois points. Des formations comme Geel et l'Antwerp vont certainement sortir la tête de l'eau. Rien n'est donc acquis et il faut continuer à se battre. Honnêtement, oui ! La saison passée, je n'aurais jamais imaginé évoluer en D2. Je n'avais qu'une idée en tête : rejoindre l'équipe nationale camerounaise et je n'imaginais pas pouvoir y parvenir alors que mon club se trouvait en D2. J'ai récemment été présélectionné. Cela a constitué une immense joie mais je reste les pieds sur terre. Les Lions Indomptables ne comptent pas moins de dix joueurs capables d'évoluer en attaque. Et personne n'a priorité ! Je ne me voile donc pas la face. Il va être difficile de me frayer un chemin avec de tels joueurs. Mais au niveau physique, je me situe parmi les trois premiers. A Mons, on a maintenu un professionnalisme absolu. Oui, c'est vrai. Mais en tant que footballeur, je me plais énormément à Mons. J'y suis resté car les ambitions du club m'intéressaient. Dans ces conditions, je n'avais aucune raison de me dire que j'étais trop bon pour évoluer en D2. Je souhaite tout faire pour que l'Albert retourne à sa place : en D1. Si l'on n'y parvient pas, j'aviserai... mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. J'avais reçu quelques propositions d'équipes de D1 en été, mais notre coach m'a fait comprendre qu'il avait besoin de moi et cela m'a touché. Je tiens aussi à remercier Jos Daerden pour m'avoir transféré et fait découvrir ce club. Sans lui, je ne serais pas là. De son côté, Riga a responsabilisé chaque joueur. Il accorde beaucoup d'importance à la communication. Après une rencontre durant laquelle j'avais manqué un but important en loupant la reprise d'un centre, il est venu me réconforter en insistant que cela pouvait arriver. Je ne regrette en rien d'être resté à Mons. En plus, les équipes qui s'intéressaient à moi occupent désormais les profondeurs du classement de D1... J'espère que l'on va continuer à prester de la sorte mais le noyau doit faire face à de nombreuses blessures. Novembre est un mois difficile pour les footballeurs. On a commencé la préparation fin juin et depuis, on n'a pas arrêté. De plus, les terrains sont très lourds... De l'amertume, même si je n'ai participé à aucun match. On demeure supporter de sa patrie et c'est vraiment très triste pour le pays. Au Cameroun, il n'y a presque rien pour rendre les gens heureux. Le foot contribue au bonheur des habitants et c'est pour cela que cet échec affecte un grand nombre de personne. Mon pays me manque également. J'y suis retourné l'été dernier. Cela fait déjà un petit temps... Mais c'est la vie d'un footballeur ! On est obligé de bourlinguer. Ouais. J'ai déjà évolué en Suisse, au Qatar, en Allemagne, au Maroc et en Roumanie... TIM BAETE " ON VEUT FÊTER NOTRE RETOUR PARMI L'ÉLITE AVEC TOUS LES SUPPORTERS SUR LA PLACE DE MONS "