Mohamed Sarr va ouvrir un centre de formation dans le quartier où il a grandi : " Chacun doit recevoir la chance de jouer au football et de rejoindre l'Europe. Je vais veiller à ce que les meilleurs jeunes de Hann soient formés au sein de trois équipes d'âge de 18 à 20 joueurs. Il me faut un président, un directeur et un staff d'entraîneurs. Ce n'est pas un problème : les gens compétents prêts à s'acquitter de ces tâches ne manquent pas. Je fournirai l'équipement et donnerai un peu d'argent pou...

Mohamed Sarr va ouvrir un centre de formation dans le quartier où il a grandi : " Chacun doit recevoir la chance de jouer au football et de rejoindre l'Europe. Je vais veiller à ce que les meilleurs jeunes de Hann soient formés au sein de trois équipes d'âge de 18 à 20 joueurs. Il me faut un président, un directeur et un staff d'entraîneurs. Ce n'est pas un problème : les gens compétents prêts à s'acquitter de ces tâches ne manquent pas. Je fournirai l'équipement et donnerai un peu d'argent pour qu'ils puissent jouer des matches officiels et effectuer les déplacements. La vente des joueurs formés permettra de former un club, pas à pas. Je deviens le Luciano d'Onofrio de Hann. ( Il éclate de rire) "Dakar compte de nombreux centres de formation. Celui de Patrick Vieira jouit d'une excellente réputation et quelques clubs français de D1 sont représentés dans la capitale du Sénégal. Momo : " A l'avenir, le football sénégalais va prospérer. Davantage de Sénégalais vont se produire pour de grands clubs européens et notre équipe nationale en profitera. " Le Sénégal a déjà créé la surprise au Mondial 2002. Il a battu la France, championne du monde en titre (1-0) lors du match d'ouverture, la Suède (2-1) en huitièmes de finales et s'est incliné de justesse face à la Turquie (0-1) au stade suivant. Il n'a cependant pu se qualifier pour le Mondial 2006 et il est déjà éliminé pour la prochaine édition. " Le football sénégalais se trouve dans une période de transition. Rien n'est évident dans un pays en voie de développement. Changer constamment de staff et de ministre des Sports n'apporte rien puisqu'il faut chaque fois repartir à zéro. On gagne en tirant des leçons de ses défaites. Comment alors construire quelque chose en limogeant ces personnes ? Nous avons besoin de stabilité, de continuité. "On continue donc à attendre qu'une nation africaine batte le reste du monde. " Nous verrons si c'est possible en Afrique du Sud l'année prochaine, à l'occasion du premier Mondial organisé sur notre continent. Je pense que la Côte d'Ivoire, le Cameroun et l'Egypte peuvent aller loin. J'espère que l'un d'entre eux atteindra les demi-finales. A ce stade, tout est possible. J'ai été content que Samuel Eto'o soit décisif en Ligue des Champions, que Yaya Touré livre une super saison à Barcelone et que Mickael Essien brille à Chelsea mais il n'y a pas beaucoup d'Africains parmi l'élite absolue. Nous accusons toujours un retard considérable sur l'Europe et l'Amérique du Sud... "