JEUDI 26/02/2014 7H15

Lever, douche, puis un solide petit déjeuner. Dans quatre jours, nous partons en Russie. Nous avons encore le temps de tester notre condition physique. Les quatre dernières années ont été placées sous le signe des Jeux d'Hiver. J'ai mis entre parenthèses mes études d'assistant sociojuridique au Katho de Courtrai.
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Lever, douche, puis un solide petit déjeuner. Dans quatre jours, nous partons en Russie. Nous avons encore le temps de tester notre condition physique. Les quatre dernières années ont été placées sous le signe des Jeux d'Hiver. J'ai mis entre parenthèses mes études d'assistant sociojuridique au Katho de Courtrai. Nous rejoignons les pistes. Le soleil brille et notre humeur est à l'avenant. Quand on peut s'entraîner dans ces conditions, c'est toujours avec un grand sourire. Je m'échauffe et j'effectue du stretching, essentiellement à titre préventif. Les skis sont arrivés et j'effectue quelques courtes descentes. Je reprends mon souffle, je bois et je mange un bout. Dommage qu'on ne puisse pas vraiment respecter le régime habituel dans ces villages de montagne. Aujourd'hui, nous sommes obligés de manger un sandwich jambon-fromage. Dirk, mon entraîneur personnel, est prêt pour une nouvelle séance. Au programme, un slalom. Mais il faut encore tracer mon parcours. C'est un travail fastidieux. Dans les grandes équipes, ce sont les entraîneurs qui s'en chargent mais nous ne sommes que deux et nous faisons presque tout ensemble. Depuis 2010, en plus de mon entraîneur, j'ai un kinésithérapeute. Cette fois, je passe deux heures sur les lattes. C'est très intense. Je me sens très bien. C'est bon pour la confiance. Je me change et je reprends la direction de l'hôtel. Je prends une douche, je m'étire puis je me repose. Cette semaine, nous consacrons beaucoup d'attention à la combinaison du repos et d'exercices courts mais intenses, afin que je ne sois pas fatigué à Sotchi. L'heure du repas. Je cherche un plat sain, c'est indispensable. Cette fois, c'est du riz et du poisson. C'est délicieux. C'est l'heure des détails. J'exerce mes abdominaux et ma stabilité. Ensuite, je regarde un film avant de m'enfoncer dans mon lit. C'est très tôt mais nous sommes à la fin de plusieurs mois de préparation intense. Je suis tellement fatigué que mes yeux se ferment très vite. Je peux rêver d'un bon tournoi et d'un chouette séjour à Sotchi. Je vise une place parmi les dix premiers en slalom et en slalom géant. Je ne penserai à une médaille que dans quatre ans, en Corée du Sud. PAR FRÉDÉRIC VANHEULE