" Tout le monde l'oublie car l'Union Saint-Gilloise vit désormais en D3 mais ce club fut longtemps un fidèle fournisseur de l'équipe nationale. Le club de la Butte compte 43 internationaux pour un total de 380 caps. Le plus connu est Paul Vandenberg (38 caps dont 36 pour l'Union de 1957 à 64), meneur de jeu qu'on vit aussi au Standard, à Anderlecht et au Crossing. Vandenberg était un vrai Saint-Gillois. Il venait du quartier de la Place Morichar et disputa même une demi-finale de la Coupe d'Europe des Villes de Foires (ancêtre de la Coupe de ...

" Tout le monde l'oublie car l'Union Saint-Gilloise vit désormais en D3 mais ce club fut longtemps un fidèle fournisseur de l'équipe nationale. Le club de la Butte compte 43 internationaux pour un total de 380 caps. Le plus connu est Paul Vandenberg (38 caps dont 36 pour l'Union de 1957 à 64), meneur de jeu qu'on vit aussi au Standard, à Anderlecht et au Crossing. Vandenberg était un vrai Saint-Gillois. Il venait du quartier de la Place Morichar et disputa même une demi-finale de la Coupe d'Europe des Villes de Foires (ancêtre de la Coupe de l'UEFA et de l'Europa League) en 1960 avec l'USG contre Birmingham City, 2-4 à Bruxelles et 4-2 en Angleterre. En 1974-75, j'ai relevé un défi à l'USG qui s'appelait alors la Royale Union en y débarquant comme coach en fin de saison. Ce club mythique filait du mauvais coton en queue de D2. Le maintien était quasi dans la poche quand le président, Ghislain Bayet, lança au joueurs : -Les gars, la saison prochaine, je bâtis une équipe digne de la D1. Cela signifiait qu'il ne comptait plus sur tout le monde. Morale de cette gaffe : l'Union ne gagna plus un match et se retrouva en D3 au lieu de se sauver. Bayet recruta quand même un dream team avec des Harald Nickel, Francis Pomini, Edy De Bolle, Leen Barth, André Denul, etc. Mais le coup de canon, ce fut le transfert de Jan Verheyen, le papa de Gert. C'était un excellent milieu de terrain, un roquet doté d'une solide frappe. Il fit son trou au Beerschot avant de briller dans la ligne médiane d'Anderlecht. En 1974-75, il fut régulièrement écarté par Urbain Braems, T1 d'Anderlecht, ce qui ne convenait pas à Raymond Goethals, coach des Diables Rouges. Jan ne fut pas facile à convaincre, sa femme non plus : -Mon mari mérite mieux que la D3. Bayet entretenait de bonnes relations avec la famille Vanden Stock dont le patriarche, Constant, joua en équipe première au Parc Duden. Cela facilita les choses. L'Union survola vite les débats en D3. Goethals nous suivait à la trace et me téléphonait souvent à propos de Verheyen : -Comment se sent-il ? Combien de fois vous entraînez-vous ?Le 6 septembre 1975, le Mage le sélectionna pour Belgique-Islande (1-0). La presse souligna cette présence d'un joueur de D3 en équipe nationale. Jan joua encore contre la France et les Pays-Bas. En D3, l'Union présentait une équipe digne du top de la D1. L'Union monta directement en D2 avant d'être, hélas, emportée par une faillite retentissante. Il n'en reste pas moins que l'aventure de Verheyen, dernier Diable Rouge de l'USG, fut unique en son genre. " né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing).propos recueillis par pierre bilic