Ça n'arrête jamais. C'est ça qui est bien avec le foot, y a toujours quelque chose, quelque part qui permet de parler, d'écrire, de rire, de pleurer, de délirer, de philosopher. En deux verbes : d'exister. Nous, on préfère en rire sans oublier tout le reste bien sûr. Le foot est un point de départ qui permet d'envisager tous les voyages. Même si on ne sait pas vraiment où aller.
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Ça n'arrête jamais. C'est ça qui est bien avec le foot, y a toujours quelque chose, quelque part qui permet de parler, d'écrire, de rire, de pleurer, de délirer, de philosopher. En deux verbes : d'exister. Nous, on préfère en rire sans oublier tout le reste bien sûr. Le foot est un point de départ qui permet d'envisager tous les voyages. Même si on ne sait pas vraiment où aller. Une chose est sûre, la Belgique, elle, va à la catastrophe. La vraie Belgique en plus. Celle qui gagne en short. Nos Diables. On n'y est pas encore qu'on est déjà hors de l'Euro. Dévaluation à toutes les places. Panique sur toutes les places. Tout le monde se blesse ! Le " King Kompany Club " ne rit plus depuis longtemps mais on parie qu'il est en train de nous préparer ses plus belles répliques. Vertonghen n'est pas le plus comique de la bande mais lui aussi, sûr qu'il garde le moral. Fallait bien que ça casse à force de ne rien rater. De tout jouer. Le grand Jan n'avait pas raté une seule seconde depuis le début de la saison de Premier League. Le grand Toby non plus mais, lui, résiste toujours. Et puis, " King Kev " un autre IronMan made in Belgium craque aussi. Le roi des assists se retrouve assisté. Sur la mutuelle, notre merveille. Et là on tremble. Mais faut pas. DeBruyne, comme les autres, se repose. Que ces machines redeviennent hommes maintenant est un moindre mal. Fallait bien que ça craque un jour. Le pire aurait été un jour d'avril ou de mai. Mais là, y a la place pour faire de notre été le plus beau qu'on ait jamais connu depuis qu'on est tout petit. Soit on se lamente, soit on se " réjouit " que cela soit arrivé maintenant. La bonne nouvelle c'est que nos Diables rechargent les accus. Ils en avaient besoin. Deux mois à se soigner, deux mois à se retaper physiquement et hop on est en juin. Frais comme des garçons qui auront la dalle de ballon. Une faim de fou. On en est presque tracassé pour Eden. Revenu trop tôt de sa fracture mentale de fatigue. Piqué par le moustique José. Maintenant que le " Mou " est en quarantaine, Eden rejoue. Pas trop hein ! Plus comme avant, tout le temps par tous les temps. L'objectif, c'est juin. Et v'la Romelu qui a mal au dos. Et, en plus, pour un nouveau matelas, les soldes sont finies. Mais tout va bien ! Cool les mecs ! En plus, paraît qu'on n'a pas de réservistes mais que des titulaires. Y a par exemple des Depoitre ou des Kums. Eux, ils ont un nouveau copain. De jeu ? On verra. En tout cas l'arrivée de Boussoufa à Gand a révélé beaucoup de choses. On espère que ça n'a pas, aussi, cassé quelque chose. Apparemment pas vraiment souhaité, le retour du gamin, devenu homme à force de voyages qui forgent le portefeuille. On dirait que l'odeur de l'argent a commencé à faire tourner la tête des dirigeants. Imposer un joueur à un coach qui en impose par l'essentiel, c'est-à-dire son jeu et ses résultats est un grand risque. Pour Manitou VanHaez, c'est imposer un cow-boy dans le tipi. On imagine que pour les dirigeants, c'est anticiper. Gouverner c'est prévoir... les départs ? Tout le monde re-signe pour mieux re-partir. On verra, mais attention de ne pas devenir le K HAHAHAHA Gent. Celui qui fera rire les concurrents mais ne fera plus rire le chef de la tribu. Van Haezebrouck est certainement le seul indispensable à Gand car il a fait de bons joueurs de très bons joueurs qui forment une grande équipe. Un peu comme Ranieri. Toujours là, tout en haut, de l'autre côté de la mer du Nord. Avec ses p'tits Bleus de Leicester. Comme à Gand, c'est l'équipe qui rend les joueurs exceptionnels. Vardy et Marhez sont restés des semaines sans marquer ni assister. Pas grave le collectif les a maintenus au sommet. Un binôme génial devant, et les neu(f)rones géniaux derrière. Et pour faire cohabiter puis jouer et enfin gagner tout cela ? Un professeur dont on disait qu'il était plus proche de la sénilité que de félicité. Faut jamais conclure trop vite en foot...sauf devant le but. PAR FRÉDÉRIC WASEIGE