Mythe unique et incomparable du football italien, il a été consacré par un timbre le représentant alors qu'il brandit la Coupe du Monde. Dino Zoff a été l'un des plus grands gardiens de tous les temps ! Exemple de professionnalisme et de discrétion mais également de longévité sportive puisqu'il s'est retiré en 1983, à 41 ans, après 22 saisons (dont 20 en Serie A, presque toutes à la Juventus). Second en terme de sélections (112) au sein de l'équipe d'Italie derrière Paolo Maldini, il a remporté, à 14 années d'intervalle, l'EURO en 1968 et la Coupe du Monde en 1982 qui sont les deux derniers trophées décrochés par l'Italie.
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Mythe unique et incomparable du football italien, il a été consacré par un timbre le représentant alors qu'il brandit la Coupe du Monde. Dino Zoff a été l'un des plus grands gardiens de tous les temps ! Exemple de professionnalisme et de discrétion mais également de longévité sportive puisqu'il s'est retiré en 1983, à 41 ans, après 22 saisons (dont 20 en Serie A, presque toutes à la Juventus). Second en terme de sélections (112) au sein de l'équipe d'Italie derrière Paolo Maldini, il a remporté, à 14 années d'intervalle, l'EURO en 1968 et la Coupe du Monde en 1982 qui sont les deux derniers trophées décrochés par l'Italie. Mais ce n'est pas tout : après s'être retiré de la compétition, il a rejoint le banc de touche, montrant encore une fois toutes ses qualités de battant dans son nouveau rôle d'entraîneur. Menant à la victoire la Juventus, la Lazio et presque l'équipe nationale.... Il était à la tête de le Squadra qui, menant 1 à 0 contre la France en finale de l'EURO 2000, fut à deux doigts de remporter la victoire avant que Sylvain Wiltord n'égalise à la 94e minute et que Trezeguet ne marque le but en or. Quelques jours après, de la façon la plus digne et cohérente qui soit, Zoff remit sa démission à la suite des critiques, à vrai dire peu fondées, de celui qui était alors secrétaire général du parti politique Forza Italia et qui est aujourd'hui devenu président du gouvernement italien. Depuis lors, Zoff n'a plus été entraîneur. Les noms qui me viennent à l'esprit sont Gordon Banks, Sepp Maier, Zoff, Ladislao Mazurkiewicz. Il m'est très difficile d'en choisir un. Toutefois, si je devais absolument me décider, je dirais Lev Yashin qui, quoi qu'il en soit, est une légende. Mes souvenirs, cependant, commencent aux années 50. Avant, j'en suis désolé, je n'ai pas vu évoluer les joueurs et je ne peux donc exprimer un jugement même si je sais que l'Espagnol Zamora est dans toutes les têtes. L'Allemand Maier était très bon dans ses sorties mais également dans les buts, grâce notamment à sa grande taille. L'Uruguayen Mazurkiewicz était imposant, avait une belle prise de balle et couvrait bien les buts. Quand j'ai débuté, Yashin et Banks étaient les plus grands gardiens. Le Soviétique était puissant, physiquement imposant : une véritable araignée dans les buts. Il ne laissait jamais échapper le ballon. L'Anglais était plus rapide, agile, mobile. Il faisait de très bonnes sorties, avait une bonne prise de balle. Ils étaient les modèles d'alors et je crois avoir pris un peu des deux. Je suis un bon cocktail de leurs caractéristiques. Pour cette époque, j'étais aussi relativement grand (1,83 m) même si ma taille d'alors n'est pas comparable à celle des gardiens des nouvelles générations. J'étais performant à tous les niveaux : qu'il s'agisse de sortir sur des balles aériennes, de bloquer des tirs en hauteur mais ma grande spécialité c'étaient les sorties pour bloquer le ballon à terre. C'est vrai, et cela peut-être parce que j'ai eu une très longue carrière et que j'ai toujours été sur la brèche. J'ai gagné l'EURO 68 et la Coupe du Monde 1982 ; avec la Juve, j'ai tout remporté. C'est à l'étranger, peut-être, que l'on reconnaît le plus les mérites de ma carrière. Je suis même arrivé au cinquième rang lors du sondage organisé par l'UEFA pour son 50e anniversaire. Pas grand-chose, en vérité. Je dirais plutôt qu'il y a eu un moment où la tactique a pris le dessus, se traduisant surtout, sur le terrain, par la pratique du hors-jeu à outrance. Cela a eu des conséquences évidentes sur le rôle du gardien, lequel voyait parfois arriver devant lui un seul attaquant. Aujourd'hui, cependant, les gardiens reviennent à une conception plus classique de leur rôle et leur jeu correspond à celui que je pratiquais moi-même. Ils n'occupent pas plus d'un quart du terrain et lorsque leur équipe attaque ils jouent presque les libéros supplémentaires. Et ils ont même appris à bien relancer sur les passes en retrait qu'ils ne peuvent plus saisir avec les mains. Cela a failli m'arriver et je dois dire que mon pied droit n'était pas plus maladroit que celui de bien d'autres joueurs mais je ne l'aurais fait qu'en situation d'urgence. Lors de la finale pour la troisième place de l'EURO 80, si Fulvio Collovati n'avait pas raté le neuvième tir, mon tour serait venu bien vite. Même si j'aurais mieux fait de bloquer un des tirs adverses un peu plus tôt... Pourquoi pas ? A part Ricardo, qui est un cas exceptionnel, comment ne pas se souvenir du Paraguayen Jose Luis Chilavert qui est un véritable phénomène en la matière. Penalties et coups francs. Il faut un certain courage pour assumer cette responsabilité û il y a également le risque que l'action reparte en contre-pied. Mais comme un gardien tel que Chilavert réussit souvent à marquer, le facteur risque diminue. Je suis d'accord. Kahn est toujours le numéro un en Allemagne, pays qui a toujours produit de grands gardiens de but et il me semble être encore l'un des meilleurs même si sa dernière saison n'a pas été excellente. Le Danois Schmeichel a, lui aussi, eu une très longue carrière. Buffon, enfin, a le meilleur devant lui. Il est très jeune et a été sûrement le plus précoce de tous les gardiens puisqu'à 18 ans il évoluait déjà en Serie A. A 26 ans il compte déjà une cinquantaine de sélections en équipe nationale alors qu'à son âge, je commençais seulement à évoluer à ce niveau. Qui peut dire où il s'arrêtera ? C'est un gardien de grande classe. Je répondrais par la négative. Ceux qui sont arrivés après moi me semblent différents et ils ne me ressemblent pas dans ma façon d'arrêter les balles. Froid, moi ? Bien sûr que non. Je cherchais seulement à faire ce que je devais avec la plus grande simplicité. Je ne voulais rien concéder au spectacle car cela n'a aucun sens si cela ne débouche pas sur l'efficacité. Je n'aime pas les sauvetages pour la gloire. De mon temps, il y avait, par exemple, un grand gardien à Torino tout aussi spectaculaire qu'il était efficace : Luciano Castellini. Cela dépend de toute façon du caractère. Le gardien doit avoir un fort caractère. Parce que le défi qu'il doit relever est surtout de nature psychologique. Le match se traduit pour lui par de multiples temps morts et, contrairement à ses partenaires, il ne peut se défouler. Il ne peut poursuivre un adversaire, tirer. Bref, il ne peut rien faire. Il doit attendre et rester concentré. C'est en lui-même qu'il doit puiser son courage. Peut-être a-t-il déjà encaissé deux buts et il doit penser à contrer le troisième qui sera un grand tir de loin contre lequel il ne pourra rien. Qui sait ? Je pouvais peut-être faire mieux. Aujourd'hui, on appelle ces tirs des eurogoals. Hier, le gardien était considéré comme totalement responsable. Tout peut arriver. Pour un gardien, contrairement aux autres joueurs, l'erreur est presque toujours fatale. S'il en commet une, il n'y a pas de filet... L'épisode que l'on peut qualifier d'historique et qui m'a le plus marqué est, sans aucun doute, l'arrêt que j'ai effectué à la dernière minute, sur la ligne, lors de la rencontre Brésil - Italie. J'ai bloqué le coup de tête de Zico et nous sommes allés en demi-finales, contre toute prévision. Il y a eu des parties difficiles. La finale retour de la Coupe UEFA en 1977, Athletic Bilbao-Juventus : les 15 dernières minutes ont véritablement ressemblé à l'assaut de Fort Apache. Mon secret, si on doit l'appeler ainsi, c'est mon physique. Ce sont donc les parents, la composante héréditaire. Un peu de chance, naturellement. Le fait de ne jamais avoir été victime d'un accident grave. Et le fait de me maintenir toujours en forme : il serait stupide de négliger ce que la nature nous a légué par des comportements erronés. Il s'agit donc de mener le genre de vie que tout athlète se doit de mener. Bof, je ne pense pas que ces facteurs entrent en jeu. Jusqu'à 25 ans, on peut faire tout ce qu'on veut, le corps permet tout, même les récupérations les plus inimaginables. Après, il faut faire plus attention. Je dois admettre que je n'ai pas été particulièrement impressionné. Surtout par l'EURO 2004 où j'ai vu beaucoup de gardiens arrêter le ballon un peu au hasard et cela ne m'a pas plu. Peu d'entre eux ont bloqué le ballon d'un geste sûr. J'en ai entendu certains qui se sont plaints du nouveau ballon en disant qu'il était plus léger, mais je ne pense pas que le ballon doive être mis en cause. Au fond, le poids et la grandeur des ballons restent les mêmes. Ils n'on rien à voir dans cette histoire. Les meilleurs me semblent être les gardiens italiens qui ont participé à l'EURO : Buffon, Francesco Toldo et Angelo Peruzzi. Ce sont les meilleurs de tous. Derrière eux, il y aurait ensuite Ivan Pelizzoli, mais il faut encore voir s'il saura aller plus avant dans son talent, faire le saut de qualité qui s'impose. En toute sincérité, j'ai beau chercher aux alentours, je ne vois pas beaucoup de champions... Oui, absolument. Ne me demandez pas pourquoi, c'est une tradition. Même de mon temps, il y avait de grands gardiens comme Castellini, Enrico Albertosi, Livio Vieri. Oui, surtout par rapport aux années 70 et 80. Outre le hors-jeu, les équipes sont beaucoup plus compactes et exercent une pression beaucoup plus importante sur leurs adversaires. Le jeu est donc plus rapide et l'espace se rétrécit de plus en plus. Le terrain apparaît même plus petit, la dépense physique est plus importante. Les heurts entre les joueurs - qui ne sont pas forcément violents - sont plus fréquents ; il y a plus de coups francs. Pas du tout. Je suis sûr que s'ils jouaient aujourd'hui, Pelé et Maradona feraient la même chose. Ces dribbles, Pelé saurait les inventer à tout moment. Certains oublient que même à cette époque, ces joueurs étaient marqués à vue et captaient toute l'attention de leurs adversaires. Ils n'avaient pas plus d'espace, c'est qu'ils savaient se le procurer ! C'est justement cela qui faisait d'eux des champions d'exception, des champions intemporels ! Eh, après Maradona, je crois qu'il faudra attendre encore un peu. En vérité, ils me paraissent beaucoup moins galactiques que terriens. Fabio Licari " à l'EURO 2004, j'ai vu peu de gardiens arrêter le ballon d'un geste sûr " " L'éCOLE ITALIENNE DES GARDIENS est une des meilleures du monde "