Un cycle de cinq ans à Charleroi s'est probablement achevé jeudi passé pour Jacques Stas, qui devrait prendre la direction de Liège la saison prochaine.
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Un cycle de cinq ans à Charleroi s'est probablement achevé jeudi passé pour Jacques Stas, qui devrait prendre la direction de Liège la saison prochaine.Que retiendrez-vous de ces cinq ans à la Coupole?Jacques Stas: La première saison, mon adaptation fut difficile. Puis, il y eut trois titres, un doublé coupe-championnat agrémenté d'un titre de Joueur de l'Année en 1999, et une qualification inoubliable à Limoges en Coupe Saporta. Parmi les événements dramatiques, le décès d'Etienne Bertrand m'a très fort marqué. D'un autre côté, j'ai découvert Eric Somme, dont j'ai appris à apprécier le côté humain. J'aurais aimé prendre congé des supporters d'une autre manière. Les circonstances en ont décidé autrement. Qu'a-t-il manqué à Charleroi pour rivaliser avec Ostende?Pour espérer gagner, il aurait fallu être à 100 % de nos moyens. Nous avions des absents dans nos rangs, et pour ma part, j'étais handicapé par une blessure à la main droite. C'est dommage, car j'étais en train de monter en régime dans ces playoffs. Du côté d'Ostende, on a beaucoup parlé de J.R. Holden, qui a creusé un écart définitif dans la troisième manche alors que nous étions bien revenus, mais pour moi, l'homme qui a fait la différence est Virginijus Praskevicius. Il est partout, et d'une certaine manière, il me rappelle un peu Rik Samaey avec le tir extérieur en plus.L'avenir, ce sera en principe Liège. Pourquoi ce choix?Au départ, j'ai été étonné d'être contacté. Finalement, j'y ai vu une belle opportunité de relever, à 32 ans, un ultime défi. Depuis que j'évolue en D1, je n'ai encore jamais eu l'occasion de défendre les couleurs d'un club de Liège, ma ville natale. J'ai voulu le faire à un moment où j'étais encore en pleine possession de mes moyens et ne pas attendre que je sois un joueur sur le retour. La deuxième saison en D1 est souvent la plus difficile. Il faudra confirmer. Bien sûr, l'équipe ne sera pas encore capable de briguer le titre la saison prochaine, mais avec Herbert Baert, Erik van der Sluis et tous ceux qui vont rester, elle sera compétitive. Pour ma part, j'espère pouvoir vivre une saison comme à Braine en 1996: j'avais été plébiscité Joueur de l'Année alors que le club n'avait remporté ni coupe, ni championnat. Quant à l'équipe nationale, j'espère que Tony Van Den Bosch continuera à me faire confiance.