Ariel Jacobs a signé un contrat d'entraîneur jusqu'en 2004. En plus de sortir les Loups de la zone rouge, il devra travailler pour faire oublier Daniel Leclercq. Pas simple, car la cote du Français était (et est toujours) très bonne auprès des supporters. L'histoire repasse les plats: Leclercq avait été viré de Lens parce qu'il avait des rapports catastrophiques avec ses joueurs, mais il est toujours resté un dieu vivant là-bas. Aujourd'hui encore, quand le Racing est dans le creux, l...

Ariel Jacobs a signé un contrat d'entraîneur jusqu'en 2004. En plus de sortir les Loups de la zone rouge, il devra travailler pour faire oublier Daniel Leclercq. Pas simple, car la cote du Français était (et est toujours) très bonne auprès des supporters. L'histoire repasse les plats: Leclercq avait été viré de Lens parce qu'il avait des rapports catastrophiques avec ses joueurs, mais il est toujours resté un dieu vivant là-bas. Aujourd'hui encore, quand le Racing est dans le creux, les fans sortent des banderoles réclamant le retour du Druide. Près de dix candidatures étaient parvenues aux dirigeants louviérois. De France notamment. Emilio Ferrera, souvent cité, ne s'est pas manifesté. A La Louvière, on en a déduit qu'il n'était pas tenté par le défi et on ne l'a donc pas contacté. Les dirigeants auraient voulu rencontrer René Vandereycken, mais celui-ci était au même moment en négociation avec Alemannia Aix-la-Chapelle et n'a pas voulu courir deux lièvres à la fois. Au Tivoli, on a apprécié sa correction. Au bout du compte, Stéphane Demol et Ariel Jacobs restaient en lice. Pourquoi Jacobs a-t-il finalement été choisi? "Parce qu'il a, selon nous, le profil de l'emploi", explique Roland Louf, le manager des Loups. "C'est vrai qu'il n'a jamais entraîné en D1 belge, mais son expérience d'adjoint en équipe nationale a tout autant de valeur. Il a côtoyé la crème. Ariel Jacobs a aussi un sens poussé de la communication et c'est indispensable car la communication entre Leclercq et les joueurs n'était plus vraiment présente. On ressent actuellement un terrible besoin de dialogue dans le groupe. Il nous fallait un entraîneur possédant une bonne approche psychologique. Jacobs est efficace sur ce plan-là: il passe bien dans un noyau mais sait aussi être très ferme quand les circonstances l'imposent". Autre élément déterminant: Ariel Jacobs suit de très près tout le football belge, de la D1 aux séries provinciales. "Il s'inscrit dans notre nouvelle politique à long terme", poursuit Louf. "Nous lui demandons en priorité de sauver l'équipe. Mais il va aussi mettre en place une philosophie louviéroise. Il a le réflexe de la formation et nous voulons en profiter dans les prochaines années. Il connaît beaucoup de bons jeunes. A l'avenir, ce club se focalisera moins sur des grands noms au moment de recruter. Nous donnerons la priorité à des jeunes qui ont encore une bonne marge de progression. Notre but est de révéler des gamins en D1, puis de les revendre éventuellement avec une importante plus-value, comme le Lierse et Gand le font si bien".