Charleroi a pris 6 points sur 15 : bon ou mauvais ? Sur un plan purement chiffré, ce n'est pas exceptionnel. Mais si on analyse la qualité des équipes rencontrées par les Zèbres, c'est valable. Ils n'ont pour ainsi dire affronté que des grosses cylindrées : Bruges et La Louvière (qui jouent la tête du classement), Westerlo (à nouveau bonne surprise du début de saison), le Standard (qui reste le Standard) et le Germinal Beerschot (toujours dangereu...

Charleroi a pris 6 points sur 15 : bon ou mauvais ? Sur un plan purement chiffré, ce n'est pas exceptionnel. Mais si on analyse la qualité des équipes rencontrées par les Zèbres, c'est valable. Ils n'ont pour ainsi dire affronté que des grosses cylindrées : Bruges et La Louvière (qui jouent la tête du classement), Westerlo (à nouveau bonne surprise du début de saison), le Standard (qui reste le Standard) et le Germinal Beerschot (toujours dangereux à domicile). Le Sporting n'a toutefois pas encore pris le moindre point à domicile, en trois matches. De quoi en faire un complexe ? Quand on lui pose la question, le coach se cabre. Jacky Mathijssen : Si vous voulez nous inventer un complexe, ne vous gênez pas. Moi, je sais qu'il n'y en a pas. Si nous nous battons, lors de chaque match à la maison, comme nous l'avons fait contre Bruges, les premiers points tomberont vite. Je retiens la manière : elle fut bonne. J'avais demandé à mes joueurs de se vider les tripes non pas pendant 10, 20 ou 60 minutes, mais durant une heure et demie. Ils l'ont fait. Nous aurions pu égaliser en fin de match. Chaque joueur doit encore plus se battre pour ses coéquipiers et nous devons continuer à améliorer la circulation du ballon. Il y a encore un manque de confiance dans notre jeu. Mes joueurs n'osent pas donner la balle à un partenaire sans regarder. Alors que, dans bien des cas, il y a bel et bien un coéquipier démarqué qui pourrait profiter d'une passe directe, à l'aveuglette. On perd une demi-seconde parce que le porteur du ballon observe d'abord autour de lui, mais cette demi-seconde peut faire la différence. C'était un choix conscient. Face à des défenseurs grands, costauds et relativement lents comme ceux de Bruges, j'avais privilégié la vitesse et la technique. Ce sont les qualités principales de mes petits gabarits. Trond Sollied a l'air surpris par ce qu'il a de nouveau sorti. Les gens qui suivent Charleroi, eux, ne sont plus étonnés. Je me manifestais simplement dans le but que l'arbitre fasse attention à tout. Il a sifflé plus pour une équipe que pour l'autre. A vous de deviner laquelle... Un exemple : il n'y avait pas de faute sur le coup franc qui a permis à Bosko Balaban de marquer le seul but du match. (P. Danvoye)P.Danvoye