Jacky Mathijssen est l'un des entraîneurs à succès du moment. St-Trond se porte mieux que jamais et pratique un football agréable. Au moment de présenter les bons voeux de début d'année, Het Belang van Limburg lui a demandé de se souvenir de quelqu'un qui avait marqué sa carrière. Le choix de Mathijssen s'est porté sur l'un de ses anciens entraîneurs de gardiens: Jean Nicolay, qu'il avait connu à Winterslag. C'était il y a ...

Jacky Mathijssen est l'un des entraîneurs à succès du moment. St-Trond se porte mieux que jamais et pratique un football agréable. Au moment de présenter les bons voeux de début d'année, Het Belang van Limburg lui a demandé de se souvenir de quelqu'un qui avait marqué sa carrière. Le choix de Mathijssen s'est porté sur l'un de ses anciens entraîneurs de gardiens: Jean Nicolay, qu'il avait connu à Winterslag. C'était il y a 20 ans mais les deux hommes n'ont rien oublié. "C'est Henri Depireux qui m'avait demandé de l'aider", dit Nicolay. "Je ne savais pas si j'en étais capable mais lui n'en doutait pas. Manifestement, il ne s'était pas trompé. Je crois que Jacky a débuté contre St-Nicolas, où jouait Leekens". Mathijssen remplaçait De Bruyne: "C'est grâce à Jean que je suis devenu professionnel. J'arrivais de 2e Provinciale et je me demandais ce que je venais faire dans un aussi grand club. Jean m'a dit que je devais me soigner, que j'avais du talent. Quand un type pareil vous dit cela, vous le croyez. Alors, j'allais travailler la journée et je m'entraînais le soir, même si j'étais crevé". Pour Nicolay, Mathijssen avait beaucoup de personnalité: "J'avais un exercice-test: il fallait plonger dans mes pieds et je tirais de toute mes forces, pour voir celui qui avait peur. Car un gardien ne peut pas fermer les yeux: c'est le joueur le plus important de l'équipe".Aujourd'hui, Jean Nicolay entraîne les jeunes gardiens du Standard. "Je ne suis pas étonné de voir Jacky diriger une équipe de D1. II a l'avantage d'être un type très calme, de savoir mettre ses joueurs en confiance. Tout le contraire d 'Ivic.Mais encore faut-il que les joueurs veuillent comprendre: au Standard, il y en a quelques-uns qui croient qu'ils n'ont plus rien à apprendre". Mathijssen avoue qu'au début, il a éprouvé des difficultés à faire passer son message également. Et aujourd'hui, il craint l'excès inverse. "Je les connais presque trop bien: leur famille, leur caractère, leurs problèmes... J'ai peur de rester trop longtemps".Mais avant cela, Mathijssen espère bien terminer parmi les six premiers: "Le contraire me décevrait. Et j'espère pouvoir qualifier l'équipe pour une coupe d'Europe.".Jean Nicolay lui emboîte le pas: "Si le Staaien est trop petit, vous pourrez toujours venir disputer vos matches à Sclessin".