La saison NBA a débuté cette nuit aux Etats-Unis mais la ligue a sabré le champagne début octobre, après avoir conclu un nouveau contrat TV avec ESPN et TNT. Les chaînes vont verser deux milliards d'euros par saison, soit 186 % de plus que le contrat actuel, d'environ 725 millions, pour les droits de retransmission aux USA, de la saison 2016-2017 à l'exercice 2024-2025. A titre de comparaison, le dernier contrat de la Premier League, courant de 2013-2014 à 2015-2016, conclu avec BT et BSkyB, vaut 1,26 milliard par saison, sans compter les droits pour l'étranger. Celui de notre championnat, assuré par la...

La saison NBA a débuté cette nuit aux Etats-Unis mais la ligue a sabré le champagne début octobre, après avoir conclu un nouveau contrat TV avec ESPN et TNT. Les chaînes vont verser deux milliards d'euros par saison, soit 186 % de plus que le contrat actuel, d'environ 725 millions, pour les droits de retransmission aux USA, de la saison 2016-2017 à l'exercice 2024-2025. A titre de comparaison, le dernier contrat de la Premier League, courant de 2013-2014 à 2015-2016, conclu avec BT et BSkyB, vaut 1,26 milliard par saison, sans compter les droits pour l'étranger. Celui de notre championnat, assuré par la firme italienne MP&Silva, ne pèse que 70 millions d'euros... L'augmentation de ces droits dans toutes les disciplines est partiellement liée aux modifications du paysage médiatique. Le sport est devenu encore plus intéressant grâce à la possibilité de commander une émission - parsemée de pub. Le sport est plus porteur que les autres programmes puisque les supporters le suivent surtout en direct, sans pouvoir zapper les pubs. Les chaînes US se livrent une guerre sans merci. Elles misent plus que jamais sur le sport et tentent d'obtenir de plus en plus de droits exclusifs, d'où la longueur des contrats : ESPN diffuse l'US Open de tennis jusqu'en 2025, NBC les Jeux olympiques jusqu'en 2032. Le contrat de neuf ans de la NBA n'est dons pas une exception. Certains propriétaires de clubs voulaient même un bail plus long mais ils y ont renoncé en apprenant qu'à l'avenir, des géants comme Google ou Apple pourraient se mêler à la lutte. La NBA doit aussi ce contrat à sa popularité croissante dans le monde entier. Elle dépasse celle de la NFL (le foot américain), la compétition la plus suivie aux USA. ESPN compte miser davantage sur le contenu digital : les supporters, de l'Europe à l'Asie, pourraient acheter des ensembles de matches en direct ou de résumés via des apps. Les joueurs aussi se frottent les mains. D'après le commissioner de la NBA, Adam Silver, le contrat va relever le salary cap, le plafond salarial imposé à chaque club. L'été dernier, la super star LeBron James a anticipé la tendance en ne paraphant qu'un contrat de deux ans à Cleveland, jusqu'en été 2016, date d'entrée en vigueur du nouveau contrat TV. Une autre vedette, Kobe Bryant, a déjà lancé un appel sur Twitter. " Les joueurs doivent se battre pour leur valeur marchande. Nous sommes peut-être surpayés mais les propriétaires aussi. Business is business ", selon la star des LA Lakers, qui va toucher 18,5 millions d'euros cette saison et est le basketteur le mieux payé (les autres ne peuvent pas se plaindre avec un salaire moyen de 3,5 millions d'euros, le plus important de toutes les compétitions du monde). Il n'empêche que les négociations entre propriétaires de club, joueurs et NBA au sujet du nouveau salary cap vont être dures. Les analystes s'attendent même à une nouvelle grève durant l'été 2017. Mais le fait est là : les dollars vont pleuvoir. PAR JONAS CRÉTEURLa NBA doit son super contrat TV à sa popularité dans le monde entier.