À 18 ans, Maxime Manderick a dû faire un choix : soit il poursuivait le foot au niveau provincial, soit il s'inscrivait à l'académie de police. L'hésitation n'a pas été très longue - le Hennuyer a d'ailleurs passé ses diplômes avec succès, mais le foot n'a pas disparu de sa vie pour autant. " À l'époque, plusieurs potes m'ont convaincu de les rejoindre dans l'équipe des Hurlurons, qui évolue en FASARMO ", rejoue le trentenaire. Cet acronyme désigne la Fédération Royale des Associations Sportives Amateurs de la Région de Mouscron, une petite ligue indépendante de l'Union Belge qui existe depuis cinquante ans et a compté jusqu'à trois divisions. " J'ai foncé et je ne l'ai pas regretté : le niveau n'est p...

À 18 ans, Maxime Manderick a dû faire un choix : soit il poursuivait le foot au niveau provincial, soit il s'inscrivait à l'académie de police. L'hésitation n'a pas été très longue - le Hennuyer a d'ailleurs passé ses diplômes avec succès, mais le foot n'a pas disparu de sa vie pour autant. " À l'époque, plusieurs potes m'ont convaincu de les rejoindre dans l'équipe des Hurlurons, qui évolue en FASARMO ", rejoue le trentenaire. Cet acronyme désigne la Fédération Royale des Associations Sportives Amateurs de la Région de Mouscron, une petite ligue indépendante de l'Union Belge qui existe depuis cinquante ans et a compté jusqu'à trois divisions. " J'ai foncé et je ne l'ai pas regretté : le niveau n'est pas mauvais - on a d'ailleurs battu plusieurs équipes de P4 en amical, c'est juste qu'on ne peut pas s'entraîner, donc c'est moins structuré. Et puis jouer le dimanche matin, quand on est plus jeune, ce n'est pas toujours facile ( rires). " Fidèle défenseur, Maxime a finalement rangé les crampons il y a deux ans à cause d'une blessure tenace au genou. Le jeune homme a désormais plus de temps à consacrer à la lecture de Sport/Foot Magazine, dont il a découvert l'existence à l'adolescence grâce à l'abonnement de son papa. " J'utilisais surtout les Spécial Compétition pour mettre à jour les équipes sur le jeu vidéo FIFA ", confesse-t-il des années plus tard. " Je vérifiais que tout le monde était bien dans la bonne équipe pour coller au maximum à la réalité. Bien souvent, je prenais Anderlecht avec l'objectif de disputer la Coupe d'Europe. J'en ai finalement gagné l'une ou l'autre... " Aujourd'hui, le Mouscronnois est toujours fan des Mauve et Blanc, qu'il suit par moments au stade - " Je me fais toujours charrier parce qu'Anderlecht perd souvent des plumes au Canonnier ", mais pas autant que lors de la dernière grande épopée européenne, au début du siècle. Maxime prenait alors des mini-abonnements avec son père pour suivre les oppositions face au Dynamo Kiev, Manchester United ou le Real Madrid. " Mon souvenir le plus marquant date du match contre la Lazio Rome ", glisse l'intéressé. " Je revois encore Mihajlovic s'avancer pour botter un coup franc à plus de quarante mètres. Avec mes potes, on savait qu'il avait une bonne patte, mais là, il était censé être beaucoup trop loin ! " Pourtant, le natif de Vukovar enverra le cuir sur la barre transversale, heureusement sans conséquence. " Plusieurs années plus tard, j'ai lu un article sur lui dans Foot Mag qui m'a marqué : ce mec a un parcours incroyable ! " Marqué par la guerre d'ex-Yougoslavie, Mihajlovic a ensuite été touché par la leucémie. Les longs portraits et interviewes de joueurs, c'est précisément ce que Maxime recherche dans le magazine, " parce qu'on en trouve peu dans les quotidiens ", regrette-t-il. Amateur de foot à l'étranger, le Hennuyer ne se met pas de barrière et s'est rendu sans marquer sa préférence à Barcelone, à Milan et même à Liverpool et à Manchester City. " Là-bas, c'était le contraste le plus profond ", analyse-t-il. " À Liverpool, c'est le foot populaire et les vieux quartiers autour du stade : on sent plus l'âme du club qui a vécu, c'est pratiquement comme en provinciales. À City, le complexe du stade est fait sur-mesure pour les supporters. On sent l'argent, l'envie de proposer du spectacle... mais ça me plaît aussi ! " En attendant de pouvoir repartir, le Mouscronnois compte s'offrir l'une ou l'autre sortie au Canonnier : " C'est quand même le club de ma ville ! " Mouscron-Anderlecht, c'est le 27 janvier prochain...