Une fois retiré des terrains après quinze ans à secouer les défenses de D1 belge, Jef Vliers a travaillé quelques années pour le magazine Le Sportif 67 (ancêtre de Sport/Foot Mag, ndlr), dont il se chargeait de la publicité. À la fin des années 60, lorsqu'il contacte un membre du comité de l'US Ferrières, Jean-Louis Gillet est un jeune ado de treize, quatorze ans. " Je me souviens que Vliers est arrivé chez nous avec une cargaison de magazines que j'ai distribués à tous les spectateurs lors d'un match à domicile contre Rochefort. " Le jeune homme jette évidemment un oeil curieux sur cet illustré et y trouve son bonheur. " J'ai rapidement apprécié cette envie d'aller plus loin dans les informations que dans les quotidiens. C'est une autre approche journalistique : plus complète et plus riche. " Quelques années après, Jean-Louis débute sa carrière en Promotion, à seize ans tout pile. " J'étais le seul du village dans le noyau, il y avait même trois Anglais : un gardien nommé Patterson, ainsi que Brian Westlake et Kenneth Maloy qui venaient du Daring Club de Molenbeek. À cette époque-là, on ne jouait jamais devant moins de 1.500 personnes, alors que la commune comptait 1.000 habitants... "

Pfaff était un vrai boute-en-train dans le vestiaire, mais aussi de quelqu'un de très attentif aux autres. " Jean-Louis Gillet

Devenu facteur, Jean-Louis porte également les couleurs de l'équipe nationale de la Poste. L'attaquant dispute alors quelques matches d'exhibition face à l'Allemagne, l'Italie ou la France, à qui il marque un but lors d'un tournoi organisé autour du lac suisse d'Yverdon. Une sélection qui lui donne aussi l'occasion de côtoyer un certain Jean-Marie Pfaff, facteur durant ses premières années de gardien à Beveren. " C'était un vrai boute-en-train dans le vestiaire, mais je me souviens aussi de quelqu'un de très attentif aux autres. " Dans la foulée, la petite carrière de Jean-Louis le mène entre la D3 nationale et la P1 pour aboutir à Barvaux-sur-Ourthe, où il découvre les joies du casier dans le vestiaire et rencontre surtout sa future épouse, Lucile, la fille du secrétaire du club.

Ascension et chute durbuysienne

" Je suis devenu président du RSC Barvautois six mois après avoir remisé les crampons ", détaille ce pensionné au teint lumineux. " Ça a duré quinze ans : j'ai beaucoup appris, j'ai rencontré énormément de personnes charmantes, puis j'ai décidé de délaisser mes fonctions lors de la fusion avec l'ES Durbuysienne en 2003. " Devenu trésorier, Jean-Louis suit avec attention les pérégrinations d'un club qui prend une dimension supplémentaire lors de son union avec le RFC Bomal en 2015. La nouvelle Entente Durbuy s'offre deux montées consécutives pour se retrouver en D2 Amateurs, deux ans après sa création. " Il y a six mois, j'ai quitté le CA pour avoir du temps pour voyager avec ma femme ", ajoute-t-il en déplorant l'actualité récente du club, proche de la disparition suite au retrait de son président Paul Tintin. " C'est un passionné de sa région et de son club. S'il se désengage, c'est qu'il a dû se passer des choses en interne. "

Loin d'avoir vu son intérêt pour le foot diminuer, Jean-Louis Gillet passe toujours son temps à "étudier" le Sport/Foot Magazine. " Quand je travaillais encore, je profitais même d'un petit quart d'heure pour enchaîner les articles, quitte à mettre des marque-pages pour reprendre la lecture là où je l'avais laissée. Le magazine m'a beaucoup aidé à la fois pour l'orthographe, mais aussi pour prester lors des quiz footballistiques organisés par Bernard Jeunejean quand il était entraîneur à Houffalize. " Merci Jef Vliers !

Jean-Louis Gillet

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Je prends toujours le parti du plus "petit" de la ville. Je préfère par exemple l'Atlético au Real, le Torino à la Juventus, le RWDM à Anderlecht et le Cercle au Club Bruges.

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Sport/Foot Magazine a été un des premiers médias belges à nous faire voyager à l'étranger. Je suis aussi un assidu des chroniques de Bernard Jeunejean et de Frédéric Waseige.

Vous avez une suggestion ou un conseil pour l'avenir ?

( Lucile, la femme de Jean-Louis, intervient : " Il faudrait que l'on parle un peu plus des femmes ") C'est vrai, les équipes féminines prennent de l'ampleur, elles méritent de l'attention.

Une fois retiré des terrains après quinze ans à secouer les défenses de D1 belge, Jef Vliers a travaillé quelques années pour le magazine Le Sportif 67 (ancêtre de Sport/Foot Mag, ndlr), dont il se chargeait de la publicité. À la fin des années 60, lorsqu'il contacte un membre du comité de l'US Ferrières, Jean-Louis Gillet est un jeune ado de treize, quatorze ans. " Je me souviens que Vliers est arrivé chez nous avec une cargaison de magazines que j'ai distribués à tous les spectateurs lors d'un match à domicile contre Rochefort. " Le jeune homme jette évidemment un oeil curieux sur cet illustré et y trouve son bonheur. " J'ai rapidement apprécié cette envie d'aller plus loin dans les informations que dans les quotidiens. C'est une autre approche journalistique : plus complète et plus riche. " Quelques années après, Jean-Louis débute sa carrière en Promotion, à seize ans tout pile. " J'étais le seul du village dans le noyau, il y avait même trois Anglais : un gardien nommé Patterson, ainsi que Brian Westlake et Kenneth Maloy qui venaient du Daring Club de Molenbeek. À cette époque-là, on ne jouait jamais devant moins de 1.500 personnes, alors que la commune comptait 1.000 habitants... " Devenu facteur, Jean-Louis porte également les couleurs de l'équipe nationale de la Poste. L'attaquant dispute alors quelques matches d'exhibition face à l'Allemagne, l'Italie ou la France, à qui il marque un but lors d'un tournoi organisé autour du lac suisse d'Yverdon. Une sélection qui lui donne aussi l'occasion de côtoyer un certain Jean-Marie Pfaff, facteur durant ses premières années de gardien à Beveren. " C'était un vrai boute-en-train dans le vestiaire, mais je me souviens aussi de quelqu'un de très attentif aux autres. " Dans la foulée, la petite carrière de Jean-Louis le mène entre la D3 nationale et la P1 pour aboutir à Barvaux-sur-Ourthe, où il découvre les joies du casier dans le vestiaire et rencontre surtout sa future épouse, Lucile, la fille du secrétaire du club. " Je suis devenu président du RSC Barvautois six mois après avoir remisé les crampons ", détaille ce pensionné au teint lumineux. " Ça a duré quinze ans : j'ai beaucoup appris, j'ai rencontré énormément de personnes charmantes, puis j'ai décidé de délaisser mes fonctions lors de la fusion avec l'ES Durbuysienne en 2003. " Devenu trésorier, Jean-Louis suit avec attention les pérégrinations d'un club qui prend une dimension supplémentaire lors de son union avec le RFC Bomal en 2015. La nouvelle Entente Durbuy s'offre deux montées consécutives pour se retrouver en D2 Amateurs, deux ans après sa création. " Il y a six mois, j'ai quitté le CA pour avoir du temps pour voyager avec ma femme ", ajoute-t-il en déplorant l'actualité récente du club, proche de la disparition suite au retrait de son président Paul Tintin. " C'est un passionné de sa région et de son club. S'il se désengage, c'est qu'il a dû se passer des choses en interne. " Loin d'avoir vu son intérêt pour le foot diminuer, Jean-Louis Gillet passe toujours son temps à "étudier" le Sport/Foot Magazine. " Quand je travaillais encore, je profitais même d'un petit quart d'heure pour enchaîner les articles, quitte à mettre des marque-pages pour reprendre la lecture là où je l'avais laissée. Le magazine m'a beaucoup aidé à la fois pour l'orthographe, mais aussi pour prester lors des quiz footballistiques organisés par Bernard Jeunejean quand il était entraîneur à Houffalize. " Merci Jef Vliers !