À Jab-el Saraij, un petit village à 80 kilomètres de Kaboul entouré par les montagnes afghanes, Ghulam Dastgir rit dans sa barbe. Au début des années 90, l'homme a dû fuir avec toute sa famille et s'est finalement retrouvé aux Pays-Bas, après des passages par le Pakistan et l'Inde. Comme le mal du pays le rongeait, il a fini par rentrer chez lui, en Afghanistan. Depuis juillet 2018, il est le fier papa du sélectionneur national, Anoush Dastgir. " Quand le pays sera redevenu plus sûr, je retournerai aussi m'établir définitivement en Afghanistan. Par plus sûr, j'entends : un attentat tous les trois mois ", explique Anoush Dastgir depuis sa petite maison de Wijchen, aux Pays-Bas, à 7.000 kilomètres de son pays natal. " En Europe, tout le monde pense que l'Afghanistan est en état de guerre permanent. Mais là où habite mon père, il n'y a pas la guerre. Il y a simplement, de temps en temps, un conflit entre villageois qui dégénère. Comme ça se passe partout. "
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