Tous les deux ans, Liberato Cacace parcourt en touriste les rues de Massa Luberense. Son père est d'origine italienne et sa famille y exploite l'hôtel-restaurant La Primavera. Par beau temps, la petite ville de la péninsule de Sorrente offre une superbe vue sur la baie de Naples, Capri et le Vésuve. Les parents de Liberato se sont rencontrés lorsque sa mère, Luisa, une Néo-Zélandaise d'origine italienne, effectuait un périple le long de la côte amalfitaine et rendait visite à sa famille à Massa Luberense. Ils se sont mariés et, contrairement à la plupart des émigrés européens, ils n'ont pas choisi l'Australie. " Ils voulaient entamer une nouvelle vie de l'autre côté du globe et ont choisi la Nouvelle-Zélande ", dit Cacace, qui porte le prénom d'un de ses grands-pères. " Lorsque je jouais encore en Nouvelle-Zélande, en fin de saison, je voulais rendre visite à ma famille en Italie. Mais 25 heures de vol au départ de Wellington, c'est décourageant. "
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Tous les deux ans, Liberato Cacace parcourt en touriste les rues de Massa Luberense. Son père est d'origine italienne et sa famille y exploite l'hôtel-restaurant La Primavera. Par beau temps, la petite ville de la péninsule de Sorrente offre une superbe vue sur la baie de Naples, Capri et le Vésuve. Les parents de Liberato se sont rencontrés lorsque sa mère, Luisa, une Néo-Zélandaise d'origine italienne, effectuait un périple le long de la côte amalfitaine et rendait visite à sa famille à Massa Luberense. Ils se sont mariés et, contrairement à la plupart des émigrés européens, ils n'ont pas choisi l'Australie. " Ils voulaient entamer une nouvelle vie de l'autre côté du globe et ont choisi la Nouvelle-Zélande ", dit Cacace, qui porte le prénom d'un de ses grands-pères. " Lorsque je jouais encore en Nouvelle-Zélande, en fin de saison, je voulais rendre visite à ma famille en Italie. Mais 25 heures de vol au départ de Wellington, c'est décourageant. " Le jeune Liberato a grandi parmi des immigrés italiens, grecs et syriens de Wellington. Il a été bercé dans la culture de ses aïeux. " Mes parents alternaient l'anglais et l'italien. Dire que je suis parfait bilingue serait toutefois trahir la vérité, même si j'essaye de me convaincre du contraire ", rigole-t-il. Ton père, Antonio, exploite un restaurant italien à Wellington. LIBERATO CACACE : La cuisine, c'est sa vie et il a toujours rêvé d'exploiter un restaurant, comme ses parents. Il a débuté il y a vingt ans et l'affaire tourne bien. Quand j'avais le temps, il m'arrivait de l'aider en lavant la vaisselle. C'est ton père qui t'a transmis l'amour de Naples ? CACACE : À la maison, on ne parlait que de Naples. Comme il y a onze heures de décalage horaire, le week-end, je devais me lever tôt pour regarder les matches à la télévision. Si on n'est pas prêt à se lever au milieu de la nuit pour encourager son équipe, on n'est pas un vrai fan. Un jour, j'aimerais assister à un match en live. Je n'ai pas encore vu le stade San Paolo de l'intérieur, car à chaque fois que je rendais visite à ma famille en Italie, la saison était terminée. " Pour évoluer, il faut partir en Europe " Tu as joué pendant près de deux ans au plus haut niveau néo-zélandais avec les U23 de Wellington Phoenix. Que vaut ce championnat ? CACACE : Wellington Phoenix est le seul club professionnel du pays et son équipe A joue en A-League, le championnat d'Australie. Tous les autres clubs sont semi-pros et disputent le New Zealand Football Championship. Le niveau est moyen, mais pour beaucoup de Néo-Zélandais, c'est la seule vitrine. Pour rendre le championnat plus attractif, les dirigeants tentent d'attirer des joueurs du monde entier. En 2015, Auckland City s'est qualifié pour le championnat du monde des clubs et a fait parler du football néo-zélandais, mais c'était il y a déjà cinq ans... Le centre de formation de Wellington Phoenix a produit de nombreux joueurs qui évoluent en Europe, comme Sarpreet Singh, prêté par le Bayern à Nuremberg. Les jeunes Néo-Zélandais de cinq à 17 ans sont même plus attirés par le football que par le rugby ou le cricket. CACACE : C'est vrai et le talent émerge lentement. Pour que le football évolue, il faut que ces jeunes aillent en Europe. Ceux de ma génération osent le faire et veulent marquer le foot européen de leur empreinte. Et que vaut l'équipe nationale ? CACACE : Pas grand-chose pour le moment, mais ça n'a rien à voir avec les qualités intrinsèques des joueurs. Nous n'avons joué que deux matches en deux ans parce que la fédération n'a pas d'argent et parce qu'aucun pays ne veut venir chez nous pour jouer nonante minutes. Nous ne trouvons pas non plus facilement des sparring-partners qui nous accueillent. C'est pourquoi Danny Hay, le nouveau sélectionneur fédéral, veut mettre en place une équipe de jeunes qui évoluent en Europe. Ça facilite l'organisation des matches. Pouvez-vous rêver d'une qualification pour la Coupe du monde 2022 ? CACACE : Nous devons tenter le coup, mais nous devons surtout créer notre style de jeu. Vous vous souvenez de la dernière participation de la Nouvelle-Zélande à la Coupe du monde ? CACACE : Oui, c'était en 2010. Nous avions fait trois matches nuls, dont un contre l'Italie. Nous étions éliminés, mais tout le monde était content. Si nous retournons à une Coupe du monde, nous ne pouvons plus nous contenter de ça. Nous ne voulons plus être considérés comme un petit pays avec des joueurs moyens. Mais vous n'êtes que 121e au classement mondial. CACACE : Ce n'est pas normal ! C'est dû au fait que nous jouons peu. Notre premier objectif est donc de disputer davantage de rencontres. Et de les gagner. Le match contre les Diables rouges a été annulé, mais en novembre, vous rencontrerez l'Angleterre. CACACE : J'aurais tellement voulu affronter Dries Mertens et lui demander son maillot... La Belgique est numéro un mondiale, c'était le match idéal pour prouver que nous pouvions défier des équipes du top 10. Nous n'avons plus rien à gagner à jouer contre les Îles Fidji.