So Foot t'a récemment placé dans l'équipe-type des joueurs sous-estimés de la Serie A, ça fait quel effet ?
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So Foot t'a récemment placé dans l'équipe-type des joueurs sous-estimés de la Serie A, ça fait quel effet ? CYRILTHÉRÉAU : Ça fait plaisir... Ça fait un moment que je suis en Italie et c'est vrai qu'à part peut-être la première année où j'ai eu du mal à m'adapter au physique de la Serie A, tout s'est bien passé. Il y a trois ans, j'avais même été placé parmi les 20 meilleurs joueurs du championnat. Ça montre aussi la progression que j'ai eue, mais ça donne aussi des regrets de ne pas être venu ici plus tôt... THÉRÉAU : Oui, clairement, même si c'est plus un rôle de deuxième attaquant où je suis assez libre sur le terrain. Même moi, quand j'étais en Belgique, je ne pensais pas pouvoir évoluer là... Mais j'ai également énormément progressé au niveau physique : ici, il y a quasi autant de monde dans le staff de préparation que dans le noyau des joueurs. THÉRÉAU : Je me sentais bien à Charleroi, donc si je partais, c'était uniquement pour un des quatre grands championnats d'Europe. Quand l'opportunité est venue, je n'ai pas hésité parce que je sentais qu'en restant en Belgique, j'allais même commencer à régresser... Mais sur place, les 2-3 premières semaines, je pensais que je ne pourrais jamais tenir physiquement. Je me rappelle même avoir appelé mon agent en disant : " Je pense que ça va être chaud, commence à regarder pour aller ailleurs ! " THÉRÉAU : Non, quand même pas comme ça. Je ne me suis jamais bien senti à Anderlecht alors qu'à Vérone j'étais bien dans la ville, avec les joueurs... C'était surtout l'intensité des entraînements et des matchs qui était un fameux cran au-dessus. C'est quand j'ai commencé à accepter les charges de travail que ça a été mieux pour moi. THÉRÉAU : Pour Chievo, le maintien est fondamental, ils ont donc fixé un prix de transfert assez élevé : de 7 à 8 millions d'euros. Comme j'avais déjà 30 ans, c'était compliqué pour les clubs intéressés de s'aligner. Individuellement, ça aurait par contre été une magnifique opportunité pour évoluer et pourquoi pas atteindre l'équipe de France... THÉRÉAU : Je sortais d'une année plus difficile, je n'avais pas facilement accepté le fait de laisser la chance " AC Milan " s'échapper, il y avait quelque chose qui s'était cassé, donc ça a été un peu plus tendu avec la direction... Dès l'entame de la saison, j'ai donc directement dit que c'était ma dernière année. THÉRÉAU : Sur les cinq dernières années, ils avaient joué quatre fois l'Europe et j'avais toujours eu plaisir à jouer contre eux, surtout qu'ils avaient refait leur stade. Je pensais que c'était le meilleur club pour bien me sentir. Et puis pour pouvoir jouer avec Di Natale... THÉRÉAU : En 2003, je jouais même en Division d'Honneur ! En fait, je pense que je ne me suis jamais senti aussi bien que pendant ces quelques semaines passées à Charleroi. J'étais comme à la maison et c'est là que Jacky Mathijssen m'a vraiment fait prendre conscience que je pouvais évoluer dans un grand championnat, alors que quelques mois plus tôt, je ne pensais même pas atteindre un club comme Charleroi. THÉRÉAU : Ouais, clairement. En plus les Roumains avaient l'habitude de voir des gens on va dire 'normaux' alors que moi j'arrivais avec des coupes de cheveux différentes, des tatouages... Puis j'ai directement mis des buts (10 en 17 matchs, ndlr) donc comme 80 % du pays supporte le Steaua, c'était difficile de faire ses courses en ville ! THÉRÉAU : Pour moi, j'étais un joueur de Bruges, je voulais y aller pour rejoindre Jacky Mathijssen. Puis à un moment, on m'a dit que l'option brugeoise avait sauté, mais que j'avais la possibilité de rejoindre Anderlecht. Ça s'est fait au tout dernier moment... THÉRÉAU : On peut dire que c'est le premier grand club que j'ai connu... Mais j'ai peut-être le regret - même si la suite de ma carrière a finalement été parfaite - de ne pas être resté plus de six mois sur place. THÉRÉAU : Non, quand même pas ! Mais sur certaines critiques, oui. Les émissions où Stéphane Pauwels disait que j'étais vraiment une clenche qui n'avait pas le niveau de la D4 française, par exemple. Par rapport à mon niveau à Anderlecht, je comprends les critiques, mais je pense que par la suite, il dirigeait pas mal de ces attaques sur ma personne et plus sur le joueur. THÉRÉAU : On voit que c'est une équipe qui peut viser les play-offs 1 chaque année désormais, alors qu'il y a quatre ans, personne ne venait au stade. Cette année, je me suis rendu au Mambourg pour le match face à Bruges (0-0), et ce fut un plaisir de voir autant de qualité sur le terrain et autant de monde dans les tribunes. THÉRÉAU : Le but décisif que j'ai marqué contre Barthez et l'OM en Coupe de France pour mon premier match pro avec Amiens ! J'avais 19 ans et la semaine qui précédait le match, je ne savais même pas que j'allais signer dans ce club. Les chaussures du match sont encore encadrées chez mes parents... PAR ÉMILIEN HOFMAN - PHOTO BELGAIMAGE" En Italie, il y a quasi autant de monde dans le staff de préparation que dans le noyau des joueurs. "