L'air de rien, tu as déjà côtoyé quelques entraîneurs de renom. Le dernier en date, c'était David Moyes à Sunderland. On imagine que ça n'a pas toujours été simple à vivre, au vu de tes différents changements de position, à gauche, à droite et finalement en tant que milieu défensif ?

JASON DENAYER : Je me suis toujours considéré comme un défenseur central à part entière. Partant de là, j'ai parfois dû écraser parce que quand tu joues en Premier League, tu ne peux pas cracher sur une titularisation. Reste que je n'ai jamais eu la moindre explication du coach. Il réfléchissait en fonction des besoins de l'équipe. Je ne peux pas lui en tenir rigueur, ...

JASON DENAYER : Je me suis toujours considéré comme un défenseur central à part entière. Partant de là, j'ai parfois dû écraser parce que quand tu joues en Premier League, tu ne peux pas cracher sur une titularisation. Reste que je n'ai jamais eu la moindre explication du coach. Il réfléchissait en fonction des besoins de l'équipe. Je ne peux pas lui en tenir rigueur, c'est juste que ça n'a pas toujours été facile de se retrouver à jouer back gauche ou back droit en début de saison. Après coup, on peut toujours voir ça comme une nouvelle expérience. Mais, sur le moment, tu te dis juste que tu n'es pas à ta place. DENAYER : Moi, je n'ai rien à dire à ce propos. Je n'ai pas envie de rentrer dans ces débats-là, après coup. Le seul truc qui est vrai, pour moi et Jordan, c'est qu'on était à court de rythme et que le fait de ne pas avoir eu une minute de jeu avant ce match nous a sans doute joué des tours. Mais je ne vais pas critiquer Wilmots. Qui suis-je pour le critiquer ? C'est lui qui m'a amené en équipe nationale, je ne vais pas cracher dans la soupe après. Et puis, j'aimais bien sa façon d'être, c'est un style de coaching direct, très cash qui me convenait bien. DENAYER : Difficile à dire puisqu'on ne s'est jamais vraiment parlé. C'est un peu la même chose qu'avec David Moyes, en fait. C'est une autre manière de faire, ça fait partie de leur personnalité. Je pense que Guardiola, il apprécie les joueurs qui viennent lui parler spontanément. Et c'est vrai que ce n'est pas trop mon style. Moi, j'attends peut-être que ça vienne du coach. C'est pour ça que ça collait bien avec Wilmots ou Jan Olde Riekerink que j'ai connu à Galatasaray. Après, pour être honnête, je pense qu'il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu avec Guardiola. Si je ne suis pas dans ses plans, j'ose espérer que c'est avant tout pour des raisons sportives.