On soumet une bonne soixantaine de noms, d'événements et de thèmes à Philippe Albert. À charge pour lui d'en retenir pile 50 et de les commenter à sa façon - traduction : franco. Quinqua dans quelques jours, il fait ça comme un prince. Ça vous étonne ? Go !
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On soumet une bonne soixantaine de noms, d'événements et de thèmes à Philippe Albert. À charge pour lui d'en retenir pile 50 et de les commenter à sa façon - traduction : franco. Quinqua dans quelques jours, il fait ça comme un prince. Ça vous étonne ? Go ! " Un surnom qu'on m'a donné en début de carrière. On m'a aussi appelé le Boucher des Ardennes. C'était logique, je jouais sur mes qualités physiques. Ce qu'on écrivait m'a motivé à travailler encore plus mes points faibles. J'ai dû cravacher plus que les autres parce que je n'étais pas doué au départ. " " Il a supervisé mon test à Charleroi en 1985. Dans le test physique, je n'étais nulle part. Au niveau technique, ça n'allait pas trop. Colasse a plus apprécié mes frappes à distance et mon jeu de tête. Il a dit à Jean-Paul Spaute : -Il a une carrure impressionnante, on va quand même le prendre un an. " " Un homme admirable, un président extraordinaire. Trois jours avant ma première sélection internationale, je ne suis au courant de rien, mais lui, il le sait déjà. Il m'appelle dans son bureau, Gaston Colson est là aussi. Ils me disent : -Tu fais une très bonne saison, alors on va t'augmenter un peu et on ajoute une clause. Si tu es repris chez les Diables, tu recevras 100.000 francs. Un vrai cadeau de 2.500 euros. " " Quand je suis à Charleroi, je croise Roger Henrotay, le patron du Standard, dans un bistrot de Paliseul, dans les Ardennes. On boit un verre, on discute, on se serre la main. Je pensais qu'il allait peut-être me faire une proposition mais il n'y a pas eu de suite. Sans regret parce que le Standard était dans le creux, il payait les suites de l'affaire Waterschei. Malines s'est présenté, c'était beaucoup plus intéressant d'un point de vue sportif. " " Au niveau du foot, il était en avance sur son temps. Ce que Malines a gagné, il le devait à quatre personnes : John Cordier, Aad de Mos, Michel Preud'homme et Lei Clijsters. Un vrai leader sur le terrain et dans le vestiaire. Il savait se faire respecter. Et c'était une force de la nature. Pour le bouger, le gars, il fallait être un surhomme. J'en garde un souvenir... Rien qu'en parlant de lui, regarde, j'ai la chair de poule. " " Il faut le mettre au panthéon du football belge. Tout ce qu'il entreprend se transforme en or. C'est un magicien. Il était magique dans le but, il l'est resté comme entraîneur. C'est un compétiteur né. S'il ne gagne pas, il devient fou, le type. " " J'ai des souvenirs incroyables avec lui à Malines. C'est un bon vivant avec un humour particulier. On a fait des vacances ensemble et on partageait la même chambre, à Malines et en équipe nationale. Et puis je l'ai remplacé comme consultant télé pour les matches des Diables. " " Je l'ai eu à Malines puis je l'ai retrouvé en équipe nationale. Je le respecte en tant qu'homme parce que je respecte tout le monde. Mais l'entraîneur, non, je ne peux pas, impossible. Sa façon de se comporter, son arrogance, son discours, sa manière de se vendre. J'ai arrêté en équipe nationale à cause de lui. Mais je me suis juré que je ne donnerais jamais les détails. C'est assez compliqué. " " Pendant mes deux saisons à Anderlecht, il n'est venu que deux ou trois fois dans le vestiaire. Dès qu'il entrait, on s'asseyait et on la fermait. Il n'avait pas besoin de beaucoup de mots pour faire passer son message. Il inspirait un respect énorme. " " Avec lui, on avait une condition physique de malades. Il avait l'art de nous faire crever. Quand Anderlecht l'a viré alors qu'on était en tête, personne n'a compris. Mais on a commencé à jouer un foot beaucoup plus offensif et attractif avec Johan Boskamp. Encore une preuve que Constant Vanden Stock se trompait rarement. " " Une main de fer dans un gant de velours, un mec extraordinaire. Il n'y a pas beaucoup d'entraîneurs qui ont son charisme. Il pouvait être très dur à l'entraînement, à la mi-temps ou après un match, mais le lendemain, tout était oublié. Il n'avait aucune rancune. Ce qu'il a fait à Anderlecht sur le peu de temps qu'il y est resté, personne n'aurait pu faire mieux. " " La classe à l'état pur, et il l'a toujours. Ce n'était pas un leader, pas le gars qui tapait sur la table, pas le type qui dézinguait tout le monde. Mais c'était un génie du foot. " " En 1993, Anderlecht est champion beaucoup trop tôt. On fait la fête tous les week-ends. Et on se fait éliminer en demi de la Coupe par Charleroi. Il y a un goût d'inachevé parce qu'on avait déjà l'équipe pour faire le doublé. On commence la saison suivante en disant qu'on va tout gagner. Et on gagne tout. On est champions quelques jours avant la finale contre Bruges, on fait une grosse fête dans un café à Anvers puis on se remet au boulot. Pendant cette fiesta, Boskamp me dit que je ne jouerai pas la finale parce que je me remets à peine d'une blessure au genou. Je lui réponds : -Mets-moi en marquage sur Daniel Amokachi, il ne touchera pas un ballon et on va gagner. J'ai joué, Amokachi n'a pas touché un ballon et on a gagné. C'était peut-être un truc de Boskamp pour me donner la rage. " " Je voulais continuer avec le numéro 4 ou le 5 à Newcastle. Là, Kevin Keegan a une idée de génie, le jour où je signe mon contrat, le 10 août 1994. Il me dit : -Tu as 27 ans aujourd'hui, tu vas prendre le 27. " " Quel honneur d'avoir joué avec un attaquant pareil. En match, c'était un monstre, le gars ne renonçait jamais. En semaine, il était complètement différent, il ne fallait pas lui en demander trop. Tout ce qu'il voulait, c'était être prêt pour le week-end. " " Pas le meilleur gardien du championnat anglais, il n'avait pas le niveau d'un Peter Schmeichel ou d'un David Seaman, mais c'était un bosseur extraordinaire. Il est mort à 47 ans, il a fait un arrêt cardiaque pendant un jogging ! Après une semaine de coma, sa famille a décidé de débrancher les appareils parce qu'il n'y avait plus rien à faire. " " J'étais déjà fan quand il jouait. Ballon d'Or, star de Liverpool et de Hambourg, premier joueur anglais à avoir aussi bien réussi à l'étranger. Alors, quand le gars t'appelle et te donne rendez-vous pour discuter dans un hôtel de Leeds, tu te dis : -C'est pas possible, là je rêve. J'arrive au rendez-vous, il me parle comme si on se connaissait depuis vingt ans. Il a un charisme incroyable, il était apprécié et respecté dans tous les stades d'Angleterre. " " Une fois par mois, on se retrouvait tous au resto puis on faisait une grosse sortie en boîte. Pas des marathons de boisson mais on se lâchait méchamment quand même. C'était imposé par... Keegan. Il disait que ça favorisait l'esprit de groupe. " " Quand on jouait à domicile à 15 heures, on devait être au stade à 13h30 ! Au début, j'ai fait des yeux comme ça. À Anderlecht, j'avais connu la mise au vert systématique, même avant les matches chez nous, avec Peruzovic. Et puis il fallait voir le briefing tactique avec Keegan. Son adjoint donnait quelques consignes à respecter sur les phases arrêtées. Rien d'autre. Toutes les équipes jouaient en 4-4-2, alors Keegan estimait que ça ne servait à rien de nous bourrer le crâne. Il partait aussi du principe qu'on était meilleurs que tous nos adversaires, et il nous le faisait tellement bien croire que, quand on montait sur le terrain, on était persuadés qu'on allait les écraser. " " Un phénomène. Un artiste sur le terrain mais un fou furieux.Contre City, il se bagarre pendant une heure et demie avec l'arrière central et il lui met un coup de tête. On reçoit le Barça de Luis Figo et Rivaldo en Ligue des Champions, c'est 3-0 après 50 minutes, trois buts d'Asprilla. À côté de ça, il y avait ses frasques en dehors du terrain. Il lui arrivait de ne pas savoir se lever pour l'entraînement parce qu'il avait fait une grosse fête la veille. " " La presse espagnole le surnommait El Magnifico après ses exploits contre le Real et Barcelone avec le PSG, ça voulait tout dire. À l'entraînement, s'il n'avait pas envie, il ne fallait pas lui demander de courir dix mètres. Mais en match, dès qu'il touchait le ballon, tout le stade se levait. C'était la classe à l'état pur. " " Mon lob, on en parlera encore dans 50 ans à Newcastle, c'est génial. Parce que c'était le grand ManU de David Beckham, parce qu'il y avait Schmeichel dans le but, parce qu'il y avait une terrible rivalité et parce qu'on a gagné 5-0. Deux mois plus tôt, ils nous avaient asphyxiés dans le Charity Shield, 4-0. On rentrait d'une tournée au Japon, on n'était nulle part. Et ils avaient rigolé de nous sur le terrain. Le jour du 5-0, Keegan a mis l'équipe au tableau et nous a dit : -Les gars, souvenez-vous de Wembley. Rien d'autre. " " Un surnom qui fait plaisir, plus que boucher ou bûcheron... Quand je retourne à Newcastle, c'est comme si je n'étais jamais parti. " " Le surnom de l'équipe de Newcastle quand j'y étais. À part à Manchester United, on était applaudis partout par les supporters adverses. Avec nous, les gens qui allaient au stade ne s'ennuyaient jamais parce qu'on avait un style de jeu offensif et agréable à voir. " " Je m'attendais à apprendre énormément avec lui, vu son parcours avec Milan. Mais ça a été une grosse déception. Il m'a vite fait comprendre que les joueurs de plus de 30 ans n'avaient plus leur place dans le championnat anglais. Quand il n'a plus besoin de quelqu'un, il le jette. " " J'ai beaucoup aimé mes trois mois en prêt à Fulham. C'était la D3 mais il y avait Keegan sur le banc et plusieurs anciens joueurs de Premier League. Une équipe de fous. Al-Fayed était un président extravagant, il a réussi à faire venir Michael Jackson pour donner un coup d'envoi. Après un match gagné, Al-Fayed offrait un lingot d'or à chaque joueur. En chocolat... " " Je ne savais pas que Guy Thys suivait mes matches avec Charleroi. J'arrive à l'entraînement, Raymond Mommens me félicite, il me dit qu'il vient d'entendre à la radio que j'étais repris pour le match en Irlande. Je lui dis : -Tu me prends pour un con, va te faire foutre. Puis un deuxième joueur me félicite, puis un troisième. Je suis Diable pour la première fois un 29 avril. La date d'anniversaire de mon père et de ma mère. " " La même classe que Degryse. Aujourd'hui, il est sur le marché mais il ne fait pas le forcing. Des entraîneurs sans scrupules se montrent en tribune quand ça chauffe pour le coach en place, lui ne veut pas jouer à ça. Ce n'est pas un manque d'ambition, c'est une marque de respect pour la corporation. " " Une prise de conscience. Comme défenseur, marquer contre les Pays-Bas et l'Allemagne, c'était beau. J'ai eu un flash là-bas, je me suis dit que le championnat de Belgique était devenu trop petit pour moi. Sans prétention mais c'était une réalité. J'avais pris six trophées en deux ans avec Anderlecht, j'avais tout gagné en Belgique. Je devais aller voir ailleurs. " " Travailler avec lui, c'était un truc spécial qui se réalisait pour moi ! Même si on a eu une grosse prise de bec. Avant le Mondial 94, on est en stage à Font-Romeu (ça tourne tellement pour y arriver que des joueurs ont vomi dans le car...) et la fédé a organisé un match contre une équipe d'amateurs qui ne pensent qu'à nous casser. Je règle mes comptes sur le terrain. En rentrant à l'hôtel, Van Himst convoque une réunion de crise et il me rentre dans le lard, devant tout le monde. " " L'arbitre du match contre l'Allemagne aux Etats-Unis. Le gars a eu de la chance qu'on me retienne, ils ont dû s'y mettre à quatre pour me calmer. J'étais parti pour le dégommer. Se faire arnaquer comme ça en Coupe du Monde, ce n'est pas possible. Je voulais le frapper. Ma carrière se serait peut-être arrêtée là, je n'aurais pas connu l'Angleterre. Pas grave, j'aurais fait autre chose. Quand on rentre au vestiaire, personne ne bronche alors qu'on vient de se faire entuber bien profond. Ça me rend dingue de voir que tout le monde reste calme. Je shoote dans des trucs, je renverse des tables. " " Le dernier match éliminatoire dans la campagne pour le Mondial aux Etats-Unis. On a besoin d'un point. Je fais la faute nécessaire et je suis suspendu pour le premier match à la Coupe du Monde. " " Quand tu es gamin, à Bouillon, tu n'imagines pas que tu iras un jour à cette soirée. Tu rêves en lisant le palmarès. J'y vais et je gagne avec 200 points d'avance sur le deuxième. C'est un rêve de gosse qui se réalise. Je n'ai conservé que deux trophées : le Soulier d'Or et le Footballeur Pro. " " J'ai eu la chance de le connaître via la télé. Un petit homme mais un géant par sa chaleur humaine, sa sympathie, son sourire. Partout où il allait, on sentait les gens revivre. " " J'ai encore besoin d'aller cinq, six ou sept fois par an à Bouillon. " " Mon père a travaillé 36 ans à l'usine, mes parents ont aussi tenu un café. On n'était pas riches, on n'est jamais partis en vacances, mais on n'était pas pauvres non plus, je n'ai jamais manqué de rien. Ce qu'on avait pour les vacances, c'était un ballon et un maillot de bain pour aller nager dans la Semois. " " Mon père a toujours eu une moustache, la mienne venait sans doute de là. " " Aujourd'hui, un footballeur qui n'est pas tatoué est une exception. Ça devrait être le contraire. C'est purement pour l'apparence, c'est n'importe quoi. "" À Charleroi, c'était une bande de potes, ce n'était pas encore tout à fait le professionnalisme. De cette époque, je revois encore Fabrice Silvagni et Roch Gérard. À Malines, j'étais beaucoup avec Wilmots. À Anderlecht, je faisais la route avec Olivier Suray, j'étais aussi très proche de Michel De Wolf, Johan Walem, Bertrand Crasson, Marc Degryse. À Newcastle, c'était une super ambiance. " " Quand je suis à Malines, je suis contacté par Walter De Greef, il me dit que la Juventus est intéressée. Ils proposent 25 millions de francs à la signature. Ça fait plus de 600.000 euros, c'est énorme pour l'époque. Mais il n'est pas question du sportif dans notre discussion et ça ne me plaît pas. Je réponds à De Greef que ça ne m'intéresse pas. Il a dû me prendre pour un fou. J'ai des principes. Un jour, Sven-Goran Eriksson m'appelle, il me veut à Benfica. Dans la conversation, je lui dis, à un moment : -Désolé Monsieur, mais... Il me lâche alors : -On ne coupe pas la parole à Monsieur Eriksson. Je lui ai raccroché au nez. " " J'ai dû arrêter en 2000 à cause d'une blessure au genou. C'était un accident, pas une usure. Un contact avec Christian Negouai à l'entraînement. Quand j'ai repris, je ressentais encore une douleur dès que je changeais de direction. Le chirurgien m'a fait des injections d'un produit venu des Etats-Unis, et il m'a prévenu : -Si ça ne marche pas, soit tu arrêtes, soit tu joues à un niveau inférieur. Ça n'a pas marché, et jouer plus bas, ça ne me m'intéressait pas. "" J'ai bien gagné ma vie à Malines et à Anderlecht, mais à Newcastle, c'était encore autre chose. Je recevais 10.000 livres par semaine, plus une prime en début et en fin de saison. Quand j'ai signé, la livre était à 45 francs, et un mois plus tard, elle est passée à 62 ou 63. J'ai fait une super affaire, vu que j'étais payé en livres ! En équipe nationale, on n'était pas compliqués. Jan Ceulemans et un autre allaient négocier, ils revenaient avec des chiffres, on les acceptait d'office. On aurait joué pour rien. Je ne comprends pas les revendications des Diables actuels. "" Match of the Day a toujours été la référence et est toujours la référence aujourd'hui. Ils ont aussi du lourd dans leurs consultants. Alan Hansen et Alan Shearer, c'est quelque chose. "" Je ne pensais pas me retrouver un jour à la télé. J'ai arrêté l'école en cinquième année d'humanités, hein ! J'ai quand même relevé le défi de devenir consultant, j'ai fait mon premier match en 2004. Dans mon esprit, c'était clair : -Si ça ne marche pas, j'arrête tout de suite. Dès le début, ça a cliqué. J'ai fait près de 70 matches de Ligue des Champions avant de passer sur le championnat de Belgique. " " J'ai travaillé pendant 11 ans comme préparateur de commandes dans une entreprise d'import-export en fruits et légumes. Une des périodes les plus importantes de ma vie. Mon père ne m'a jamais encensé quand je jouais. Par contre, dès que je ratais une passe ou un match, il me rentrait dans le lard. Quand je lui ai annoncé que j'allais travailler après avoir arrêté le foot, il m'a dit : -Je suis plus fier de ça que de ta carrière. "" J'ai commencé il y a dix ans, je n'ai jamais pris de cours, je suis maintenant C15/1, c'est pas mal ! Je fais des interclubs avec des potes, on vient d'être sacrés champions Namur - Luxembourg dans notre catégorie. C'est festif. "" Quatre mois avant la Coupe du Monde 94, dans un match à Bruges, Daniel Amokachi et Gert Verheyen tombent sur mon genou. Un ligament est touché, on me plâtre. Le lendemain, ma femme me conduit à Anderlecht, j'ai rendez-vous avec le médecin. J'ai la jambe allongée sur la banquette arrière. Après deux kilomètres, un couple qui roule à gauche nous percute de front. Ils ont été salement arrangés mais ils s'en sont sortis. "" On m'a un jour demandé ce que je pensais d'une paire Vincent Kompany - Philippe Albert. Evidemment que ça aurait été intéressant ! Un droitier et un gaucher. Ses efforts pour revenir au top après chaque blessure me rappellent la force de travail de Shearer, qui enchaînait aussi les soucis physiques et réussissait chaque fois à retrouver son niveau. " " Lui aussi, il a dû beaucoup bosser pour arriver très haut. J'ai bien aimé la façon dont il a mis les choses au point au Brésil après s'être fait massacrer par une partie de la presse pendant des années. " " J'ai eu des propositions d'agents, j'ai toujours refusé. Je n'ai fait confiance qu'à Yves Lemaire, le président du Lorrain Arlon, qui était assureur. Je suppose qu'il a pris une commission sur certains trucs, j'espère, même ! Mais il ne m'a jamais rien demandé. Il m'a conseillé pour des placements de sommes assez astronomiques, j'ai toujours su que je pouvais lui faire une confiance aveugle. Quand j'entends que les agents prennent 10 % sur les transferts, je me dis : -Mais on vit dans quel monde ? " PAR PIERRE DANVOYE - PHOTOS BELGAIMAGE" Newcastle était applaudi dans tous les stades anglais. À part à Manchester United. " - Philippe Albert