Tu suis encore les résultats d'Anderlecht ?
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Tu suis encore les résultats d'Anderlecht ?Bien sûr même si je n'ai pas la possibilité de voir les matches. J'ai commencé à Anderlecht en 1992 et j'y joué jusqu'en 2006. Il est normal que je suive encore ce club dont j'ai toujours été un grand supporter. Je le reste encore aujourd'hui. Tu ne signeras donc pas au Standard à la fin de ta carrière ?Non j'irai jamais ! La seule différence avec le passé, et même si je reste un grand supporter des Mauves, est que j'ai perdu cette " haine " envers Bruges ou le Standard que j'avais quand j'étais chez les jeunes à Neerpede. C'était culturel comme l'est la rivalité entre City et United. Aujourd'hui, je suis devenu plus neutre. Je ne fais plus de différence quand des clubs belges jouent sur la scène européenne. Je les supporte tous. As-tu le sentiment que le foot belge sort de l'ornière ?Il y a une évolution. Avant quand un jeune de 20 ans se trouvait sur le banc de Roda, on disait que c'était un talent. Aujourd'hui, les critères ont changé. Pour être considéré comme un talent, il faut évoluer dans un gros club. Ça prouve qu'on avance. Le jour où on pourra dire qu'on est une grande nation c'est quand un talent sera considéré comme tel quand il évoluera dans un top club européen et qu'il gagnera des trophées. Pourquoi ça a mis aussi longtemps ?Je pense que le pays souffre beaucoup du débat politique. Chaque décision prend beaucoup de temps. Il y a des pays plus petits que le nôtre, qui ne se trouvent pas dans une situation géographique aussi favorable que la nôtre et qui, pourtant, se développent sportivement bien plus vite. Pour moi, ce n'est pas une question d'infrastructures mais davantage de personnes. Quel club belge peut se targuer de disposer d'anciens grands joueurs pour former ses jeunes ? Les budgets devraient surtout aller vers le personnel formateur. Si j'étais propriétaire d'un club, j'investirais dans le salaire des formateurs en allant piocher au sein de la superbe génération belge des années 80 ou 90. Le bâtiment, le terrain, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Si un jeune joue sur un champ de patates, il s'habitue et à la limite il s'en fout. L'important, c'est l'écolage. Tu as quitté la Belgique il y a six ans, qu'est-ce que ce pays représente encore pour toi ?J'aime encore plus la Belgique depuis que je l'ai quittée. Et tous les Belges expatriés que je croise ont ce même sentiment de nostalgie. C'est un beau pays où il est agréable de vivre. Il serait idiot de croire que l'herbe est plus verte ailleurs.