Vous avez chambré vos anciens copains d'Anderlecht quand Mouscron pointait en tête ?
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Vous avez chambré vos anciens copains d'Anderlecht quand Mouscron pointait en tête ?Walter Baseggio : Je ne chambre personne, et certainement pas les gens d'Anderlecht. J'ai trop de respect pour eux, car j'ai vécu une période formidable là-bas. J'ai encore beaucoup de contacts avec les supporters mauves. Ils ont toujours été corrects envers moi. Dans dix jours, on se rendra au Parc Astrid pour jouer notre match, mais on devra garder les pieds sur terre. Surtout ne pas attraper le gros cou. On ne doit pas oublier que notre objectif initial, cette saison, était de vivre une saison tranquille. Il n'a pas changé. Inutile de se mettre à calculer. Au départ, vous étiez surtout venu à Mouscron pour vous relancer ?Oui, c'est certain. J'aurais aussi pu me relancer ailleurs, mais Anderlecht n'était pas très chaud à cette perspective ( NDLR : Walter veut parler du Standard). J'aurais aussi pu prester les six derniers mois de contrat qui me restaient à Anderlecht, au besoin en restant les bras croisés sur le banc. J'aurais été libre de signer où je le voulais en fin de saison. Mais j'avais trop envie de jouer. J'ai opté pour Mouscron parce que l'ambiance familiale du club me plaisait et que le coach m'inspirait confiance. De surcroît, le Sporting a accepté de me libérer gratuitement. Opter pour Mouscron n'était pas une décision facile à prendre, surtout vu la situation dans laquelle se trouvait le club. Aujourd'hui, je ne le regrette pas. Les gens sont sympas et je me sens bien dans la Cité des Hurlus. Vous avez vu Real Madrid-BATE Borisov ?Oui et j'ai eu de la peine pour les supporters anderlechtois et pour Roger Vanden Stock. Le Sporting aurait dû être à la place des Biélorusses. Ce qui s'est passé au mois d'août est incompréhensible. Mais les Mauves ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes : ils n'ont été bons dans aucun des deux matches. Sans doute ont-ils sous-estimé cet adversaire méconnu. Personnellement, j'ai disputé des tours préliminaires durant plusieurs années, et j'avais toujours réussi à franchir le cap. La seule fois où l'équipe a été éliminée, c'était l'an passé contre Fenerbahçe et... je n'étais pas sur le terrain. Après, le Sporting avait été repêché en Coupe de l'UEFA. Ce n'est plus le cas cette fois-ci. C'est terrible. Libéré de ses obligations européennes, Anderlecht sera sans doute redoutable en championnat, mais ce n'est qu'une maigre consolation. Je sais que le président en a gros sur le c£ur, et que même un doublé coupe-championnat ne le consolerait pas.