J'ai aimé La Coupe des Confédérations

Cette compétition ne m'avait jamais fort emballé par le passé. A mes yeux, elle servait surtout à remplir les caisses de la FIFA. Cette fois-ci, je tiens quand même à réviser mon jugement, car l'épreuve aura apporté bon nombre d'enseignements tant sur les plans sportif qu'extra-sportif. Au-delà de l'organisation sans faille, je mettrai en exergue la prestation étincelante du Brésil dans le match de prestige qui l'a opposé à l'Italie. Il y a très longtemps que je n'avais plus assisté à une telle démonstration des Auriverde. Quelle aisance balle au pied, quelle vitesse d'exécution et quelle efficacité ! Le deuxième goal, notamment, consécutif à un mouvement orchestré par Robinho et Kaká, puis conclu pa...

Cette compétition ne m'avait jamais fort emballé par le passé. A mes yeux, elle servait surtout à remplir les caisses de la FIFA. Cette fois-ci, je tiens quand même à réviser mon jugement, car l'épreuve aura apporté bon nombre d'enseignements tant sur les plans sportif qu'extra-sportif. Au-delà de l'organisation sans faille, je mettrai en exergue la prestation étincelante du Brésil dans le match de prestige qui l'a opposé à l'Italie. Il y a très longtemps que je n'avais plus assisté à une telle démonstration des Auriverde. Quelle aisance balle au pied, quelle vitesse d'exécution et quelle efficacité ! Le deuxième goal, notamment, consécutif à un mouvement orchestré par Robinho et Kaká, puis conclu par Luis Fabiano était une pure merveille. Pour moi, cette équipe-là, privée de Ronaldinho, est plus forte qu'avec le Milanais. A la place de Dunga, qui laisse la porte ouverte à un retour de sa part, je me passerais de ses services. Si le sélectionneur brésilien a manifestement l'embarras du choix, lui qui a laissé des garçons comme Pato ou Julio Baptista sur le banc, son homologue italien Marcello Lippi, lui, a de quoi se poser des questions. Plusieurs de ses champions du monde ont fait leur temps. Je songe à Fabio Cannavaro, Mauro Camoranesi et Luca Toni, qui tirent tous la langue. Quelle différence avec les Etats-Unis, révélation du tournoi avec un Oguchi Onyewu au-dessus du lot. Le Standardman, qui avait précipité l'élimination des siens en Allemagne, suite à ses interventions musclées dans les 16 mètres, face au Ghana notamment, a mûri à Sclessin grâce au travail réalisé sous la coupe de Michel Preud'homme et Laszlo Bölöni. Il est prêt, à présent, pour un grand championnat. Je peux comprendre la déception des inconditionnels d'Anderlecht et du Standard à l'heure actuelle : leurs clubs favoris se sont jusqu'ici montrés discrets sur le marché des transferts, optant pour les jeunes avec Ondrej Mazuch et Renan Felipe Bonfleur côté Parc Astrid et Jonathan Mendes, AndreaMutombo et CédricCollet à Sclessin. C'est quand même peu vu les moyens mis à la disposition des dirigeants. Petite consolation pour les supporters quand même : aucun gros départ n'a été enregistré pour le moment, même si tout porte à croire que Milan Jovanovic ne s'éternisera pas chez les Rouches. C'est là, sans doute, la meilleure nouvelle en ce début de saison car ça signifie que, si rien ne bouge, les deux formations reprendront les choses sérieuses, en Europe notamment, avec un effectif bien huilé. C'est important car, il y a un an, le Sporting s'était cassé les dents contre le BATE Borisov avec un onze de base où figuraient quelques nouvelles têtes comme Arnold Kruiswijk ou Hernan Losada. Chez les Liégeois, par contre, qui avaient continué à s'appuyer sur toutes leurs valeurs sûres de la saison précédente, la donne avait été complètement différente face à Liverpool, d'abord, et Everton, ensuite. Le risque, toutefois, en cette période où tout tourne au ralenti et où nos deux clubs-phares ne veulent rien acheter avant d'avoir vendu l'un ou l'autre joueur, c'est qu'ils n'aient plus le temps de réagir au moment où des candidats-acquéreurs se pointeront à la fin de la période des transferts, soucieux de réaliser une affaire quand les prix auront baissé. C'est ce qui était advenu au RSCA avec Mémé Tchité et le club ne s'en était pas remis. Bien sûr, les dirigeants peuvent toujours s'opposer à un départ mais ils devront alors composer à la fois sans l'argent et, surtout, avec un joueur déçu. Pas facile de se montrer intraitable dans ces conditions.né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing). propos recueillis par pierre danvoye