J'ai aimé La Cupfinal de Fellaini

Marouane Fellaini vient de mettre un terme à la saison de sa vie. Il y a un an, Air Fellaini n'avait pas la moindre idée de tout ce qu'il allait vivre. La finale de la Coupe d'Angleterre ne pouvait pas mieux commencer pour lui. En déviant un ballon de la tête, il a largement contribué à l'ouverture du score la plus rapide de l'histoire de la finale de la Cup. Même si Chelsea a pris la mesure d'Everton (2-1), le bilan anglais de Big Mo est vraiment remarquable. En moins d'un an, le grand gamin est devenu une valeur sure et même solidement montante de la Premier League. Or, tout le monde sait que c'est extrêmement difficile d'y mériter une petite place au soleil.
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Marouane Fellaini vient de mettre un terme à la saison de sa vie. Il y a un an, Air Fellaini n'avait pas la moindre idée de tout ce qu'il allait vivre. La finale de la Coupe d'Angleterre ne pouvait pas mieux commencer pour lui. En déviant un ballon de la tête, il a largement contribué à l'ouverture du score la plus rapide de l'histoire de la finale de la Cup. Même si Chelsea a pris la mesure d'Everton (2-1), le bilan anglais de Big Mo est vraiment remarquable. En moins d'un an, le grand gamin est devenu une valeur sure et même solidement montante de la Premier League. Or, tout le monde sait que c'est extrêmement difficile d'y mériter une petite place au soleil. Marouane y est arrivé comme Vincent Kompany à Manchester City, mais dans un autre style. Ces deux belles réussites prouvent si c'était nécessaire qu'on trouve de belles veines de jeunes talents chez nous. Quand il est arrivé du Standard à Everton, certains ont fait la fine bouche. Marouane ne pétait pas un mot d'anglais et cela lui a peut-être permis de ne pas se prendre la tête avec les critiques. En moins de deux, il leur a cloué le bec et est devenu un des joueurs les plus importants d'Everton. Au fil du temps, il a haussé la qualité de sa production. Everton se frotte les mains. Son club devine parfaitement que son médian défensif vaut désormais un pont d'or sur les marchés des transferts. Everton avait offert 20 millions d'euros au Standard. C'était un montant fou mais si Everton a dû casser sa tirelire, on peut désormais penser que c'est un investissement plus que judicieux. A mon avis, nous n'assistons qu'au début de la grande aventure de Fellaini qui joua aussi en équipes de jeunes à... Anderlecht : unbelievable, isn't it ? C'est le conflit atomique entre l'Union belge et le duo Standard-Anderlecht. Le président de la fédération, François De Keersmaecker, a mis cinq jours avant de féliciter les Liégeois pour leur 10e titre. Sepp Blatter, patron de la FIFA, a réagi plus vite que lui. Le " maître " de la maison de verre n'a pas trouvé le temps cette saison de se rendre à Sclessin.... Tout cela cache l'opposition grandissante entre les deux grands du football belge et le top de la fédération. C'est une catastrophe qui a trouvé son prolongement dans la maigrichonne composition de l'équipe nationale présente à la Kirin Cup au Japon. Pour des raisons diverses, le Standard et Anderlecht n'avaient aucun joueur dans cette délégation. Le Sporting a évoqué un accord entre la fédé et les deux grands (seuls les joueurs du champion pouvaient être retenus ?) mais a " diplomatiquement " laissé le choix à ses internationaux qui ont... tous préféré faire l'impasse. Le Standard a avancé la fatigue de ses stars et le fait que les dates de la Kirin Cup n'étaient pas prévues au calendrier international. Tout cela est risible et on a donné une image catastrophique du football belge dont toutes les composantes ne tirent pas à la corde dans le même sens. Au début des années 60, à la mi-juin, Anderlecht a embelli sa réputation internationale en brillant lors du fameux Tournoi de Paris. Personne ne faisait l'impasse malgré les lassitudes de fin de saison. C'est à Paris que Paul Van Himst mérita son titre de meilleur numéro 10 européen de la saison et moi celui de meilleur back droit. Le Tournoi de Paris fut une de nos rampes de lancement. Cela aurait pu être le cas de la Kirin Cup. Frankie Vercauteren a du mérite. Il n'a pas fait la fine bouche au Japon alors que les " dirigeants leaders " du foot belge se comportent, à la fédé et ailleurs, comme d'égoïstes lanternes rouges. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing) propos recueillis par pierre bilic