J'ai aimé L'esprit sportif de Tubize

Je suis épaté par l'orgueil de Tubize qui a donné une leçon de modestie et d'esprit sportif à Charleroi. A la place des Brabançons, d'autres équipes auraient cédé au découragement. Au vu du spectacle, on peut se demander qui mérite un billet pour la D2... Je crois que c'est Charleroi qui devra lutter ferme pour éviter les barrages. Charleroi n'est pas un fleuve tranquille et John Collins doit demander au bon dieu pourquoi il vit un tel calvaire. Cet homme charmant rêvait de réaliser un buzz en Belgique : ce ne sera pas le cas. L'énervement général est de plus en plus visible du côté des Carolos. Je ne m'attendais pas à une saison aussi délicate dans le chef des Zèbres.
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Je suis épaté par l'orgueil de Tubize qui a donné une leçon de modestie et d'esprit sportif à Charleroi. A la place des Brabançons, d'autres équipes auraient cédé au découragement. Au vu du spectacle, on peut se demander qui mérite un billet pour la D2... Je crois que c'est Charleroi qui devra lutter ferme pour éviter les barrages. Charleroi n'est pas un fleuve tranquille et John Collins doit demander au bon dieu pourquoi il vit un tel calvaire. Cet homme charmant rêvait de réaliser un buzz en Belgique : ce ne sera pas le cas. L'énervement général est de plus en plus visible du côté des Carolos. Je ne m'attendais pas à une saison aussi délicate dans le chef des Zèbres. Tubize a aussi été ébranlé après la mise à l'écart de sept titulaires au Cercle Bruges. Albert Cartier a voulu, je suppose, secouer le cocotier des titulaires à vie. Des abonnés pour l'éternité à une équipe première, cela n'existe plus. Quand Cartier sort un lapin de son chapeau, ça marche. La conquête de ces trois points est formidable mais peut éveiller des regrets. Le marché de Noël a été aussi inutile que catastrophique. Tubize n'avait pas les moyens de s'offrir des renforts immédiatement rentables. Les nouveaux venus n'avaient plus joué depuis des mois dans leur ancien club respectif. Dès lors, ils ont galéré pour retrouver leur niveau. Quand on est dans le cirage, on n'a pas le temps d'attendre. Même si Tubize n'a rien dépensé pour eux, ils coûtent cher au bout du compte. Leur rendement est quasi nul par rapport à ce qu'ont rapporté les renforts de Roulers. Les Brabançons auraient mieux fait de continuer leur route sans perturber l'effectif qui avait pris part au premier tour. En tout cas, si Tubize quitte la D1, ce ne sera pas avec les joues rouges : ce club aura défendu crânement ses chances et appris pas mal de choses : ça peut servir. Il y a quelques semaines encore, tout le monde tremblait à l'idée de se frotter à Courtrai. Avec ces gaillards, c'était tous les week-ends la bataille des Eperons d'or. HeinVanhaezebrouck avait innové en instaurant un 3-4-3 qui a fait des dégâts. C'était beau à voir et les joueurs s'amusaient comme des fous. Et qu'est-ce qu'il reste de tous ces feux d'artifices ? C'est incroyable : rien du tout. Courtrai s'est désarticulé contre une équipe de Zulte Waregem supérieurement emmenée par Franck Berrier. Le meneur de jeu français a réalisé un carton comme à un stand de tir de la Foire du midi. Berrier s'est promené et Courtrai s'est éteint comme une triste bougie. Les coupables de cet effondrement sont connus. Cette fois, il ne convient pas de chercher du côté des joueurs. Non, si quelqu'un a pourri le deuxième tour de Courtrai, c'est Hein Vanhaezebrouck. Et j'ajoute Genk à la suite du nom du coach. En révélant leur accord, Vanhaezebrouck et Genk ont fait un cocu, si je puis dire : Courtrai. Les Limbourgeois ont agi égoïstement pour résoudre leurs problèmes sans trop se soucier des dégâts occasionnés à Courtrai. Un entraîneur peut changer de club mais, selon moi, la signature d'un nouveau contrat ne devrait pas être annoncée avant la fin de la saison. A ce jeu-là, c'est finalement Courtrai qui paye la facture. A la place des patrons de Genk, je serais un peu gêné. Genk a engagé Vanhaezebrouck alors qu'il était honoré à la une de tous les médias. Si cela tourne mal pour Courtrai, Genk sera entraîné la saison prochaine par le coach d'une équipe descendante. J'imagine qu'un club aussi huppé serait embêté par un tel scénario. Sef Vergoossen a réalisé dernièrement une espèce d'audit sportif de Genk. Sa conclusion est simple : la direction doit faire un grand pas sur le côté. A Courtrai, je crois que certains applaudissent des deux mains. propos recueillis par pierre bilic