J'ai aimé L'excellent travail d'Aimé Anthuenis

Le club du Kiel est vraiment ressuscité d'entre les morts depuis qu' Aimé Anthuenis a repris le commandement de l'équipe. De novembre à fin décembre, le successeur d' Harm Van Veldhoven a sondé le groupe, cerné ce qui n'allait pas avant de bien acheter à l'occasion du mercato d'hiver. Le Germinal Beerschot était mal embarqué au terme du premier tour. La priorité était de rester en D1 car on tombe dans l'oubli médiatique un étage plus bas. Une ville comme Anvers ne peut pas se permettre d'être rayée de la carte. Je ne dis pas que le Germinal Beerschot roule sur l'or, mais la puissance financière y est plus forte que dans certains clubs du sud du pays qui boivent la tasse.
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Le club du Kiel est vraiment ressuscité d'entre les morts depuis qu' Aimé Anthuenis a repris le commandement de l'équipe. De novembre à fin décembre, le successeur d' Harm Van Veldhoven a sondé le groupe, cerné ce qui n'allait pas avant de bien acheter à l'occasion du mercato d'hiver. Le Germinal Beerschot était mal embarqué au terme du premier tour. La priorité était de rester en D1 car on tombe dans l'oubli médiatique un étage plus bas. Une ville comme Anvers ne peut pas se permettre d'être rayée de la carte. Je ne dis pas que le Germinal Beerschot roule sur l'or, mais la puissance financière y est plus forte que dans certains clubs du sud du pays qui boivent la tasse. Ce n'est pas pour rien que Paul Kpaka a préféré rester à Anvers plutôt que de signer à Mons (battu 2-0 au Kiel) : il ne voulait pas lâcher la proie pour l'incertitude. Quand on ajoute la compétence à cette aisance financière, cela donne, dans le cas des Portuaires, une récolte de 24 points sur 30 depuis la reprise du championnat : c'est un rythme de candidat au titre. Les mérites d'Aimé sont grands. Il connaît la D1 comme sa poche et sa gestion de l'effectif fait la différence. Avec lui, il y a plus de solutions que de problèmes. Ah, oui, c'est un... papy mais j'en connais, en D1, qui souhaiteraient avoir un coach comme lui chez eux. Intelligent, il a recruté Bart Goor. A Anderlecht, il ne jouait plus beaucoup mais, au Kiel, son métier constitue un excellent trait d'union entre les jeunes et les anciens. De plus, Aimé sait trancher dans un effectif assez riche : Kevin Vandenbergh en sait quelque chose car il ne joue guère. Et Silvio Proto veut rester là-bas et s'est totalement ressourcé : c'est tout à fait significatif. Les Anversois sont en contact avec le coach néerlandais Ernie Brandts pour la saison prochaine, mais j'espère qu'ils verront clair et continueront leur route avec Aimé. J'ai été abasourdi par l'intervention grotesque de Nemanja Rnic à Malines. Il mérite deux cartons rouges, celui de l'arbitre et la direction des Mauves devrait en ajouter un autre. Après son agression, le garçon a précisé qu'il ne " pouvait pas changer ". Je veux bien, mais alors sa place ne devrait plus se situer à Anderlecht la saison prochaine. Ce joueur n'a pas assez de plomb dans la cervelle : on ne fauche pas un adversaire à 40 m de son but, même si on est frustré d'avoir raté un contrôle facile. Ce n'est pas la première fois qu'il manque de jugeote. Il cisaille aussi à l'entraînement et utilisa la grande faucheuse contre Bate en Ligue des Champions. A son passif, il y a une très lourde responsabilité dans cette élimination européenne et lors de la défaite à Malines. C'est grave, mais Anderlecht ne peut pas se cacher derrière l'exclusion de Rnic pour tout expliquer. Même à 10 contre 11, une équipe digne du titre doit proposer plus de jeu à Malines qui mise sur l'engagement. Or, au lieu de garder son calme, Anderlecht s'est perdu dans des coups chinois comme quand Mbark Boussoufa a marché sur l'arrière de la cheville de KoenPersoons. C'était lamentable et la suite l'a été encore plus : Bjorn Vleminckx a dégagé en touche pour qu'on puisse soigner son équipier, Jan Polak n'a pas rendu le ballon sur la remise en jeu et Anderlecht a fait 2-1 par Tom De Sutter. Cela fait froid dans le dos. J'avais rencontré Ariel Jacobs quelques jours avant ce match lors d'un débat organisé par le Brussels Club en l'honneur des 100 ans d'Anderlecht. S'y trouvaient aussi Luka Peruzovic, Bertrand Crasson et Thomas Chatelle. Jacobs m'y épata par sa courtoisie et il a été fidèle à ses idées à Malines. Il s'est dit heureux que Malines gagne le match pour ne pas devoir prendre de décision sur le manque de fair-play de son équipe... propos recueillis par pierre bilic