J'ai aimé Le grand art tactique de Laszlo Bölöni

Le déplacement à Courtrai n'était pas une mince affaire pour le Standard car les Flandriens disposent d'un beau chef d'orchestre avec Sven Kums. Les Liégeois ont constaté comme d'autres que Kums est un des meilleurs numéros 10 de Belgique, mais la tension de la semaine passée n'était plus qu'un souvenir dans le camp des Rouches. Milan Jovanovic a applaudi et encouragé plusieurs fois Dieumerci Mbokani. Laszlo Bölöni a donc trouvé les mots justes pour que le fameux incident des gants jetés par terre devienne une source de motivation pour tout le monde. De plus, c'est lui qui a gagné le match. Axel Witsel était émoussé en deuxième mi-temps et le T1 liégeois n'a pas hésité à remplacer le ...

Le déplacement à Courtrai n'était pas une mince affaire pour le Standard car les Flandriens disposent d'un beau chef d'orchestre avec Sven Kums. Les Liégeois ont constaté comme d'autres que Kums est un des meilleurs numéros 10 de Belgique, mais la tension de la semaine passée n'était plus qu'un souvenir dans le camp des Rouches. Milan Jovanovic a applaudi et encouragé plusieurs fois Dieumerci Mbokani. Laszlo Bölöni a donc trouvé les mots justes pour que le fameux incident des gants jetés par terre devienne une source de motivation pour tout le monde. De plus, c'est lui qui a gagné le match. Axel Witsel était émoussé en deuxième mi-temps et le T1 liégeois n'a pas hésité à remplacer le Soulier d'Or par Réginal Goreux. Cela a entraîné deux nouvelles répartitions des cartes dans la ligne médiane. Goreux a pris place à droite et Wilfried Dalmat a quitté ce flanc pour s'installer à gauche. Dalmat a souvent justifié son transfert et ce fut aussi le cas sous les yeux de l'excellent coach de Courtrai, Hein Vanhaezebrouck. Le sprinter français est passé deux fois et cela lui a permis de servir Jovanovic sur un plateau d'argent (1-0, but de la tête) et de doubler personnellement la marque (2-0, résultat final) sur un tir à distance. Courtrai a longtemps résisté mais le moteur a explosé quand le Standard poussa sur le champignon. Le champion en titre est monté facilement dans les tours à deux semaines de son voyage à Anderlecht. Je ne vois qu'un danger pour les gars de Bölöni : la fatigue. Ils seront privés de Mbokani et de Jovanovic (suspendus pour cartes jaunes) mais leur prochain adversaire ne devrait pas peser lourd à Sclessin : Tubize. Les internationaux ont rendez-vous ce mercredi. Puis avant le match au sommet, les Liégeois se rendront à Braga en Coupe de l'UEFA. Même s'ils commencent à avoir l'habitude, ils devront bien gérer les plages de repos. Les commentaires ont tous été dans le même sens : Anderlecht n'a jamais aussi mal joué cette saison qu'en première mi-temps contre Mons. Les Dragons ont posé mille problèmes à leur prestigieux adversaire. C'était du grand art et il faut saluer les mérites de l'équipe de Christophe Dessy. Avec un peu de chance, les Dragons auraient pu plier le match avant le repos. Les Bruxellois n'existaient pas mais ils ont quand même réduit la marque : 1-2. C'était du mauvais stoemp et je suppose que saint Guidon a ensuite décidé de protéger ses ouailles. Sans les prières du saint d'Anderlecht, Mons n'aurait pas raté le penalty de l'égalisation peu avant le coup de sifflet final. C'était presque la crise car Anderlecht ne pouvait pas se permettre une défaite contre Mons. La perte de deux ou trois points aurait constitué un coup très sévère avant la venue du prochain adversaire au stade Constant Vanden Stock : le Standard ! Le public n'était pas très heureux et ne s'est pas privé de le faire savoir. Les supporters d'Anderlecht n'en ont pas eu pour leur argent. Ils grognent mais leur mécontentement pourrait se transformer en colère bien plus profonde. Dans ce marasme étonnant, j'ai quand même noté les progrès de Tom De Sutter. Il a marqué un but et a été impliqué dans un autre. Il ne fait pas de doute que le grand Tom jouera un rôle très important à Anderlecht jusqu'en fin de saison. Le prochain grand rendez-vous des Mauves, c'est le match remis à Gand. On peut retourner le problème dans tous les sens : Anderlecht a peu de matches de références et doit se rassurer à Gand. Pourtant, ce ne sera pas une mince affaire. Eliminés en Coupe de Belgique, les Buffalos n'ont plus que des telles affiches pour redorer leur blason. Ce sera tout sauf une promenade de santé avant Anderlecht-Standard. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic