J'ai aimé La colère d'Ariel Jacobs au repos à Courtrai

A la place de Nemanja Rnic, je n'irais jamais aux sports d'hiver : il n'a pas tenu sur ses lattes devant Mohammed Oussalah à Courtrai. On aurait dit une porte de grand slalom que le petit gaucher d' Hein Vanhaezebrouck franchissait avec le sourire. Le remplacement de Rnic s'imposait évidemment et je suppose qu'Ariel Jacobs a poussé une grosse colère au repos pour réveiller une équipe désunie et sans âme et qui, ensuite, profita d'un but annulé pour une faute imaginaire. Le succès des Mauves est flatté et les consolera après la défaite contre le Cercle, le report du match à Gand, les gros problèmes de santé de MichelVerschueren sans oublier la disparition à 81 ans ...

A la place de Nemanja Rnic, je n'irais jamais aux sports d'hiver : il n'a pas tenu sur ses lattes devant Mohammed Oussalah à Courtrai. On aurait dit une porte de grand slalom que le petit gaucher d' Hein Vanhaezebrouck franchissait avec le sourire. Le remplacement de Rnic s'imposait évidemment et je suppose qu'Ariel Jacobs a poussé une grosse colère au repos pour réveiller une équipe désunie et sans âme et qui, ensuite, profita d'un but annulé pour une faute imaginaire. Le succès des Mauves est flatté et les consolera après la défaite contre le Cercle, le report du match à Gand, les gros problèmes de santé de MichelVerschueren sans oublier la disparition à 81 ans d'un ancien de maison : Jeng Vanden Bosch. L'hiver est rude pour Anderlecht et je peux comprendre qu'il ne soit pas du tout agréable de jouer sur de telles surfaces. Il est temps que la Ligue Professionnelle s'occupe plus dynamiquement de ce très gros problème. Et s'il le faut, elle doit prélever l'argent nécessaire sur les droits de télévision pour entretenir les pelouses de D1. Certains clubs préfèrent probablement acheter un ou deux joueurs que de dépenser leurs deniers pour avoir une bonne pelouse. C'est vrai, ça coûte cher mais on ne peut pas y échapper. On ne peut pas proposer du beau football sur un mauvais terrain. Ce fut le cas lors du match aller des quarts de finale de Coupe de Belgique entre Gand et Genk. C'était un épouvantable bourbier. Par rapport à l'étranger, c'est le jour et la nuit. Je n'oserais pas faire la comparaison avec ce que je vois en Angleterre ou en France. Là, je vois surtout des billards. Par rapport à cela, trop de terrains de D1 ressemblent à des parcours de cyclocross. Cela convient à NielsAlbert ou à Sven Nys, moins à des footeux. Cela ne justifie cependant pas la faiblesse de Rnic à Courtrai... Standard-Roulers était un match tranquille et les Rouches géraient bien leur 2-0, prouvant qu'ils pouvaient aussi maîtriser leur sujet face à de petites équipes. Milan Jovanovic avait été le meilleur homme sur le terrain avant de péter les plombs à un quart d'heure de la fin. Il avait raison de ne pas être content quand Dieumerci Mbokani oublia de lui céder la balle et tenta un tir à la grand n'importe quoi. Mais de là à jeter ses gants par terre et à réclamer son changement, c'était tout à fait ridicule. Il s'est cru calife à la place du calife ou quoi ? En agissant ainsi, il se met hors-jeu et mine, me semble-t-il, l'autorité de Laszlo Bölöni car il l'oblige à prendre des initiatives auxquelles il n'a pas pensé. Je sais que Jova a beaucoup donné au groupe la saison passée mais cela ne l'autorise pas à avoir une telle attitude. A la place du coach, je lui infligerais une solide amende. De plus, je lui demanderais de s'excuser au plus vite devant le groupe. Enfin, je l'installerais sur le banc lors de la prochaine rencontre. Cela le fera réfléchir car cela signifierait quelque part que Bölöni pourrait aussi se passer de lui à Anderlecht, un rendez-vous qu'il ne voudrait probablement pas rater pour tout l'or du monde. De plus, la guéguerre entre Jova et Dieumerci a permis au coach du Standard de lancer avec succès deux autres attaquants dans la bagarre : Christian Benteke (auteur d'un assist) et Léon Benko qui a marqué son premier but au Standard. C'est à Jovanovic de bien réfléchir à tout cela. Il y a deux ans, au Club Bruges, c'est lui qui avait contesté publiquement, en plein match, Sergio Conceiçao qui l'avait enguirlandé sur la pelouse. Cela fit des étincelles. Maintenant, c'est Jova qui se prend pour une diva. S'il rêve d'un grand transfert, cela ne l'aidera pas. En Allemagne, par exemple, les clubs huppés n'embrigadent pas des caractériels. propos recueillis par pierre bilic