J'ai aimé Le Standard contre Séville

Depuis le début de la saison, les Rouches se montrent des dignes représentants de notre football sur le plan européen. Après Liverpool et Everton, c'est face à Séville qu'ils nous en ont mis plein les mirettes. Mais la direction du club éprouvera les pires difficultés à garder la plupart de ses forces vives à Sclessin. Pourtant, à l'instar de Laszlo Bölöni, je reste persuadé que les jeunots du groupe ont encore pas mal à apprendre en Belgique avant de tenter le grand saut à l'étranger...
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Depuis le début de la saison, les Rouches se montrent des dignes représentants de notre football sur le plan européen. Après Liverpool et Everton, c'est face à Séville qu'ils nous en ont mis plein les mirettes. Mais la direction du club éprouvera les pires difficultés à garder la plupart de ses forces vives à Sclessin. Pourtant, à l'instar de Laszlo Bölöni, je reste persuadé que les jeunots du groupe ont encore pas mal à apprendre en Belgique avant de tenter le grand saut à l'étranger... Le Nigérien a indiscutablement délivré sa carte de visite en inscrivant deux des trois buts de Lokeren à Anderlecht. Les Waeslandiens ont souvent eu le nez creux quand il s'agissait de dénicher de bons attaquants en Afrique. Vu son jeune âge (20 ans), je me demande dans quelle mesure les Flandriens n'ont pas mis le grappin sur le meilleur de tous. Après Mémé Tchité et Dieumerci Mbokani, voilà encore un garçon promis à un tout grand avenir. Chaque année, le club campinois doit se séparer, contraint et forcé, de l'un ou l'autre joueur pour renflouer sa trésorerie. Et chaque année, ses dirigeants trouvent le ou les perles rares pour les remplacer. Bertin Tomou avait déjà fait montre de ses belles dispositions à Mouscron et ne constitue donc pas à proprement parler une surprise. Mais le Colombien Jaime Ruiz, qui a marqué le but contre Genk, vaut le détour lui aussi. Sans compter que pour mettre ce duo sur orbite, Lukas Zelenka semble complètement retrouvé. Un succès contre un autre mal loti, voilà qui est de bonne guerre pour les Sang et Or. Les Brabançons restent en position précaire mais ils maintiennent tout de même le contact avec Malines, Dender et Mons. Mourir à 35 ans, c'est évidemment beaucoup trop tôt. Après François Sterchele, disparu lui aussi en pleine fleur de l'âge, voilà donc un autre Liégeois d'adoption qui s'en va définitivement. Son décès m'interpelle d'autant plus que j'avais toujours suivi de près sa carrière. Back droit comme moi, je me retrouvais dans son jusqu'au-boutisme. Il est regrettable qu'un élément de ce tempérament ait dû mettre fin à sa carrière la trentaine en vue à peine, au moment où ses meilleures années étaient à venir. Avec Bertrand Crasson et Eric Deflandre, il faisait indéniablement partie des plus doués à son poste au cours des nineties. J'ai cru comprendre qu'il ne voulait pas faire de vieux os à Anderlecht ainsi que dans le football belge sous prétexte qu'il en avait fait le tour du propriétaire. Pour un garçon qui n'a jamais confirmé les divers trophées individuels qu'il a remportés - Souliers d'Or et d'Ebène, Joueur Pro et Jeune Pro de l'Année - je trouve que de tels propos sont gonflés. Le petit Marocain, qui alterne le bon et le moins bon, devrait en premier lieu veiller à être d'une plus grande constance avant de prétendre à plus. Longtemps, le Germinal Beerschot a été un bastion inexpugnable. Cette saison, le Kiel ne l'est manifestement plus : défaite 1-3 face à Anderlecht il y a dix jours et rebelote contre le Standard. Huit points en 11 matches, c'est inqualifiable pour une équipe qui avait fait d'une participation européenne son objectif au départ de ce championnat. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par BRUNO GOVERS