J'ai aimé La première victoire de Tubize

Les Brabançons tiennent leur premier succès en D1 (2-1 contre Dender) : c'est historique et sympa. Il y a quelques semaines, tout le monde rigolait encore d'eux. Tubize est une équipe engagée et désormais cohérente. La venue de Nicolas Ardouin a fait du bien à la défense. Jérémy Perbet a exploité les erreurs flandriennes. Au bout du compte, ça donne une défense requinquée, une ligne médiane qui se bat, Perbet qui marque : j'imagine la satisfaction d'Albert Cartier et l'effet b£uf que la récolte de ces trois points a fait sur le groupe.
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Les Brabançons tiennent leur premier succès en D1 (2-1 contre Dender) : c'est historique et sympa. Il y a quelques semaines, tout le monde rigolait encore d'eux. Tubize est une équipe engagée et désormais cohérente. La venue de Nicolas Ardouin a fait du bien à la défense. Jérémy Perbet a exploité les erreurs flandriennes. Au bout du compte, ça donne une défense requinquée, une ligne médiane qui se bat, Perbet qui marque : j'imagine la satisfaction d'Albert Cartier et l'effet b£uf que la récolte de ces trois points a fait sur le groupe. Il est hors de question de comparer Genk et Tubize car les moyens financiers ne sont pas les mêmes. Genk roule sur l'or mais, quelque part, les deux coaches ont mis les mains dans le cambouis afin de mettre une équipe sur pied. Il y a moins de nouveaux visages à Genk qu'à Tubize. Les Limbourgeois trouvent le rythme qui leur permettra de s'installer derrière les trois grands. Le Standard et le Club ont négocié leur rendez-vous européens avec sérieux. Ouf : ça fait du bien à tout le foot belge. Avant CS Bruges-Standard, Laszlo Bölöni a recadré les gosses que sont Axel Witsel et Steven Defour : ils sont trop jeunes pour penser à l'étranger. Qui dit que Marouane Fellaini réussira à coup sûr en Angleterre ? Attention danger : Witsel et Defour doivent encore rester calmes et mûrir en D1. Bruges a dépassé les fatigues européennes, le Standard pas. Les Rouches ont été handicapés par l'arbitrage de Serge Gumienny. Après avoir oublié un penalty de Mohammed Sarr, il a " compensé " (carte jaune pour Dante qui a eu tort de rouspéter avec une deuxième jaune en prime) et cela a faussé le débat. Suite au carton rouge de Marco Ingrao, la messe était dite. Cette première défaite liégeoise prouve que l'Europe laisse des traces. Les banques piquent du nez et certains joueurs ont copié les graphiques de la Bourse. Leur cote est en baisse. Anderlecht-Mouscron n'a pas du tout répondu à l'attente. Des Hurlus maigrichons ne pouvaient pas se passer d'Adnan Custovic (suspendu) et de l'apport mental de son gardien de but (Mark Volders), même si sa doublure n'a rien à se reprocher : avec eux, ils auraient pu être plus ambitieux. Anderlecht a des soucis devant et derrière. Le public est houleux et cela perturbe des joueurs. Ce n'est pas jojo mais j'ai quand même l'impression qu'Anderlecht ne tardera pas à terminer ses tartines de pain noir. Malgré leur diète, les Bruxellois restent dans les hautes sphères. Ce n'est pas le grand bonheur pour le moment à Gand. Rencontrer Lokeren n'est jamais un cadeau car le madré Georges Leekens a l'art d'organiser ses équipes. Ce n'est pas spectaculaire mais il faut se farcir ses spécialistes du jeu aérien et des phases arrêtées. Malgré tout, j'ai vu un Gand qui a eu beaucoup d'occasions. La récolte de MPH est pauvre au classement général. Michel Preud'homme trouvera les solutions mais Bryan Ruiz songe à un départ. C'est inquiétant même si la direction gantoise a bien précisé que sa vedette ne partirait pas : de telles rumeurs laissent des traces dans un effectif. J'ai apprécié l'honnêteté de Frédéric Herpoel : le but carolo est pour sa pomme. C'était une Espinozette, ça arrive à tout le monde. Plus grave, et je comprends la colère de Thierry Pister : Mounir Diane n'aurait pas dû botter le penalty. Le coach montois avait désigné Fadel Brahami et Mohamed Dahmane. A cause de ce cafouillage, Mons a peut-être perdu deux points précieux face à un Charleroi étonnamment perdu dans le fond du panier de crabes. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing)propos recueillis par pierre bilic