J'ai aimé La venue de Saint-Jean à Mons

Le départ de Philippe Saint-Jean ne constitue pas un mince problème pour Tubize qui vient d'accéder à la D1. L'énorme travail que Saint-Jean y a signé ne pouvait pas passer inaperçu. Mons a intelligemment man£uvré pour ramener ce magnifique poisson dans ses filets. Maintenant, ce sera à Saint-Jean de prouver qu'il peut réussir à la tête d'un vestiaire de D1, ce qui ne fut pas le cas à Mouscron. Il devra composer avec des valeurs affirmées alors que l'effectif de Tubize était inexpérimenté et le suivait au doigt et à l'£il. Albert Cartier reste sur le carreau. Il a été trop gourmand après avoir sauvé Mons de la relégation avant de rêver du Standard. Au bout du compte, le Vosgien rest...

Le départ de Philippe Saint-Jean ne constitue pas un mince problème pour Tubize qui vient d'accéder à la D1. L'énorme travail que Saint-Jean y a signé ne pouvait pas passer inaperçu. Mons a intelligemment man£uvré pour ramener ce magnifique poisson dans ses filets. Maintenant, ce sera à Saint-Jean de prouver qu'il peut réussir à la tête d'un vestiaire de D1, ce qui ne fut pas le cas à Mouscron. Il devra composer avec des valeurs affirmées alors que l'effectif de Tubize était inexpérimenté et le suivait au doigt et à l'£il. Albert Cartier reste sur le carreau. Il a été trop gourmand après avoir sauvé Mons de la relégation avant de rêver du Standard. Au bout du compte, le Vosgien reste les mains vides : dommage quand on connaît sa rage de vaincre. Je suppose qu'il a d'autres fers au feu en Belgique ou à l'étranger. J'ai toujours eu un faible pour le foot brésilien. S'il y a un pays du foot, c'est celui-là et plus encore que l'Angleterre car toute l'âme du Brésil éclate dans le foot. Le foot samba est plus fou que le foot rock and roll. Les Anglais ne prennent pas part à l'Euro alors que les... Brésiliens y assument un rôle en vue. J'ai vu à l'£uvre des Brésiliens naturalisés dans les rangs de la Turquie et surtout du Portugal dont le coach vient aussi du pays du café. C'est un plus dans un foot de plus en plus engagé. Je ne sais pas si Pelé assistera à l'un ou l'autre match de cet Euro. Quoi qu'il en soit, ce géant peut être fier. Il y a 50 ans, Pelé et le Brésil gagnaient leur première Coupe du Monde en Suède. Les artistes de ce pays ont parcouru pas mal de chemin depuis leur premier exploit. Je me souviens souvent de tout le bonheur qu'ils m'ont apporté quand je coachais Seraing.Les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître Victor Wégria qui fut un puncheur incroyable. Au début des années 60, un déplacement à Rocourt n'avait jamais rien d'une partie de plaisir. Le stade était comble et s'identifiait à ses joueurs, presque tous originaires de la région : Guy Delhasse, Robert Waseige, Jean-Marie Letawe, Jean-Marie Lejeune, Yves Baré, les frères Sulon, Victor Wégria, etc. Il fallait se farcir ces castards et Wégria pouvait décocher un obus à chaque instant. C'était un taureau et un sacré fonceur qui émergeait aussi très facilement de la tête. Sa puissance aurait fait merveille aujourd'hui. Deux excellents coaches viennent de quitter la Belgique : Emilio Ferrera et Luka Peruzovic. Je ne comprends pas pourquoi des techniciens de cette qualité-là n'ont pas trouvé chaussure à leur pied en D1. Dans ces conditions, Ferrera n'avait plus qu'une solution : repartir vers l'étranger en attendant de retrouver grâce aux yeux des clubs belges. En Grèce, il a signé un contrat de deux saisons à Panthrakikos, qui vient d'accéder à la D1. C'est un défi intéressant. Peruzovic a repris pour un an la route du Golfe Persique, où il est très connu, et d'Al Sha'ab, un club de Dubaï. Je me mets à la place des supporters du Standard. La longue attente que leur direction leur a imposée après les festivités du titre n'a pas dû être agréable. Quand on ne garde pas un monument comme Michel Preud'homme, on fait tout pour réagir très vite. Au lieu de cela, ce fut le silence radio et tous les scénarios possibles et imaginables, même les plus drôles, ont été évoqués dans la presse. Même si certains " scoops " furent parfois fantaisistes, la confiance des supporters en a certainement pris un couppropos recueillis par pierre bilic