J'ai aimé Le cavalier seul du Standard

Les Rouches ont la meilleure attaque et la meilleure défense, ils écrasent tout avec 23 points sur 27 : rien à redire. Même quand Milan Jovanovic n'est pas là, ça continue à tourner. C'est du beau travail. Cette équipe est bien dans sa peau, ça se voit comme le nez au milieu du visage. Sauf incident majeur, je vois le Standard parti pour un cavalier seul. Le fait d'être déchargé de la Coupe d'Europe devrait aussi jouer pour lui.
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Les Rouches ont la meilleure attaque et la meilleure défense, ils écrasent tout avec 23 points sur 27 : rien à redire. Même quand Milan Jovanovic n'est pas là, ça continue à tourner. C'est du beau travail. Cette équipe est bien dans sa peau, ça se voit comme le nez au milieu du visage. Sauf incident majeur, je vois le Standard parti pour un cavalier seul. Le fait d'être déchargé de la Coupe d'Europe devrait aussi jouer pour lui. Wesley Sonck a encore marqué, au Brussels : il confirme son retour en forme. Il a toujours de la dynamite dans les pieds et dans le front. Maintenant, il a les cartes en mains. S'il prouve qu'il a toujours très faim après s'en être mis plein les poches pendant quelques années à l'étranger, il sera reparti vers les sommets. A lui de montrer qu'il valait mieux qu'un statut de petit remplaçant belge dans une équipe allemande. René Vandereycken l'a déjà rappelé. Là, je me demande s'il faut s'enthousiasmer. Faire appel à lui dès maintenant veut dire qu'on n'a vraiment pas grand-chose comme bons attaquants. Le bilan de l'Excel en déplacement frise la perfection : quatre matches, trois victoires, un nul. C'est une machine qui tourne en proposant un football attractif. Mouscron joue pour gagner, toujours et partout. Marc Brys a raison quand il dit que c'est la principale différence par rapport aux dernières saisons. Dans ce noyau, tout le monde est concerné. Mouscron était privé de trois piliers (Geoffray Toyes, Jérémy Sapina, Adnan Custovic) à Charleroi mais la victoire était quand même au bout du chemin. Le coach peut compter sur ses réservistes et le but de Karim Fellahi, quelques secondes après sa montée au jeu, n'a fait que le confirmer. Les Mauves n'ont pas été grandioses à Vienne mais l'essentiel est acquis : ils joueront les poules de l'UEFA. Voilà le seul point positif de leur semaine. Car en championnat, ils continuent à pédaler dans la choucroute. Ils en sont à quatre victoires en neuf matches et le leader a sept points d'avance : il faut remonter loin dans le temps pour trouver trace d'une série aussi négative. On aurait pu croire à une avancée vers la guérison après Vienne, mais après Roulers, on doit bien constater qu'il y a encore de très gros problèmes de santé. Faut-il s'étonner que les Carolos se soient plantés contre Mouscron après avoir gagné à Anderlecht ? Non. C'est un phénomène bien connu là-bas : une victoire retentissante et on s'y croit directement. Il faut savoir être humble quand on vise haut. Le Sporting a joué une bonne première mi-temps et avait tout en mains pour tuer le match mais a oublié de terminer la besogne. Philippe Vande Walle a dit qu'Abbas Bayat n'était pas fâché en fin de match, quand on l'a vu s'exciter au bord du terrain. Mon £il ! La défaite contre Bergen a confirmé que la défense du Club n'est nulle part. Pour le même prix, c'était 0-4 ou 0-5 à la mi-temps. L'axe central n'en touche pas une, le back droit non plus. Michael Klukowski est le seul défenseur qui a le niveau : un sur quatre, c'est évidemment beaucoup trop peu. On a eu l'impression que ces gars-là jouaient ensemble pour la toute première fois. On sentait venir la carte rouge d'Oguchi Onyewu contre Saint-Pétersbourg. Comment ose-t-il dire que le geste qui lui a valu son exclusion n'était pas volontaire ? Les images sont quand même suffisamment éloquentes. Il mérite quatre, cinq ou six matches de suspension. propos recueillis par pierre danvoye