Le calme d'Aimé Anthuenis.

Il faut lui reconnaître ce mérite : il est demeuré très serein dans son analyse d'après match. C'était sans doute la meilleure manière de calmer le jeu après ce départ manqué. Mais il faut espérer que ce n'était pas le calme avant la tempête.

Le but de Wesley Sonck.

C'était un superbe coup franc. Mais, à part ce coup d'éclat, je n'ai pas vu l'attaquant de l'Ajax. Il a d'ailleurs reconnu, après coup, qu'il n'avait pas été transcendant et qu'il aurait parfaitement compris qu'on le remplace.

La bonne entrée de Vincent Kompany à l'arrière droit.

A un poste inhabituel pour lui, il a apporté ce qui avait peut-être manqué en première mi-temps : des débordements sur le flanc et le jusqu'au-boutisme qu'on lui connaît.

Le caractère de l'équipe lituanienne.

C'est une équipe au talent individuel limité, mais elle a su forger un résultat très intéressant pour elle grâce à sa détermination. Cette force de caractère, je l'ai aussi retrouvée chez Olivier Rochus : il a été capable de se transcender pour battre un adversaire plus fort que lui. J'aurais aimé voir autant de courage et d'agressivité dans le chef des Diables Rouges.

Le proche dénouement de l'affaire Aruna Dindane.

Le joueur semble être revenu à de meilleurs sentiments, et j'ose espérer que tant Aruna Dindane que le Sporting retrouveront leur sérénité. J'ose espérer, aussi, que les gens qui l'ont incité à foutre le bordel auront compris qu'avec Anderlecht, on ne rigole pas. C'est l'une des grandes caractéristiques du club bruxellois : ses dirigeants possèdent une ligne de conduite, et pas deux. Ils s'y tiennent, et c'est tout à leur honneur.

La prestation d'ensemble des Diables Rouges.

Lorsqu'on déclare tout au long de la semaine qu'on veut gagner le match, il faut au moins avoir la rage. Cette rage, je ne l'ai jamais constatée, sinon dans le chef des... Lituaniens. Je n'ai pas retrouvé le collectif habituel. L'entrejeu n'a pas été performant. C'était typiquement le genre de match que l'on gagne par 1-0, mais pour cela, il fallait éviter de commettre l'erreur fatale. On ne peut jamais renvoyer un ballon dans l'axe du jeu : Daniel Van Buyten aurait dû le savoir. Je me pose aussi des questions sur le dispositif utilisé. Thomas Buffel ne sera jamais aussi bon que lorsqu'il est utilisé en soutien de deux attaquants. Or, Aimé Anthuenis s'obstine à l'aligner en pointe, aux côtés du seul Wesley Sonck. Celui-ci a manqué de soutien de la deuxième ligne. Jamais, on n'a vu Sven Vermant aller prêter main forte à l'avant. Il est resté bloqué dans l'entrejeu, pratiquement derrière Philippe Clement. Avait-il des consignes plus défensives ? Dans ce cas, j'aurais préféré voir Roberto Bisconti à ce poste. Lui, justement, a cette rage. Ce que n'a jamais eu Vermant. J'aurais aussi pris le pari de laisser Mbo Mpenza, contrarié par des petits soucis durant la semaine, sur la touche au départ. J'aurais commencé le match avec Luigi Pieroni aux côtés de Sonck, avec Thomas Buffel en soutien. Dans l'entrejeu, j'aurais misé sur un trio Simons-Bisconti-Goor : tous des travailleurs.

Le départ de Tosin Dosunmu.

On peut comprendre qu'un club comme Westerlo ne crache pas sur un million d'euros, mais l'équipe s'en trouve décapitée. Elle a perdu à la fois son buteur et son passeur. En outre, le championnat de Belgique se voit privé, après quatre journées à peine, de son meilleur buteur.

Daniel Devos

Il faut lui reconnaître ce mérite : il est demeuré très serein dans son analyse d'après match. C'était sans doute la meilleure manière de calmer le jeu après ce départ manqué. Mais il faut espérer que ce n'était pas le calme avant la tempête. C'était un superbe coup franc. Mais, à part ce coup d'éclat, je n'ai pas vu l'attaquant de l'Ajax. Il a d'ailleurs reconnu, après coup, qu'il n'avait pas été transcendant et qu'il aurait parfaitement compris qu'on le remplace. A un poste inhabituel pour lui, il a apporté ce qui avait peut-être manqué en première mi-temps : des débordements sur le flanc et le jusqu'au-boutisme qu'on lui connaît. C'est une équipe au talent individuel limité, mais elle a su forger un résultat très intéressant pour elle grâce à sa détermination. Cette force de caractère, je l'ai aussi retrouvée chez Olivier Rochus : il a été capable de se transcender pour battre un adversaire plus fort que lui. J'aurais aimé voir autant de courage et d'agressivité dans le chef des Diables Rouges. Le joueur semble être revenu à de meilleurs sentiments, et j'ose espérer que tant Aruna Dindane que le Sporting retrouveront leur sérénité. J'ose espérer, aussi, que les gens qui l'ont incité à foutre le bordel auront compris qu'avec Anderlecht, on ne rigole pas. C'est l'une des grandes caractéristiques du club bruxellois : ses dirigeants possèdent une ligne de conduite, et pas deux. Ils s'y tiennent, et c'est tout à leur honneur. Lorsqu'on déclare tout au long de la semaine qu'on veut gagner le match, il faut au moins avoir la rage. Cette rage, je ne l'ai jamais constatée, sinon dans le chef des... Lituaniens. Je n'ai pas retrouvé le collectif habituel. L'entrejeu n'a pas été performant. C'était typiquement le genre de match que l'on gagne par 1-0, mais pour cela, il fallait éviter de commettre l'erreur fatale. On ne peut jamais renvoyer un ballon dans l'axe du jeu : Daniel Van Buyten aurait dû le savoir. Je me pose aussi des questions sur le dispositif utilisé. Thomas Buffel ne sera jamais aussi bon que lorsqu'il est utilisé en soutien de deux attaquants. Or, Aimé Anthuenis s'obstine à l'aligner en pointe, aux côtés du seul Wesley Sonck. Celui-ci a manqué de soutien de la deuxième ligne. Jamais, on n'a vu Sven Vermant aller prêter main forte à l'avant. Il est resté bloqué dans l'entrejeu, pratiquement derrière Philippe Clement. Avait-il des consignes plus défensives ? Dans ce cas, j'aurais préféré voir Roberto Bisconti à ce poste. Lui, justement, a cette rage. Ce que n'a jamais eu Vermant. J'aurais aussi pris le pari de laisser Mbo Mpenza, contrarié par des petits soucis durant la semaine, sur la touche au départ. J'aurais commencé le match avec Luigi Pieroni aux côtés de Sonck, avec Thomas Buffel en soutien. Dans l'entrejeu, j'aurais misé sur un trio Simons-Bisconti-Goor : tous des travailleurs. On peut comprendre qu'un club comme Westerlo ne crache pas sur un million d'euros, mais l'équipe s'en trouve décapitée. Elle a perdu à la fois son buteur et son passeur. En outre, le championnat de Belgique se voit privé, après quatre journées à peine, de son meilleur buteur. Daniel Devos