Peter Van Petegem habite à Horebeke, sur une colline flandrienne. Dans cette ferme rénovée, il n'est guère question de cyclisme. Le Flandrien est avant tout le mari d'Angélique, le père d'Axandre et de Gauthier et le propriétaire de quatre ânes, d'autant de moutons, d'une basse-cour et d'un Jack Russel particulièrement attentif.

Le Peet revient d'une séance de quatre heures, en pleine tempête, dans le froid. Pourtant, il a l'air frais quand il s'assied, avale quelques gaufres et un café. Quand il a rencontré Angélique, un ancien mannequin, en mai 2000, le coureur a trouvé la sérénité nécessaire. Pendant trois heures, il parle sans retenue de sa vie de famille, de la manière dont il s'est formé et des trucs psychologiques dont il use en course. Peter Van Petegem est sûr de lui mais pas arrogant. Simplement, il ignore le doute. Et quelle énergie ! " Après l'entraînement, je sors boire un verre ou me promener avec Angélique. Les autres, ils restent dans leur fauteuil ou dorment beaucoup. En course, Johan Museeuw est une marmotte. Il dort jusqu'à neuf heures et demie. Un quart d'heure plus tard, il est à vélo. Moi, je suis matinal, ce qui me pose problème dans les tours : la course commence souvent vers 14 h et nous pouvons dormir jusqu'à 10 h. Serge Baguet, aussi matinal que moi, me retrouve au petit-déjeuner à 8 h. Ensuite, nous téléphonons à la maison, nous buvons un autre café, nous retéléphonons.

Peter : Avant, je me fatiguais plus vite. Avec l'âge, on s'endurcit.

A quoi devez-vous votre constitution ?

Peter : Le médecin affirme que j'ai toujours eu un coeur spécial. Il n'est pas anormalement gros mais une des valves s'ouvre et se ferme plus vite que la moyenne des gens, ce qui améliore la circulation.

Vous restez en Belgique alors que la plupart de vos collègues passent l'hiver au soleil.

Ça fait la différence pour un spécialiste des classiques. Il faut accroître sa résistance aux maladies, au froid. Si vous passez l'hiver au soleil pour courir ensuite sous la pluie et le vent, votre corps ne résiste pas, vos muscles se raidissent. Une fois, après la Route du Soleil, les hommes de Museeuw sont restés une semaine en Espagne, car il faisait mauvais ici. Ils sont revenus deux jours avant le Circuit Het Volk mais n'ont rien fait de bon.

Comment supportez-vous de courir par tous les temps ?

Ça requiert une fameuse force mentale. Beaucoup de coureurs ne se sont entraînés qu'une seule fois avec moi ! Quand j'habitais la Flandre-Occidentale, je m'entraînais souvent avec Museeuw, qui est aussi maniaque que moi. Il ne manque pas de caractère et l'entraînement, c'est l'entraînement. Nous avons un excellent groupe, avec Serge Baguet, Kevin Van Impe, Andreas Klier, Geert Van Bondt et Mario De Clercq. On prétend qu'on obtient moins de résultats en vieillissant. Je n'y crois pas. Une bête d'entraînement comme Museeuw peut courir encore trois ans et rester à son meilleur niveau.

" On ne m'a jamais considéré comme un espoir "

Paul Ponnet a une théorie intéressante : " Van Petegem a d'abord développé les éléments de base puis a appris à réfléchir et à s'entraîner en fonction de ses qualités physiques. Il s'est découvert. Nous n'avons pas encore tout vu ".

En effet, je connais parfaitement mon corps. Si je m'entraîne une heure de trop ou pas assez, je le sais. Mon corps supporte plus de choses qu'un autre. Pour mes parents, l'école était importante. Je ne pouvais courir plus de 30 courses par an en Juniors et en Espoirs. Ensuite, j'ai effectué un régendat en éducation physique. Je pratiquais d'autres sports à raison de 15 heures par semaine. Tous les jeudis, nous devions nager deux heures. Je n'ai jamais eu d'entraînement aussi dur. J'ai souffert comme une bête. Le vendredi, il y avait cinq heures de sports de balles : foot, basket, handball, volley. Et on me disait : -L es sports de balle, il n'y a rien de pire pour un cycliste ! Pourtant, ça m'a endurci. Je n'ai jamais accepté le programme d'un autre. J'ai toujours établi mes schémas moi-même, même si je jetais un coup d'£il sur ce qu'on me proposait.

Maintenant, à 15 ans, ils sont au sport-études et on les pousse : -Aujourd'hui, trois heures d'entraînement, puis repos et le week-end, pas question de sortir. Ceux qui suivent les jeunes veulent obtenir des résultats mais le cyclisme ne commence qu'à 25 ans. Ce n'est qu'à cet âge que le corps est prêt à assumer une grande charge de travail et qu'il faut tout donner. A cet âge-là, j'avais tout essayé. Je connais des jeunes de 25 ans qui tombent des nues quand ils découvrent une discothèque, pendant un stage. Ils ne sont jamais sortis. Ces coureurs ont souvent des problèmes privés ou sportifs.

Revenons sur la saison passée. Au Tour des Flandres, vous filez vers la ligne d'arrivée avec Frank Vandenbroucke. Savez-vous, à ce moment, que vous allez gagner ?

Oui, si nous restons ensemble. Pas de problème. Je sais que je suis plus rapide. Et Frank était nerveux. Nous avons beaucoup discuté car un moment donné, Lefevere a interdit à Frank de m'aider. Logique, car Domo, le concurrent de Quick Step, allait gagner. Ils ont eu des mots car Vandenbroucke voulait rouler pour cette deuxième place. Dans des cas pareils, il faut user de trucs.

Quels trucs ?

Le convaincre : - Allez, Frank, regarde ce monde. C'est un grand jour pour toi. Quel que soit le vainqueur, nous vivons un moment unique. Il faut convaincre son concurrent ou l'éliminer d'une autre façon. Je l'ai fait avec Boogerd dans l'Amstel Gold Race. Dekker et Armstrong étaient en tête. Je suivais avec Museeuw, Tchmil, Bartoli et Boogerd. Comme sa direction lui interdisait de continuer à rouler, je lui ai dit : - Michael, tu vas persévérer ? Dekker ne battra jamais Armstrong, de toute façon. Boogerd est devenu tellement nerveux qu'il a pédalé. Finalement, Dekker a gagné.

A Paris-Roubaix, vous avez hésité à suivre Pieri, Aldag et Ekimov. Leur avez-vous jeté du sable aux yeux ?

Un moment donné, Ekimov s'est échappé, avec Pieri. Leur avantage était de 30 secondes mais nous ne les poursuivions pas assez collectivement. Il y avait un problème. Dans la dernière partie de pavés, j'ai explosé. Deux ou trois minutes à bloc ça fait mal. J'étais vidé quand je les ai rejoints. Les dix derniers kilomètres ont été spéciaux, avec tout ce monde le long de la route. Je n'ai pensé qu'à une seule chose : -Ici, personne ne me battra. Je savais que je remporterais le sprint. J'étais très nerveux mais j'étais parfaitement conscient de ce que je faisais.

N'êtes-vous pas trop calculateur, parfois, comme au dernier championnat du monde ?

Je l'avais dit à Serge Baguet : -Au dernier tour, dans cette côte, je dois être dans la roue de Bettini. Il m'a parfaitement lancé et j'ai attendu car la côte était longue et que je savais que je pourrais tout donner pendant 500 mètres. J'ai vu que Bettini n'était pas bien. Il ne roulait pas sur le grand plateau, ce qui n'était pas normal dans une telle situation. J'ai pris confiance car Bettini est théoriquement plus rapide au sprint. Quand j'ai vu cette accélération, j'ai pensé : -Je ne peux pas perdre ce sprint mais je ne dois pas gaspiller d'énergie en faisant des bêtises.

Et donc, vous avez regardé Bettini quand Astarloa s'est échappé.

J'ai suivi mon instinct. Je ne l'ai pas remarqué immédiatement car je regardais à droite et il est passé à gauche. Je ne pouvais pas démarrer d'un coup. Après cet effort en côte, ils ont poursuivi. J'ai rattrapé Boogerd et Camenzind. Astarloa part, il y a cette côte, le vent est violent. J'ai cru qu'il ne tiendrait pas. Si nous étions restés ensemble, j'aurais gagné, j'en suis sûr.

Dans les classiques, vous vous êtes souvent retrouvé seul. Etes-vous suffisamment entouré chez Lotto ?

Au Tour, c'était juste. Nous n'étions plus que cinq au deuxième ravitaillement et j'ai décidé de ne pas prendre la course en main. Parfois, je préfère être dans une situation difficile pour attendre tranquillement mon moment. Dans les 30 derniers kilomètres, il vous faut un ou deux coureurs de qualité. Un Wim Vansevenant travaille pendant 200 km. Il éclate mais il ne gagnera jamais de course ! Serge Baguet, lui, était un grand coureur chez les jeunes mais il abandonne ses ambitions à mon profit. S'il n'avait pas travaillé pour moi au Mondial, il aurait peut-être terminé dans les dix premiers. Ce n'est pas facile pour lui car nous étions d'un niveau similaire, plus jeunes. Les supporters s'en souviennent et pensent : - Quand même, Serge est capable de çaaussi.

Qu'est-ce qui pousse Baguet à se sacrifier ainsi pour vous ?

Il sait qu'il lui manque un petit rien pour remporter des classiques, qu'il gère mal la pression. Nous avons développé des liens spéciaux depuis deux ou trois ans. Au sein de l'équipe, je défends Serge. Il a peut-être eu une légère augmentation de salaire quand il a gagné cette étape du Tour mais maintenant, il gagne trois fois plus.

Vos deux victoires en classiques ont sauvé la saison de Lotto-Domo. Vous sentez-vous sous pression cette année ?

Je roule avant tout pour moi et ce sera profitable à l'équipe. L'année dernière, nous avons essuyé beaucoup de critiques et je suis un des rares à être resté calme, surtout quand je suis tombé malade, juste avant Milan-Sanremo. Heureusement, la maladie ne s'est pas vraiment déclarée et j'ai pu rouler Waregem-Harelbeke pour préparer le Tour des Flandres. J'ai dit : - Marc, ça ira. Je raffole de la pression. Elle me motive. Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont mes courses. Si je les prépare bien et que je n'ai pas de poisse, je sais que j'y ferai la course.

Loes Geuens

Peter Van Petegem habite à Horebeke, sur une colline flandrienne. Dans cette ferme rénovée, il n'est guère question de cyclisme. Le Flandrien est avant tout le mari d'Angélique, le père d'Axandre et de Gauthier et le propriétaire de quatre ânes, d'autant de moutons, d'une basse-cour et d'un Jack Russel particulièrement attentif. Le Peet revient d'une séance de quatre heures, en pleine tempête, dans le froid. Pourtant, il a l'air frais quand il s'assied, avale quelques gaufres et un café. Quand il a rencontré Angélique, un ancien mannequin, en mai 2000, le coureur a trouvé la sérénité nécessaire. Pendant trois heures, il parle sans retenue de sa vie de famille, de la manière dont il s'est formé et des trucs psychologiques dont il use en course. Peter Van Petegem est sûr de lui mais pas arrogant. Simplement, il ignore le doute. Et quelle énergie ! " Après l'entraînement, je sors boire un verre ou me promener avec Angélique. Les autres, ils restent dans leur fauteuil ou dorment beaucoup. En course, Johan Museeuw est une marmotte. Il dort jusqu'à neuf heures et demie. Un quart d'heure plus tard, il est à vélo. Moi, je suis matinal, ce qui me pose problème dans les tours : la course commence souvent vers 14 h et nous pouvons dormir jusqu'à 10 h. Serge Baguet, aussi matinal que moi, me retrouve au petit-déjeuner à 8 h. Ensuite, nous téléphonons à la maison, nous buvons un autre café, nous retéléphonons. Peter : Avant, je me fatiguais plus vite. Avec l'âge, on s'endurcit. Peter : Le médecin affirme que j'ai toujours eu un coeur spécial. Il n'est pas anormalement gros mais une des valves s'ouvre et se ferme plus vite que la moyenne des gens, ce qui améliore la circulation. Ça fait la différence pour un spécialiste des classiques. Il faut accroître sa résistance aux maladies, au froid. Si vous passez l'hiver au soleil pour courir ensuite sous la pluie et le vent, votre corps ne résiste pas, vos muscles se raidissent. Une fois, après la Route du Soleil, les hommes de Museeuw sont restés une semaine en Espagne, car il faisait mauvais ici. Ils sont revenus deux jours avant le Circuit Het Volk mais n'ont rien fait de bon. Ça requiert une fameuse force mentale. Beaucoup de coureurs ne se sont entraînés qu'une seule fois avec moi ! Quand j'habitais la Flandre-Occidentale, je m'entraînais souvent avec Museeuw, qui est aussi maniaque que moi. Il ne manque pas de caractère et l'entraînement, c'est l'entraînement. Nous avons un excellent groupe, avec Serge Baguet, Kevin Van Impe, Andreas Klier, Geert Van Bondt et Mario De Clercq. On prétend qu'on obtient moins de résultats en vieillissant. Je n'y crois pas. Une bête d'entraînement comme Museeuw peut courir encore trois ans et rester à son meilleur niveau. En effet, je connais parfaitement mon corps. Si je m'entraîne une heure de trop ou pas assez, je le sais. Mon corps supporte plus de choses qu'un autre. Pour mes parents, l'école était importante. Je ne pouvais courir plus de 30 courses par an en Juniors et en Espoirs. Ensuite, j'ai effectué un régendat en éducation physique. Je pratiquais d'autres sports à raison de 15 heures par semaine. Tous les jeudis, nous devions nager deux heures. Je n'ai jamais eu d'entraînement aussi dur. J'ai souffert comme une bête. Le vendredi, il y avait cinq heures de sports de balles : foot, basket, handball, volley. Et on me disait : -L es sports de balle, il n'y a rien de pire pour un cycliste ! Pourtant, ça m'a endurci. Je n'ai jamais accepté le programme d'un autre. J'ai toujours établi mes schémas moi-même, même si je jetais un coup d'£il sur ce qu'on me proposait. Maintenant, à 15 ans, ils sont au sport-études et on les pousse : -Aujourd'hui, trois heures d'entraînement, puis repos et le week-end, pas question de sortir. Ceux qui suivent les jeunes veulent obtenir des résultats mais le cyclisme ne commence qu'à 25 ans. Ce n'est qu'à cet âge que le corps est prêt à assumer une grande charge de travail et qu'il faut tout donner. A cet âge-là, j'avais tout essayé. Je connais des jeunes de 25 ans qui tombent des nues quand ils découvrent une discothèque, pendant un stage. Ils ne sont jamais sortis. Ces coureurs ont souvent des problèmes privés ou sportifs. Oui, si nous restons ensemble. Pas de problème. Je sais que je suis plus rapide. Et Frank était nerveux. Nous avons beaucoup discuté car un moment donné, Lefevere a interdit à Frank de m'aider. Logique, car Domo, le concurrent de Quick Step, allait gagner. Ils ont eu des mots car Vandenbroucke voulait rouler pour cette deuxième place. Dans des cas pareils, il faut user de trucs. Le convaincre : - Allez, Frank, regarde ce monde. C'est un grand jour pour toi. Quel que soit le vainqueur, nous vivons un moment unique. Il faut convaincre son concurrent ou l'éliminer d'une autre façon. Je l'ai fait avec Boogerd dans l'Amstel Gold Race. Dekker et Armstrong étaient en tête. Je suivais avec Museeuw, Tchmil, Bartoli et Boogerd. Comme sa direction lui interdisait de continuer à rouler, je lui ai dit : - Michael, tu vas persévérer ? Dekker ne battra jamais Armstrong, de toute façon. Boogerd est devenu tellement nerveux qu'il a pédalé. Finalement, Dekker a gagné. Un moment donné, Ekimov s'est échappé, avec Pieri. Leur avantage était de 30 secondes mais nous ne les poursuivions pas assez collectivement. Il y avait un problème. Dans la dernière partie de pavés, j'ai explosé. Deux ou trois minutes à bloc ça fait mal. J'étais vidé quand je les ai rejoints. Les dix derniers kilomètres ont été spéciaux, avec tout ce monde le long de la route. Je n'ai pensé qu'à une seule chose : -Ici, personne ne me battra. Je savais que je remporterais le sprint. J'étais très nerveux mais j'étais parfaitement conscient de ce que je faisais. Je l'avais dit à Serge Baguet : -Au dernier tour, dans cette côte, je dois être dans la roue de Bettini. Il m'a parfaitement lancé et j'ai attendu car la côte était longue et que je savais que je pourrais tout donner pendant 500 mètres. J'ai vu que Bettini n'était pas bien. Il ne roulait pas sur le grand plateau, ce qui n'était pas normal dans une telle situation. J'ai pris confiance car Bettini est théoriquement plus rapide au sprint. Quand j'ai vu cette accélération, j'ai pensé : -Je ne peux pas perdre ce sprint mais je ne dois pas gaspiller d'énergie en faisant des bêtises. J'ai suivi mon instinct. Je ne l'ai pas remarqué immédiatement car je regardais à droite et il est passé à gauche. Je ne pouvais pas démarrer d'un coup. Après cet effort en côte, ils ont poursuivi. J'ai rattrapé Boogerd et Camenzind. Astarloa part, il y a cette côte, le vent est violent. J'ai cru qu'il ne tiendrait pas. Si nous étions restés ensemble, j'aurais gagné, j'en suis sûr. Au Tour, c'était juste. Nous n'étions plus que cinq au deuxième ravitaillement et j'ai décidé de ne pas prendre la course en main. Parfois, je préfère être dans une situation difficile pour attendre tranquillement mon moment. Dans les 30 derniers kilomètres, il vous faut un ou deux coureurs de qualité. Un Wim Vansevenant travaille pendant 200 km. Il éclate mais il ne gagnera jamais de course ! Serge Baguet, lui, était un grand coureur chez les jeunes mais il abandonne ses ambitions à mon profit. S'il n'avait pas travaillé pour moi au Mondial, il aurait peut-être terminé dans les dix premiers. Ce n'est pas facile pour lui car nous étions d'un niveau similaire, plus jeunes. Les supporters s'en souviennent et pensent : - Quand même, Serge est capable de çaaussi. Il sait qu'il lui manque un petit rien pour remporter des classiques, qu'il gère mal la pression. Nous avons développé des liens spéciaux depuis deux ou trois ans. Au sein de l'équipe, je défends Serge. Il a peut-être eu une légère augmentation de salaire quand il a gagné cette étape du Tour mais maintenant, il gagne trois fois plus. Je roule avant tout pour moi et ce sera profitable à l'équipe. L'année dernière, nous avons essuyé beaucoup de critiques et je suis un des rares à être resté calme, surtout quand je suis tombé malade, juste avant Milan-Sanremo. Heureusement, la maladie ne s'est pas vraiment déclarée et j'ai pu rouler Waregem-Harelbeke pour préparer le Tour des Flandres. J'ai dit : - Marc, ça ira. Je raffole de la pression. Elle me motive. Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont mes courses. Si je les prépare bien et que je n'ai pas de poisse, je sais que j'y ferai la course. Loes Geuens