La vérité vient souvent d'où on ne l'attend pas. L'histoire est connue, un camion bloqué sous un pont. Impossible d'avancer ou de reculer. Les adultes ne voient aucune solution. Si le camion bouge, le pont s'effondre. Un gamin demande à son papa, pourquoi ils dégonflent pas les pneus du camion ? Les ingénieurs ont trouvé plus ingénieux. Trop simple.
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La vérité vient souvent d'où on ne l'attend pas. L'histoire est connue, un camion bloqué sous un pont. Impossible d'avancer ou de reculer. Les adultes ne voient aucune solution. Si le camion bouge, le pont s'effondre. Un gamin demande à son papa, pourquoi ils dégonflent pas les pneus du camion ? Les ingénieurs ont trouvé plus ingénieux. Trop simple. Métro de Londres. Direction Stamford Bridge la rame est toute bleue. Je suis là pour faire un sujet sur nos stars de Chelsea. Les questions simples, les réponses unanimes ou presque. " Courtois et Hazard sont géniaux. Le meilleur gardien et le meilleur attaquant du monde ". Et puis, une gamine de 15 ans nous répond : " Ils sont bons, c'est vrai, mais pour moi le meilleur c'est Ivanovic ". " Ah bon, pourquoi ? " Parce qu'il ne déçoit jamais ". Aussi simple que cela. Tellement facile de répondre dans le sens de la rame et des idées préconçues lancées à toutes allures. Ivanovic est tel Ivanhoé. Un personnage du Moyen Age. Rustre, solide, sa vie est une survie. Pas très glamour, pas très bandant mais c'est un coup d'enfer. Avec lui, on n'est jamais déçu. Pas très glamour mais séduisant. Pas le genre à s'apprêter pour les grandes circonstances, le genre à être toujours prêt. Le genre à jamais calculer sauf si on lui demande. Le genre à additionner les perfs comme d'autres les coefficients variables selon les circonstances. Sur et en dehors des terrains. En 2011 le Bayern le veut, lui offre 1 million d'€ de plus que Chelsea. Tentant mais pas autant que l'expression de la fidélité. Il rempile pour cinq ans chez les Blues et le voilà parti pour une décennie en Bleu. Un défenseur, un vrai. De valeurs, des vraies. Un défenseur qui attaque et marque quand le niveau demande un facteur X. Doublé en OE de finale de Ligue des Champions contre Liverpool en 2009. Il remet cela, cette saison, contre les Reds pour offrir le but de la qualif pour la finale de la Coupe de la League. En 2012, il débute par une carte rouge lors du CommunityShield. Une semaine plus tard, il marque après deux minutes de jeu le premier but de la saison de Chelsea en championnat. Y a du répondant dans cet homme. En mai, il marque, dans les arrêts de jeu, le but de la victoire en finale d'Europa League. Il y a du déterminant dans cette bête. Et la semaine dernière, c'est lui qui glace le Parc des Princes d'une tête de buteur. Tout un symbole, Terry centre, Cahill dévie, Ivanovic marque. Rendez-vous paillettes et starlettes dans la Ville Lumière mais ce sont les hommes de l'ombre qui illuminent. Trois défenseurs pour assurer l'essentiel. Si le centre part des pieds de Willian, on dit qu'il n'y a qu'un Brésilien pour une telle inspiration. Si Hazard fait la déviation, on crie au génie. Si DiegoCosta met la tête, on dit que seul un " buteur né " peut sentir un tel coup. On dit, on dit, ce sont d'autres qui l'on fait. La vérité vient souvent d'où on ne l'attend pas. Et parfois on l'attend mais elle ne vient pas. Dans le camp d'en face, on attend les cadors de derrière pour gagner mais ça dort. Tout un symbole. DavidLuiz est passé des uns aux autres avec à l'époque un record. Celui du défenseur le plus cher de l'histoire. 50M€. So what ? Anonyme dans ce match de stars. Le " trottineur " de la Porte de Saint-Cloud. Toujours dans les clous à regarder derrière lui celui qui doit le tenir en laisse, ThiagoSilva. Dans ce match, il n'a jamais osé traverser la ligne blanche. Son talent le lui permet mais rien. On aimerait parfois que le talent devienne une obligation d'exploitation. Le duo le plus cher de l'histoire fait dans le cheap. Avec Thiago pour apporter des neurones à David, on se dit bingo. Ça tourne au fiasco. C'est Luiz qui déteint sur Silva. Les neurones ne sont pas toujours utiles. Surtout s'ils restent cantonnés dans le cerveau. A force de trop penser, on hésite à se dépenser. Les défenseurs de Chelsea avaient les neurones dans les muscles. C'étaient eux, les génies.Terry centre, Cahill dévie, Ivanovic marque. A Paris, les arrières de Chelsea avaient les neurones dans les muscles.